À toi qui angoisses de défoncer l’année toute seule

Ça y est, on y est, la fébrilité de la fin de l’année 2016 est là. Peut-être que cette dernière année, pour toi comme pour moi, s’est terminée difficilement. J’arrive même à entendre des «Enfin!» de l’autre côté de mon écran. C’est bien correct qu’on ait hâte qu’elle se termine, cette année-là. De mon côté, j’essaie de me convaincre que l’année 2017, elle a l’air ben ben belle. En fait, elle n’a pas le choix d’être belle parce qu’on va se l’dire, 2016 n’a pas placé la barre haute.

Je me sens un peu mal de vouloir terminer l’année et d’en commencer une nouvelle toute seule, en écoutant le «Bye Bye» dans le nouveau pyjama one piece que j’ai reçu à Noël. Mes amis et ma famille tentent de me convaincre de venir à leur party, qu’on va dont avoir du plaisir, que ça va me faire du bien de sortir. Sauf que dans le fond de mon cœur, en ce moment, j’ai juste envie de la défoncer toute seule, cette année-là. Sans fla-fla. Sans artifice.

 

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Je peux déjà imaginer ma soirée si j’acceptais d’aller dans un party… Enfiler ma plus belle robe, celle avec le plus plongeant des décolletés pour montrer ce que je camoufle dans le vieux coton ouaté de mon ex depuis des mois. Bien à reculons, prendre le temps de me faire une beauté… Oh, ça fait du bien finalement! Ça fait du bien parce qu’il semble que ça fait une éternité que je n’ai pas pris le temps de prendre soin de moi, de me mettre belle et, par-dessus tout, de me sentir belle. (Parce que OUI, on l’est encore. Compris?)

Vient l’heure du fameux décompte. L’excitation du moment, ça crie fort, ça rit fort, ça fête fort. Une coupe de mousseux dans une main, un sifflet dans l’autre, tout le monde semble prêt à défoncer l’année 2017! Les amis, la famille, ils ont gagné, ils m’ont convaincue de venir. Mais moi, je suis perdue. Je suis perdue à l’aube du : 10, 9, 8, 7, 6, 5, 4, 3, 2, 1, BONNE ANNÉE! Je regarde partout autour et il manque quelqu’un, MON quelqu’un. Je n’ai personne avec qui échanger le premier doux baiser de l’année et ce, bien malgré moi. Bien sûr, je pourrais me jeter dans les bras du beau gars célibataire de la gang pour ne pas être cette petite brebis égarée qui regarde le vide autour d’elle. Juste à y penser, la peine remonte.

 

Je vous en prie, pour éviter que le début de cette nouvelle année soit un moment encore plus triste, respectons-nous. Ne nous infligeons pas de party où on n’a pas envie d’aller. Bien sûr, si tu as envie de défoncer l’année avec tes amis ou ta famille, vas-y, car oui, ça te fera probablement du bien de voir des gens. Mais sache que si tu n’as pas envie de vivre ta nouvelle année avec quelqu’un d’autre que toi-même, tu as le droit aussi.

Pour toutes celles qui vont la défoncer en pleurant à un endroit où elles n’avaient pas envie d’être, entourées de gens qui s’aiment, en pyjama dans le salon ou dans le lit à dormir depuis déjà quelques heures, je souhaite de tout cœur que 2017 soit plus douce sur votre coeur. 

Et n’oublions pas… ça passera!

 

Commentaires

Joanie Hébert Joanie se cherche encore un peu, beaucoup, à la folie. Petit à petit, elle se découvre à travers chacun de ses textes.