Culture, de fil en aiguille : de Bernard Adamus à Andrew Garfield

Je suis une fille de culture. Je me l’arrache et je la partage. Une pluie de confettis aux couleurs de musique, de littérature et de cinéma sort de ma bouche dès que j’ouvre les lèvres. Puis, POP!, j’ai eu une idée, il y a quelques semaines. Et si je ramassais mon brainstorm de culture afin d’y faire un ménage? Mais tsé, pas n’importe quelle sorte de ménage. En fait, j’essaierais de mettre mon savoir culturel sur une corde à linge puis de lier le tout avec un grand fil rouge. Fac, je me lance là-dedans avec vous. Une genre de toile d’araignée pour les assoiffés de culture. Je suis persuadée qu’il y aura quelques mouches pour vous rassasier. C’est parti!

 

Bernard Adamus roule sa bosse depuis un moment avec trois albums à son actif et plusieurs concerts à travers le Québec ainsi que dans les provinces avoisinantes. Mon préféré de ses bébés reste tout de même le deuxième, soit son fantastique No. 2. C’est que l’artiste me fait particulièrement triper avec ses balades et cet album les met définitivement en valeur. Je pense, entre autres, à Fulton Road, Les Obliques et Le Scotch goûte le vent. Adamus a vraiment son propre son et c’est probablement pour son genre unique qu’il est autant apprécié. Sauf que… il est assez facile de remarquer les tendances et les inspirations Adamusiennes quand on écoute attentivement certains de ses morceaux. Les cuivres, l’accordéon et les percussions qui prennent beaucoup de place sur les deux derniers albums du chanteur me rappellent à plusieurs moments certaines pièces de l’extraordinaire Tom Waits. Tsé, on entend clairement les premières notes de Lucinda figurant sur Orphans dans les trente premières secondes de Ouais ben. Sans parler de Donne-moi-z’en et Straight to the top (Rhumba). Je vous invite fortement à écouter les albums un à la suite de l’autre pour constater les multiples ressemblances. C’est beau l’inspiration!

 

Tom Waits. TOM WAITS. Vous allez m’en entendre parler souvent de celui-là. Lui, c’est toute une araignée de la toile culturelle américaine. Auteur, compositeur, interprète, acteur, photographe, name it! Je vous l’avoue, c’est mon artiste pref parmi tous! Juste pour vous faire comprendre à quel point je l’aime, j’ai sa face de tatouer sur la peau. Vous me suivez maintenant? Mis à part ses 18 albums enregistrés (il a 66 ans), Waits apparaît dans plusieurs longs-métrages. Il tourne beaucoup avec nul autre que le grand Francis Ford Coppola dans les années 80. D’ailleurs, il tient le rôle du prisonnier aliéné dans Dracula. On peut le voir également dans Coffee and Cigarettes, Le tigre et la neige et L’imaginarium du docteur Parnassus dans lequel il joue le Diable en personne. Ne vous inquiétez pas, je vous ferai connaître davantage cet homme dans les mois qui viennent. Vous ne perdez rien pour attendre.

 

650x400Mr.Nick_Crédit: Ruthless Review

L’imaginarium du docteur Parnassus de Terry Gilliam qu’on connaît, entre autres, pour Monty Python, Brazil et Twelve Monkeys, est sorti en 2009 et met en vedette le regrettable Heath Ledger. Fait cinématographique : un drame survient alors qu’Heath Ledger est retrouvé mort dans son appartement avant la fin du tournage du long-métrage. Comme le personnage de Tony en est un d’envergure dans l’histoire, l’équipe doit rapidement trouver une solution. Ils décident de retoucher le scénario : Tony aura désormais diverses apparences lorsqu’il traversera de l’autre côté du miroir.  Ses différentes facettes seront jouées par Jude Law, Colin Farrell et Johnny Depp. Rien de moins. Les trois acteurs ont d’ailleurs versé l’entièreté de leur cachet à la petite fille de Ledger. Un film à voir absolument!

 

parnassus44Crédit: Imamovienerd

C’est d’ailleurs dans ce projet que l’acteur Andrew Garfield fait l’une de ses premières apparitions en tant qu’acteur de long-métrage dans le rôle d’Anton. Par la suite, nous avons pu le remarquer dans Never Let Me Go, The Social Network et dans les derniers Spider-man. Je dois vous avouer que je les ai détestés! Je trouve que Tobey Maguire faisait bien la job. Ne me lancez pas de pierres. Du moins, le jeune acteur m’a particulièrement marquée dans le vidéoclip We Exist du groupe éponyme Arcade Fire. Andrew Garfield y joue le rôle d’un jeune transgenre et offre une performance touchante et inspirante. Le numéro de danse est tout simplement à couper le souffle. Je ne peux plus entendre la chanson du groupe montréalais sans voir la silhouette de Garfield qui virevolte dans ma tête. Frissons garantis!

 

Arcade Fire, groupe montréalais, étant constitué de Will Butler et Régine Chassagne… Ah, mais nous y reviendrons. Je vous le promets. Alors, rassasiez? Du moins, pour le moment? De qui aimeriez-vous qu’on jase? Je suis tout ouïe.

 

 

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