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Le 9 à 5, ce n’est pas pour moi

Nous travaillons une quarantaine d’années dans notre vie. Cela représente presque la moitié de notre existence. Suis-je anormale de grimacer à l’idée de passer cette demie-existence au même bureau, aux mêmes heures? Bien que cette option se soit normalisée au fil des ans, bien qu’elle soit simple et stable, elle ne convient pas à chacun. Depuis quand il n’y a jamais d’exceptions à la règle?

 

Bon, je relativise: faire cette routine pendant un certain moment peut être bien. Mais de A à Z? De débutante à expérimentée? De cheveux bruns à clairsemés? Je ne suis pas certaine. Je ne vous apprends rien: plusieurs ne suivent pas ce barème. Mais je suis certaine que des professionnels aux emplois typiques souhaiteraient également hériter d’un horaire atypique. Peut-être que le comptable de ta mère aimerait vraiment commencer à 10h le matin pour aller à son yoga matinal. Peut-être aussi que la professeure de ton petit neveu souhaiterait commencer les cours à 9h30 plutôt que 8h pour que ses moussaillons soient plus réveillés (mais ça, c’est un autre débat)! Bref, je rêve en couleurs vous me direz.

Le traditionnel 9 à 5 c’est «avantageux» pour le bon fonctionnement de la société. Tout le monde devient plus joignable. Les services peuvent être offerts de jour, à des heures constantes. Les parents peuvent s’accorder aux heures d’école. Je sais, je sais, je sais. Mais j’ose encore croire avec mon esprit de naïve que notre fameux 40h, on pourrait choisir de le disposer comme on le souhaite dans notre semaine. Un peu à gauche, un peu à droite. Du temps plein à la carte.

Bien entendu, certaines obligations se pointent le bout du nez: rendez-vous, appels conférences, enfants (cette case est loin d’être encore cochée pour certains), etc. Mais savourer la petite liberté de bouger son horaire ne ferait pas de tort à personne. Ça nous permettrait de mieux jongler avec nos mille balles de vie, au lieu de toujours échapper la quatrième par terre. La flexibilité et la liberté de gérer notre temps peuvent, si bien utilisées, augmenter grandement notre bien-être.

Alors moi, dans mon monde de licorne et de magie, je pourrais faire du 10h à 6h au début de ma carrière. Travailler quelques jours la fin de semaine, avant de tomber avec les poussettes et les bébés. Ensuite, je pourrais plutôt faire du 7h à 3h pour avoir plus de temps en après-midi.

Je vous épargne ce même discours pour les lieux de travail. Travailler à partir de cafés et d’endroits créatifs, autres qu’un bureau avec des paravents en fait baver plus d’un.

 

Bien entendu, mon domaine, celui des communications, incite peut-être davantage ses adeptes à sortir du cadre. À sortir des quatre murs blancs et des aiguilles de l’horloge. Détrompez-vous, il ne s’agit point ici de paresse. Mais d’une idéologie de vie. L’art d’aimer son travail. De sortir un peu des normes. De trouver notre X où nous sommes le plus performant, créatif et motivé. Alors, à toi qui es hyper confortable d’aller travailler à 8h le matin, ne change pas, tu as trouvé ton X. Mais aux autres qui sont si allumés à 20h, qui ont des idées de génie à 18h ou qui sont prêts à partir à 6h le matin, vous n’êtes pas seuls. On n’entre pas tous dans les normes. Mais on va le trouver notre mode de travail sur mesure. Oh, il va avoir quelques défauts. C’est un travail tout de même. Mais on parlera de détermination, de stimulation, de journées satisfaisantes et d’une liberté qui favorise la saine performance.

Alors au boulot!

 

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Noémie Laplante Amoureuse des mots et fascinée par la psychologie humaine, elle a toujours mille et une idées d’articles. Sa liste d’activités à essayer est aussi longue que la série Grey’s Anatomy!