Sport étudiant : la face cachée de la préparation

Tout comme l’année régulière évolue au fil des quatre saisons, l’année sportive des étudiants-athlètes se découpe en quatre phases : la présaison, la saison régulière, les championnats et finalement la période hors saison, qui se déroule généralement durant l’été.

On pourrait croire que cette dernière est un temps mort pour les athlètes. Après tout, pour la plupart des sports d’équipe universitaires, il n’y a pas de matchs, pas de tournois, pas de médailles à gagner… Pourtant, ce sont parfois ces quelques mois qui sont les plus exigeants physiquement et mentalement, mais également ceux qui peuvent faire toute la différence dans le déroulement de la saison à venir.

En saison régulière, on peut avoir jusqu’à 15 h d’entraînement technique et physique en salle par semaine, et ce, sans même tenir compte des matchs et des compétitions. Pour que le corps humain soit capable de supporter une telle charge d’entraînement sur une longue période sans trop de blessures ni de fatigue, il faut l’habituer. Les mois de répit qu’offrent les vacances d’été sont donc un moment clé pour se remettre des blessures qui sont apparues durant l’année et en prévenir d’autres, gagner en force, en vitesse, en endurance, en agilité… name it.

Ces investissements en temps et en effort se déroulent loin de l’attention que l’on peut recevoir durant la saison régulière, mais c’est à ce moment que la magie s’opère, qu’on prend la « coche de plus » qu’il nous faut pour atteindre notre plein potentiel.

Lorsque j’entends les gens parler de sport, il est question de performances individuelles et d’équipe lors d’un match, des habiletés physiques des athlètes, de leurs exploits passés, des honneurs remportés et des victoires mémorables, du choix de jeux audacieux dans les derniers moments avant de remporter un championnat. On aime mettre en lumière le grandiose, mais on prend rarement la peine de souligner que c’est ce qui se passe dans l’ombre qui permet à ces exploits de voir le jour. 

Donc, la réponse est non : l’été n’est pas un temps de repos, mais bien de préparation parce que les objectifs que nous nous sommes fixés ne disparaissent pas avec l’arrivée du beau temps. Nous rêvons tous d’atteindre les plus hauts sommets, mais la réalité c’est que chaque saison, une seule équipe parmi tant d’autres peut aller jusqu’au bout du rêve. Alors lorsque tout est fini, on revient à la maison, on fait notre deuil pour la saison qui vient de se terminer et on recommence tout, mais en mieux.

Et c’est à ce moment qu’il faut se rappeler que le processus est aussi important que le résultat, qu’il faut s’investir totalement dans chacune des étapes parce qu’on ne sait jamais ce qui fera toute la différence au moment venu. Parfois, on attribue ces grandes victoires à des coups de chance.

Seulement, la chance sourit rarement à ceux qui ont coupé les coins ronds et qui n’ont pas mis tous les efforts nécessaires à chacune des étapes.

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