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Amoureuse et voyageuse solo

J’ai toujours admiré ces femmes indépendantes qui ne cherchent pas l’approbation des autres, qui ne se laissent pas arrêter par leurs peurs, qui osent sortir de leur zone de confort, passer à l’action, se surprendre et se dépasser. Cet été, j’ai décidé de prendre exemple sur elles, de foncer et de réaliser l’un de mes rêves les plus fous: partir seule, à sac à dos, à la découverte de la Grèce. Je l’ai fait, même si je suis une femme, même si je suis en couple, même si j’ai un budget restreint et même si j’ai l’un des pires sens de l’orientation. Et savez-vous quoi? Ce fut la meilleure décision de toute ma vie!

 

«Tu as un chum! Et il t’a laissée partir toute seule ?»

Eh oui! Pire encore, il m’a même encouragée dans mes démarches, parce qu’il m’aime et qu’il savait à quel point ce projet me tenait à cœur. Il m’a dit qu’il m’admirait d’entreprendre ce périple et que lui-même n’aurait probablement pas eu le courage de partir seul. Cela ne fait pas très longtemps que nous sommes ensemble et déjà, de savoir qu’il me soutenait et me faisait confiance m’a profondément touchée. Alors oui, je suis partie seule, même en couple, et ça c’est très bien passé. Je lui donnais des nouvelles régulièrement et on avait plein de choses à se raconter! Avoir un copain, ça ne veut pas dire qu’il faille arrêter de penser à soi et de rêver pour soi. C’est bien d’avoir des projets à deux, mais c’est aussi très important d’avoir ses propres projets et celui-là, c’était le mien et rien ni personne n’allait m’arrêter.

 

 

«Tu es une fille et tu pars seule? Tu n’as pas peur ?»

Étonnement, non. Je n’avais pas peur, j’avais confiance et je me faisais confiance. Ça faisait deux ans que je n’avais pas voyagé et que je vivais ma petite routine montréalaise. J’avais besoin de changer de décor, j’avais soif d’aventures, j’étais emballée, curieuse et motivée à me façonner un voyage à mon goût! Rares sont les occasions de pouvoir voyager pour soi, selon ses conditions, à son rythme, selon ses désirs, ses envies, sans pression ni compromis. Alors, quand l’opportunité s’est présentée, je l’ai prise et l’ai agrippée de toutes mes forces; je n’allais pas la laisser passer! J’avais envie de vivre cette aventure qui allait me permettre de m’écouter, de me choisir, de me surprendre, de me débrouiller et de m’émerveiller devant toute la beauté du monde.

Mes insécurités ou celles de mes proches ne faisaient pas le poids face à mon enthousiasme. Ce n’est pas parce qu’on est une fille que l’on ne peut pas se débrouiller seule dans un pays étranger et que l’on doit s’empêcher ou attendre que quelqu’un soit disponible pour y aller avec nous. Je savais que ce voyage impliquait nécessairement que je fasse preuve de prudence et de vigilance, mais ne devons-nous pas toujours en faire ainsi, que l’on soit à Montréal ou ailleurs dans le monde? Alors, j’ai fait attention, comme je l’aurais fait ici; je ne me promenais pas seule dans les rues la nuit, je surveillais mon verre lorsque je sortais avec des nouvelles connaissances, j’envoyais à mes proches le nom des endroits où je logeais, mais surtout, je me fiais à mon instinct. Puis, heureusement, tout s’est bien passé et j’ai réalisé qu’il y a bien plus de «bonnes personnes» que de personnes mal intentionnées dans ce monde. C’est juste que l’on parle malheureusement bien plus souvent de la deuxième catégorie aux nouvelles, alors on a parfois tendance à se créer des peurs et toutes sortes de scénarios d’horreur.

 

«Tu n’as pas peur de t’ennuyer toute seule?»

Je savais que c’était une possibilité, mais je l’assumais et je me disais qu’au pire, ce serait une bonne occasion de vérifier si j’étais bien avec moi-même et que si ce n’était pas le cas, j’aurais le temps de travailler sur moi durant ce voyage et de m’apprivoiser. Après tout, je suis la seule personne avec qui j’ai la certitude de passer toute ma vie, alors vaut mieux que j’aie une bonne relation avec moi-même et que je puisse m’endurer! Heureusement, ça s’est très bien passé. J’ai même eu la chance de découvrir certaines facettes de ma personnalité qui m’étaient jusqu’alors inconnues. Je me suis sentie reconnecter avec moi-même et j’me suis surprise à ressentir un grand sentiment de fierté de bien-être.

 

Bien que j’aie eu des moments pour me retrouver avec moi-même, j’ai aussi et surtout été entourée plus que jamais dans ce voyage. Comme je résidais dans des auberges jeunesse et que je dormais dans les dortoirs où nous étions entre 4 et 8 par chambre, c’était l’occasion rêvée pour rencontrer des gens venus de partout à travers le monde. Ils avaient tous des histoires incroyables à raconter, des rêves, des anecdotes, des conseils, des propositions de sorties, de destinations voyages, etc. Quel privilège que celui d’avoir pu échanger, rire, danser, manger, boire et fêter avec eux! Ils m’ont fait réaliser à quel point le monde est vaste et que peu importe où on se situe sur le globe, on se ressemble beaucoup plus qu’on le pense. Après tout, on a tous une famille et des amis, on veut tous être heureux, aimer et être aimé, exercer un emploi qui nous passionne et avoir une vie stimulante et amusante!

En fin de compte, je suis peut-être partie seule, mais je suis assurément revenue accompagnée; accompagnée d’une immense mosaïque de souvenirs composée de moments magiques et de rencontres fortuites. Comme le chantait si bien Dédé: «Maudit qu’le monde est beau!» C’est pourquoi je vous encouragement vivement de partir à sa découverte, que vous soyez seules ou accompagnées!

 

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