Rester en vacances malgré la rentrée, c’est possible!

Septembre, c’est le retour à l’horaire régulier au boulot, la rentrée des classes et une overdose de photos de couples aux pommes. C’est aussi le mois « transition » où tu peux être en shorts le lundi et en p’tite laine le mercredi. Quoi qu’il en soit, la fin de la période estivale ne devrait pas nécessairement être synonyme de la fin des vacances. Je m’explique. Je sais que ce n’est sûrement pas le moment idéal pour te rappeler que le prix des billets d’avion est en chute libre avec la tonne de dossiers sur ton bureau et la longue liste de bouquins que tu dois lire pour ton prochain cours. Rassure-toi, si ta banque de congés est à sec ou si ton horaire ne te permet simplement pas de partir à l’aventure présentement, il existe d’autres façons de se sentir ailleurs même dans le confort de son salon. Je te propose donc 3 romans pour faire perdurer ta saison de l’évasion.

 

The Lost Girls

 

Qui n’a pas déjà rêvé de tout plaquer pour partir découvrir le monde? À la veille de leurs 30e anniversaires, Jen, Amanda et Holly décident de troquer leurs portables et leurs vies mondaines new-yorkaises pour vivre le trip de leur vie, une année complète à l’étranger. De l’Argentine, au volontariat au Kenya, en passant par une retraite en Inde, un détour par l’Asie du Sud-Est, pour finir par l’Océanie et un road trip en Australie, les 3 amies découvriront beaucoup plus que de nouvelles cultures tout au long de la route. Ce roman, sous forme de carnet de voyage, relate surtout une histoire d’amitié révélant les hauts et les bas de la vie de nomade et du lien indescriptible qui unit les voyageurs. J’ai particulièrement apprécié l’aspect authentique de ce bouquin, rien n’y est romancé. Ce livre réfute le cliché du touriste qui part à l’autre bout de la planète pour retrouver un sens à sa vie. Nos 3 héroïnes nous démontreront que c’est lorsqu’on lâche prise et qu’on arrête de se mettre un poids aussi lourd sur les épaules que le vrai voyage commence. The Lost Girls est également la preuve parfaite que les meilleures histoires sont celles qui sont les plus inattendues et que les bad lucks de voyage finissent par faire les meilleures anecdotes. Cependant, je te préviens, tu auras envie de décoller dès la première page. C’est le genre de livre qui donne envie de suivre ses rêves les plus fous et d’arrêter de se trouver des excuses pour remettre ses plans à plus tard.

 

L’homme qui voulait être heureux

 

L’intrigue se déroule à Bali, en Indonésie. Déjà là, ça devrait te donner le goût de te procurer ce p’tit bijou. Julian est un jeune homme ordinaire qui vit une existence tout aussi banale (bon, il est quand même à Bali on s’entend). Sa rencontre avec un vieux guérisseur le fera prendre conscience qu’il est le propre artisan de sa monotonie. Le diagnostic : il n’est pas heureux. Au fil de leurs rencontres, Julian, contrôlé par sa peur de l’opinion des autres et sa hantise de l’échec, comprendra qu’il peut vivre la vie qu’il désire dès demain, s’il le souhaite vraiment. Les différentes missions confiées par le vieux sage lui donneront l’occasion de prendre des risques et d’apprendre à se faire confiance. J’étais sceptique au début de ma lecture quant au pouvoir de la pensée positive, mais le roman est teinté de faits scientifiques étonnants et se révèle idéal pour te remonter le moral en ce début de session. Avec des efforts et de la volonté, tout peut être possible si on a le courage de se lancer.

 

De l’utilité de voyager léger

 

Comme son titre l’indique, ce dernier roman est un peu plus léger. Elsie est une pigiste, travailleuse autonome et une nomade qui adore voyager. Son seul problème, elle choisit beaucoup trop souvent ses destinations en fonction de ses romances de vacances. Donnant l’impression d’être forte, elle se laisse souvent embarquée dans des histoires vouées à l’échec où elle est toujours la partie la plus impliquée. Au fil des écorchures sur son petit cœur, Elsie comprend qu’elle doit faire des changements dans sa vie et apprendre à bien vivre avec elle-même avant tout. Ce roman te fait sentir comme une grande sœur qui regarde la plus jeune s’amouracher de prétendants impossibles. Sérieusement, par moments, j’aurais voulu la shaker un peu pour la ramener sur terre, mais, comme dans toute situation semblable, la solution réside dans la volonté de vouloir changer et de prendre les choses en main soi-même. Ce roman reste tout de même un très bon divertissement de fin de journée.

Bonne lecture!

 

Commentaires

Marie-Joëlle Pratte Bachelière en droit et PR girl, MJ a finalement renoué avec sa passion pour l’écriture et l’édition. Globe-trotteuse à temps partiel, elle rêve de l’Indonésie et de Poudlard!