La Transcanadienne, le voyage d’une vie

J’ai décidé d’aller dans l’Ouest canadien en train. Ce n’est pas la solution la plus rapide me diras-tu, mais c’est la meilleure idée que j’ai eue. Au cœur de la nature, j’y ai vu des paysages à couper le souffle, j’y ai rencontré des gens remplis de joie de vivre. Ce fut le voyage d’une vie.

J’ai payé mon voyage en train aussi cher qu’un aller-retour Vancouver-Montréal, mais j’ai pu m’arrêter où je voulais et le périple a duré 5 fois plus de temps. Le train c’est bien, mais dormir dans un vrai lit après deux jours de voyages c’est plus reposant. Quelques jours à Winnipeg, puis Edmonton avant d’entamer les Rocheuses.

Ce fut toute une expérience. J’étais partie avec un livre de 1000 pages dans l’espoir de m’en débarrasser. Je n’en ai lu que 200. Le voyage en train est animé par les rencontres que tu fais. Des jeunes comme des moins jeunes, tout le monde prend le train. Tout le monde a une histoire à te raconter et des choses à partager. J’ai appris à jouer à des jeux de cartes que je ne connaissais pas, à découvrir des histoires incroyables.

 

La Transcanadienne passe là où personne d’autre ne passe. Au plus proche des arbres et des lacs entre Toronto et Winnipeg, rien ne l’arrête. Seuls les trains de marchandises peuvent freiner sa course. La Transcanadienne n’étant pas prioritaire sur la seule voie de chemin de fer, elle connait souvent des retards et d’après leur personnel, c’est normal. On n’est pas habitué à avoir 12 heures de retard de train en France et de nous dire que c’est normal. C’est bien là le gros point négatif de ce train: il ne faut pas être pressé et avoir planifié à la minute près son voyage, car ça n’arrivera pas. Rien qu’au départ de Toronto, nous avions déjà 3 heures de retard.

J’ai aimé découvrir Winnipeg, Edmonton, les Prairies et les belles Rocheuses. Sans le train, je pense que je n’y serais jamais allée. Sincèrement, il n’y a pas grand-chose à faire ni à voir à Winnipeg. La ville du crime a des airs de Chicago avec ses murs en brique et ses escaliers de secours extérieurs. Quant à Edmonton, elle est remplie de vie. J’ai pu assister à une séance de discussion dans le Legislature Building, un moment impressionnant et ouvert à tous qui m’a surpris. Mais le clou du spectacle fut Vancouver. C’est un peu pour arriver dans cette ville que je partais. Regorgeant de charme et de cultures diverses, la ville est au cœur de la nature. En plein centre-ville, le parc Stanley nous plonge dans une forêt magique. J’ai adoré Vancouver. Cependant, je n’ai jamais retrouvé cette joie de vivre que Montréal a le soir. Les villes que j’ai traversées étaient très calmes, sans palpitation à la nuit tombée.

Ce fut un long voyage pour me rendre jusqu’à Vancouver. Il fut unique et merveilleux, mais je ne le referais pas. Ses nombreux retards en sont certainement pour quelque chose. Maintenant que je sais ce que c’est, je préférais faire un autre périple en train dans un pays différent, mais je suis fière de l’avoir fait. Ce n’est pas donné à tout le monde de prendre un mois pour partir voyager. Entre le bus, le train et la voiture, ce fut le train qui m’aura le plus époustouflé.  Principalement parce que j’ai rencontré des gens merveilleux et vu des choses magnifiques. Chaque voyage est unique, mais il est temps de vivre une nouvelle aventure.

 

Pour découvrir plus de destinations, inscris-toi à notre infolettre!

Commentaires

Delphine Nicodeme Photographe voyageuse blogueuse passionnée de nature, j'explore le monde à ma manière