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À toi, la fille qui veut travailler dans un monde de gars

Pas facile de trouver le métier qui te convient. La carrière qui va te motiver assez pour que tu te lèves à 6h chaque matin. La passion qui va te mettre des étoiles dans les yeux dès que tu en parles. Et si la réponse à tout ça se trouvait dans un monde de gars? Parce que tsé, le sport, c’est un monde de gars. La police, c’est un monde de gars. La construction, c’est un monde de gars… Du moins, c’est ce que plusieurs pensent!

Du sport sur toute la ligne

Quand j’ai commencé à aimer le hockey à 12 ans, je me suis dit que c’était passager et que j’allais vite me tanner de regarder jour après jour les nouvelles du sport. Comment moi, une FILLE, pouvais tripper sur une affaire de gars? Je me souviens que j’étais en 6e année quand une de mes amies était arrivée en classe avec un t-shirt de Carey Price. Je trouvais ça pas mal cool. En revenant à la maison cette journée-là, j’ai demandé à mes parents si je pouvais en avoir un moi aussi, puis j’ai commencé à regarder tous les matchs des Canadiens avec mon père.

Le Noël suivant, j’ai reçu le plus beau cadeau ever : des billets pour aller voir mon équipe au Centre Bell pour la première fois. Je n’ai pas manqué un match depuis (ou presque) et c’est là que j’ai compris que j’étais en train de développer une réelle passion, celle du journalisme sportif. 

Pause.

Je ne veux pas nécessairement devenir journaliste, mais parler de sport, écrire sur le sport, en apprendre plus sur le sport et regarder du sport, c’est ce qui m’allume, alors « journalisme sportif » est la meilleure façon de le décrire. Si je suis capable de me dénicher un emploi qui inclut un de ces aspects-là, hallelujah!

Qu’est-ce que je fais icitte?

Bref, dès le primaire, j’ai commencé à m’imaginer plus tard dans un milieu de travail majoritairement masculin. Mettons que la petite fille de 12 ans en moi se sentait comme un chevreuil sur l’autoroute 20. En d’autres mots… Qu’est-ce que je fais icitte?! Il faut l’avouer, être une fille dans un monde de gars, ça peut sembler épeurant. Tu devras affronter plusieurs défis comme douter de toi, te demander si tu ne t’aventures pas dans un terrain interdit, sortir de ta zone de confort, avoir une pression de plus sur les épaules, constamment devoir faire tes preuves, etc. D’ailleurs, si tu n’as pas vu le vidéo #MoreThanMean, prends 4:15 minutes de ton temps et regarde-le. En passant, tout ça est vrai, ce n’est pas une mise en scène.

 

Choquant, non? Malheureusement, c’est (trop souvent) la réalité des femmes travaillant dans un milieu masculin. Il y aura toujours des gens qui ne croiront pas en toi, qui te compareront et qui même parfois te rabaisseront. Alors, prouve-leur. Prouve-leur qu’ils ont tort de douter non seulement de tes capacités, mais aussi de ton caractère! C’est en t’armant de persévérance que tu gagneras le respect de tous. Et si tu as une passion assez forte pour dépasser les barrières qu’on mettra sur ton chemin, je te dis fonce! De toute façon, peu importe où tu travailles, il y aura des hauts comme des bas. Les échecs font partie de la game et, comme on dit, il faut parfois tomber pour mieux se relever. Ain’t no mountain hiiiigh enough ! (Si tu as la tune dans la tête pour le reste de la journée, je m’excuse!)

Oui, c’est possible!

En fait, la vraie question à se poser c’est : est-ce qu’il est possible pour une fille de faire sa place dans un monde de gars? La réponse… OUI! Il y a quelques années, dans le cadre d’un projet scolaire, j’ai eu la chance d’échanger avec Chantal Machabée, journaliste sportive attitrée à la couverture des Canadiens de Montréal pour RDS. Étant l’une des premières femmes dans le métier, elle savait que l’ascension allait être difficile et elle-même a été victime de discrimination. La clé, c’est de ne pas s’en faire et, malgré les obstacles, ne jamais abandonner ses rêves. Avec plus de 30 ans d’expérience, je pense qu’on peut s’entendre sur le fait qu’elle est la preuve vivante qu’une femme peut non seulement faire sa place dans un métier traditionnellement masculin, mais aussi avoir une superbe carrière.

 

À toi, la fille qui pense se lancer dans un monde de gars, je n’ai qu’une chose à te dire… You go girl!

Commentaires

Audrey Bellehumeur Fille simple, mais girly à ses heures. Passionnée des voyages, perfectionniste assumée et mordue de sports.