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Le premier au revoir

S’il y a une chose à laquelle je crois fermement dans la vie, c’est que chaque personne qui croise notre chemin laisse sa trace à sa manière; que ce soit positivement ou négativement, on en tire quelque chose d’unique.

Chaque relation que nous entretenons nous fait grandir. Chaque relation permet de bâtir la personne que nous sommes aujourd’hui. Chaque relation nous rend plus forts. Et il y a cette relation.

Celle qui est à la fois magnifique et ravageuse. Celle qui a le pouvoir de nous remplir de bonheur et qui d’autres fois, nous pousse à bout de souffle. Celle que notre cœur ne veut pas laisser partir, mais que notre tête en déciderait le contraire. Celle pour laquelle on ferait des efforts inconcevables pour l’entretenir même si on sait que bien souvent, ça n’en vaut plus la peine.

Le cœur a ses raisons que la raison ne connaît point, disent-ils. L’amour, ça ne fait parfois aucun sens. On aime, c’est tout. Et même si cette personne nous blesse malgré elle, nous déçoit, nous fait pleurer toutes les larmes de notre corps, on continue de s’y accrocher et de se battre. On se dit que tout ira bien et que ça en vaut le coup, parce qu’au plus profond de nous, on aime. Le sentiment est si fort qu’on croit que la relation est invincible et traversera toutes les épreuves. On espère profondément que cette personne sera celle avec qui on passera le restant de nos jours. Même si on sait que de notre jeune âge, on n’a encore rien vu et que notre petite voix intérieure ne cesse de nous rappeler que ce sera pour le mieux. Le premier amour, c’est un mélange de douce naïveté et de maladresse.

 

Puis, vient ce moment où le cœur se brise en mille morceaux et où tout semble s’effondrer. Cette relation qu’on avait bâtie et qu’on croyait solide comme le roc, elle s’est envolée d’un souffle comme un château de cartes. On n’a rien vu venir, car on était trop préoccupé à avoir de l’espoir parce que nos sentiments étaient sincères. Alors, rien ne va plus. Tristesse, frustration, déception, confusion: un beau gros cocktail d’émotions se mélange au fond de nous. Un cocktail qu’on surnomme la première peine d’amour et qui a un goût plutôt amer. On se perd, on ne sait plus quoi faire. Toutes les habitudes que nous avions ne sont soudainement plus là, elles sont parties comme par magie. Une dose démesurée d’impuissance et de solitude nous envahit. On doit réapprendre à être heureux avec nous-mêmes et se reconstruire petit à petit. On a mal, tout simplement.

On dit que le temps arrange les choses. Ce ne sont pas les mots que je préfère entendre, car ils peuvent paraître si faciles à dire, mais ce sont les plus vrais lorsqu’on parle de rupture amoureuse. Surtout la première.

Prendre le temps de s’aimer soi-même, car pour être heureux à deux, il faut d’abord apprendre à être heureux en solo. Prendre le temps d’aller réellement mieux, pas seulement de le dire et d’essayer de se convaincre. Y aller à son rythme, car rien ne sert de se mettre de la pression. Prendre le temps de passer des moments de qualité avec les gens qui nous sont chers, pour qui on compte vraiment. Prendre du temps pour soi. Parce que la personne la plus importante dans notre vie, c’est d’abord et avant tout nous-mêmes. On ne devrait jamais laisser quelqu’un prendre le dessus sur notre vie. Il peut être facile de s’oublier lorsqu’on s’investit avec une personne, mais avant toute chose, il est primordial de trouver un équilibre.

Il faut regarder en avant, la tête haute, se dire que le bonheur est à nos portes et qu’un jour, un autre genre de relation fera son entrée dans notre vie, sans qu’on n’ait rien forcé. Celle qui est imprévue, simple et qui nous fera comprendre pourquoi il valait la peine de tomber quelques fois avant d’y arriver. Ce jour-là, on réalisera que le passé restera le passé et que l’avenir est rempli de belles surprises. C’est à ce moment précis qu’on se rappellera que notre premier amour va nous avoir fait grandir, mais surtout, va nous avoir démontré à quel point il est beau d’aimer.

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