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Attendre le bon moment?

Le temps a passé si vite. Il y a déjà plus de quatre ans, j’ai donné naissance à mon petit Charlie. Une aventure rocambolesque que je n’aurais jamais cru vivre à ce moment-là. Inattendue, mais avec le résultat le plus merveilleux qui soit. J’ai fragmenté mon cœur à jamais, lui donnant vie à travers ce bout de moi qui grandit maintenant en lui.

À partir de là, je savais déjà que j’avais envie de faire de lui un grand frère. Je savais que j’aurais envie de porter un deuxième enfant; mais je dois attendre le bon moment, semble-t-il.

 

Plus les années passent, plus je me rapproche de la date d’expiration que je me suis fixée. 30 ans. C’est ça, ma date. D’ici moins de deux semaines, je serai à deux années de remiser mon utérus à jamais. Et même si ça peut avoir l’air creepy sur les bords, j’vous confie ceci: chaque fois que je vois un bébé tout neuf, mes ovaires s’emballent. Je souris. J’imagine les garçons avec le nouveau membre fictif de la meute dans leur bras. Je veux un bébé. Je suis prête. Vraiment.

En fait, pour la première fois de ma vie, je me sens prête. Parce que comme je l’ai déjà raconté, je n’étais pas prête la première fois. Alors que maintenant, j’ai envie de dire à mon copain «Hey, est-ce qu’on fait un bébé?» et qu’il me réponde «Pourquoi pas?». Simple as that.

Sauf qu’un enfant ne se fait pas seule. J’ai un amoureux merveilleux qui a, lui aussi, envie qu’on agrandisse notre meute. Qu’on soit tous liés par ce petit être. Mais… il veut attendre le bon moment. Quelqu’un peut me dire c’est quand ça, le bon moment? Le bon moment, ce moment nébuleux quand les étoiles s’alignent pour ouvrir une porte sur l’espace-temps fabuleux où tous les souhaits se réalisent. Ça fait un bail que je l’attends. J’en ai des crampes à l’utérus. No joke. En plus, j’ai vraiment peur de perdre la proximité entre les enfants à cause de leurs âges qui diffèrent… En tout cas, ça c’est une autre histoire.

Pour moi, c’est si simple le bon moment, mon amour. C’est le moment où on réalise que nous nous aimons assez pour être prêts à fragmenter nos cœurs à nouveau. Le moment où on sait que nous serons assez matures, assez forts pour ne pas abandonner lorsque nous aurons à repasser par le terrible two, le threenager et le fucking four. Le moment où nous accepterons que ce soit peut-être moins facile financièrement ou que nous aurons la certitude que nous serons assez patients pour gérer les sauts d’humeur causés par le manque de sommeil. Le moment où nous serons prêts à accepter que nous ne sommes pas toujours d’accord sur l’éducation des enfants. Le yin et le yang tsé.

Parce qu’au fond, tout le monde sait que le bon moment c’est un mythe! Créons notre propre bon moment qui sera plein de belles imperfections. Un parcours bosselé par les apprentissages, mais qui se tient toujours. Un heureux mélange de bonheur, de rires, de maladresses et de défis. Quelques larmes, mais surtout des réconciliations qui confirmeront que nous n’avions pas à attendre si longtemps. Parce qu’on s’aime juste ce qu’il faut pour «pondre» un bébé.

 

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