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Mettre nos sourires sur pause durant la magie des Fêtes

Je me lève avec les reflets de la neige qui miroitent sur ma fenêtre de chambre. Il fait jour d’une clarté pure, fraîche. Ça transcende les cloisons de mon appartement et de ma tête. J’aime toujours mon retour de l’air froid extérieur : je sens l’hiver! L’odeur typique du froid, de la neige, de mon nez rougi… et du temps des Fêtes.

J’adore Noël. Non. J’ADOOOOOOOOOOOOORE Noël! Chaque année, je ne peux m’empêcher d’y avoir hâte, peu importe les malheurs qui peuvent se passer dans ma vie. Le temps des Fêtes a un effet incroyable sur mes petits bobos intérieurs. Puis, maintenant que j’ai ma propre petite famille, la «magie» a pris tout son sens.

Je me rappelle lorsque j’étais plus jeune, toute la famille se retrouvait chez ma tante Dédé. Les adultes jasaient pendant que les enfants couraient. On renouait avec nos cousins qu’on ne voyait qu’une fois par année. On attendait le Père Noël avec impatience. Mais surtout, chacun de nos visages étaient orné d’un sourire naïf. Parce que ce sont les plus beaux ceux-là. Ces sourires qu’on ne réfléchit pas avant de faire. On flash nos palettes manquantes, on est beau, on est jeune et on est tellement heureux!

 

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Pis ça, c’est ce que je veux transmettre aux tout-petits de ma vie. Je veux mettre sur pause leurs beaux sourires et peser sur repeat pour le restant de leur vie. Parce que je pense que c’est un peu ça la magie des Fêtes. C’est de croire, pour un instant, que tout est possible. Qu’un gros bonhomme vêtu de rouge va faire le tour du monde en distribuant des cadeaux, toute la nuit durant, à tout le monde. TOUT LE MONDE. De voir leurs sourires francs quand on fait la gigue sur Jingle Bells dans le salon, en montant le sapin. De boire un chocolat chaud, plein de guimauves et de faire des grimaces avec nos moustaches de chocolat.

Et de les voir regarder notre sapin hétéroclite d’où pendent des ornements disparates avec leurs beaux yeux brillants. Ce même regard que j’avais plus jeune et que je cherche à conserver encore longtemps. Comme je veux protéger le leur. Je veux qu’ils apprennent qu’ils ont le droit de rêver et de croire ce qu’ils ont envie de croire. Je veux qu’on fasse des guirlandes de macaroni assis ensemble, par terre dans le salon, que ça finisse en bataille de pâtes alimentaires et qu’on éclate de rire jusqu’à ce qu’on ait mal au ventre.

Pis au fond, j’veux pas juste ça durant le temps des Fêtes, mais c’est un bon départ.

Parce que ça peut être magique tous les jours de notre vie si on s’en donne le droit.

 

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