Le 12 août, j’achète un livre québécois. Et toi?

Pour une troisième année consécutive, la campagne « le 12 août, j’achète un livre québécois » est de retour! Yeah!

Le projet a démarré lorsque deux auteurs, Amélie Dubé et Patrice Cazeault, ont voulu sensibiliser la population à l’achat de livres locaux. Parce qu’on oublie qu’on est un des centres culturels les plus importants au monde. Parce qu’on oublie aussi qu’on a une belle langue ; unique, riche, et que même si parfois malmenée, elle nous appartient, c’est la nôtre et elle nous ressemble. Cette journée nous rappelle le droit et le devoir d’être fiers de ce qui se crée ici, ce qui se pense ici.

La campagne n’impose rien ; elle suggère, elle rappelle. Alors, peu importe tes goûts, le temps que tu peux accorder à la lecture et même ton intérêt pour la lecture, tu peux y trouver ton compte. On ne parle pas ici de se taper 4 tomes de 600 pages chacun ; on parle d’un livre. Un roman. Un essai. Une BD. Un ouvrage artistique. De la littérature jeunesse. C’que tu veux. On parle seulement de se laisser une chance de découvrir nos talents d’ici.

 

Voici des choix personnels qui pourraient t’intéresser!

Pour une série de romans incontournables : Les Chroniques du Plateau Mont-Royal, de Michel Tremblay.

Pour parcourir le Québec typique des années quarante à soixante au cœur du Plateau Mont-Royal. Pour suivre des personnages, les voir évoluer dans le temps et dans leur maturité. Pour vivre des émotions. Les Chroniques du Plateau est une série de six tomes :

  • La Grosse femme d’à côté est enceinte
  • Thérèse et Pierrette à l’école des Saints-Anges
  • La Duchesse et le roturier
  • Des Nouvelles d’Édouard
  • Le Premier quartier de la lune
  • Un Objet de beauté

Personnellement, je ne les ai pas lus dans l’ordre, mais je n’ai eu aucune difficulté à me retrouver. Ce qui est intéressant, c’est que chaque roman est différent, autant dans ses thèmes que dans leur structure. Pour plus d’info, par ici.

 

 

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Pour un engagement plus marqué : La série Documents, d’Atelier 10

Comme ils disent : « Une collection de courts essais portant sur les enjeux sociaux, culturels et individuels de notre époque, et écrits à chaud, dans l’urgence de dire les choses. » Je n’ai pas grand-chose à ajouter, c’est simple et efficace. Ça dit tout.

Dans cette série, j’ai lu Second début, de Francine Pelletier, qui porte sur le féminisme d’hier et d’aujourd’hui. Pas en comparaison ni en compétition, seulement en parallèle. J’ai beaucoup aimé l’approche nuancée de l’auteure.

J’ai aussi lu La Vie habitable, d’Isabelle Côté. C’est un livre sur la poésie. J’avoue, de prime abord, la poésie n’est pas nécessairement mon premier choix de style littéraire, mais une amie me l’a conseillé et présenté comme étant LE livre qui change une vie. C’est intriguant, han! Ben oui! Il change une vie, ce livre-là. C’est beaucoup plus sur la poésie de la vie que la poésie littéraire. C’est beau. C’est doux. Et c’est inspirant.

Mon amoureux est en train de lire Le Sel de la terre, de Samuel Archibald. Les confessions d’un enfant de la classe moyenne. Il aime beaucoup aussi. Assez politique. Bien vulgarisé. Avec des relents de nostalgie pour les enfants des années 80.

Pour plus d’infos pour l’ensemble des œuvres, c’est ici!

 

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Pour toi qui veux profiter des talents d’illustrateurs en plus de celui de nos auteurs, il y a toujours les BD!

La série Paul, de Michel  Rabagliati, relate les périodes charnières d’une vie : premier travail, premier appart, premier bébé, etc. Présenté avec beaucoup de charme.

L’Ostie de chat, une collaboration Iris et Zviane, utilise la garde partagée d’un chat entre deux anciens colocataires comme excuse pour présenter des épisodes de l’arrivée dans l’âge presqu’adulte.

 

En vrac :

  • Journal d’un écrivain en pyjama, de Dany Laferrière
  • Cœur de Slush et Lèche-vitrine, de Sarah-Maude Beauchesne
  • La Liberté n’est pas une marque de yogourt, de Pierre Falardeau
  • La Belle bête, de Marie-Claire Blais
  • Arvida et Quinze pour cent, de Samuel Archibald
  • Pyongyang, de Guy Delisle
  • Pour en finir avec Octobre, de Francis Simard

Pour plus de suggestions, voir l’événement Facebook!

 

Ok! Où acheter tout ça maintenant? Je t’ai trouvé une liste de plus de 100 libraires indépendants au Québec, déjà tous regroupés par région. Facile! Et comme ça, en plus d’encourager les auteurs locaux, t’encourages aussi les commerçants locaux. Parce que ça aussi, ça compte.

Et sais-tu quoi? Même si tu trouves ça trop cher, des livres, j’ai une solution pour toi : l’usagé. Quand on dit « j’achète un livre québécois » on veut dire découvrir un livre québécois, pas obligé de se ruiner. Tu peux voir ici une liste des bouquineries de livres usagés à Montréal.

Sur place, un libraire se fera un plaisir de te conseiller quelque chose juste pour toi, selon tes goûts (parole d’ancienne libraire!).

 

Pas d’excuse. Tu achètes quoi, toi, le 12 août?

 

« On veut montrer aux gens que notre littérature est belle et diversifiée. Les gens peuvent essayer des auteurs et des genres qu’ils ne connaissent pas. »

-Amélie Dubé

 

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