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Le bonheur est dans le changement

Si vous m’aviez demandé à 17 ans comment j’imaginais ma vie dix ans plus tard, je vous aurais probablement parlé d’une belle grosse carrière en pleine effervescence, d’un condo moderne downtown et d’une éventuelle petite famille en construction. Je me voyais vraiment dans le moule girlboss, vêtue de vestons fashion en train d’épater la galerie avec mes idées innovatrices et mon dynamisme. Je vous aurais parlé de mon amour pour la gestion et le leadership sans omettre de mentionner ma passion pour la communication et l’interculturalité. Bon, je vais vous le dire : je me voyais littéralement à l’ONU ou à la tête d’un grand réseau de production! C’est presque gênant tellement mon ambition était démesurée. J’étais naïve et brainwashée, ou sur une note plus positive, j’étais rêveuse et très très déterminée.

Aujourd’hui, je me revire de bord à 27 ans et trois quart et je capote de voir comment le temps a filé à toute allure (et ça ne fait que commencer à ce qui paraît)! Au moment où j’écris ces lignes, je suis tenue d’admettre que je n’ai pas la carrière d’envergure que je m’étais imaginée. Les projets « bébé » sont en stand by pour un bon p’tit bout et comme tout locataire qui se respecte, je paie mon loyer mensuellement. Comme j’ai choisi de vivre ma vingtaine de façon plutôt yolo, mes économies sont relativement maigres et je ne comprends pas encore grand chose à mon plan de pension ou à ma cotisation à mes REERs… Mais tsé, j’ai la vie devant moi, non?

 

Changement femme décision bonheur

 

Si vous m’aviez dit que je deviendrais une agente de bord un peu bohème, végétarienne et assez grano à ses heures, qui se mériterait le surnom de Tatie Tattoo vu son nouvel amour pour l’art corporel, je vous aurais clairement ri en pleine face, même si au fond ça fait tellement de sens. Mon plan de devenir une grande femme d’affaires a pris la poudre d’escampette et laissez-moi vous dire ce qui est fantastique là-dedans : je suis vraiment heureuse. Aujourd’hui, maintenant. Je sens dans mes tripes que je suis exactement là où je devais être en ce moment même. Malgré les hauts et les bas, je me sens sereine et beaucoup plus en paix qu’à mon innocent début de vie adulte où je cherchais peut-être trop à me prouver et me dépasser pour plaire à autrui. Aujourd’hui, je me connais plus posée et, de jour en jour, j’apprends à me sentir encore mieux dans ma peau et dans ma tête. Tout récemment, je pense que j’ai finalement compris en quoi consistait la légendaire notion de « lâcher prise » et je commence tranquillement à l’appliquer en choisissant constamment de me laisser bercer par la vie.

J’aime la personne que je suis devenue même si elle diffère en tous points de celle que j’imaginais il y a de cela une décennie passée. Je ne changerais pas ma vie pour rien au monde! Je ne suis peut-être pas animatrice de télé ou stratège dans une populaire agence de relations publiques et je n’ai pas de milliers de followers à mon actif, mais j’ai une belle petite boule de bonheur qui brille en moi et ça, ça vaut tout l’or du monde.

Je me permets de vous parler de mon beau gros bonheur comme ça parce que je crois sincèrement qu’une grande partie relève de mon choix d’être heureuse. Je pourrais décider de vous raconter la même histoire avec des regrets et des excuses au lieu de plutôt accepter la tournure qu’a pris ma vie et l’accueillir le coeur grand ouvert. Je pense fondamentalement que tout réside dans notre attitude et que c’est notre devoir à nous seuls de créer le happy ending qui nous fait tripper.

Alors à toutes celles qui hésitent entre deux branches, à celles qui se retrouvent dans une impasse ou une intersection un peu trop achalandée où les options se multiplient, mon seul conseil est : suivez votre instinct. Laissez-vous guider par votre sixième sens et transporter vers le futur que vous méritez. La vie est une question de choix et d’opportunités, mais il ne faut surtout pas se freiner parce que ça ne concorde pas au plan qu’on s’était fixé initialement. Le bonheur, le vrai, nécessite une grande dose de souplesse et une bonne parcelle de « advienne que pourra »!

Finalement, en plus de vous fier à votre petite voix intérieure, écoutez dont ce que vos meilleures amies ont à vous dire. Moi, je sais que grâce à elles, j’ai pris la meilleure décision de ma vie le 8 janvier 2014 et que jamais je ne pourrai le regretter. Et si vous me demandez où est-ce que je me vois dans dix ans, je vous répondrai que j’espère seulement être aussi heureuse qu’en ce doux mois de décembre 2017.

Ah et… à toi, en début de vingtaine qui lit ce texte et ne sent pas encore trop concernée, je n’ai qu’un conseil à te donner : apprends de mes erreurs s’il te plaît et mets dont un minimum de 100$/mois de côté dans ton CELI! Tu vas vraiment me remercier quand tu vas vouloir acheter ton condo dans quelques années…

 

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Karine Boileau Bachelière en communication et agente de bord, Karine fait son jogging dans différents fuseaux horaires en multipliant les pique-niques accompagnés de cava!