All time Branchez-vous Branche Toi BetterBe Nerds Carrières

Au revoir, pour de vrai cette fois-ci

Par Nicolas Sipak – le dans Chroniques

7 ans. Ça fait 7 ans qu’on est ensemble. 7 grosses années. Un peu plus que le quart de mon âge. Jamais je n’aurais pensé que ça aurait duré aussi longtemps. On le savait quand même depuis le début que ce n’était pas pour toute la vie. On le savait très bien et ça nous convenait ainsi, ne sachant pas trop jusqu’où l’élastique pouvait s’étirer.

C’est dimanche dernier que je te quittais. Il me la fallait cette journée. Juste une dernière fois, question d’avoir un vrai au revoir.

Crédit : Tumblr
Source : Tumblr

Ça me parait encore bizarre à digérer tout ça. C’était pratiquement devenu une routine de se voir aussi souvent. Ça me fait bizarre de me dire que la semaine prochaine, on ne se verra pas, du moins pas comme avant. Ni pour un bon moment, je ne crois pas.

Il n’y en a pas eu d’autres des comme toi. On a beau avoir eu nos hauts et nos bas, tu étais unique.

7 ans de quotidien. D’aventures. De péripéties. Surtout de péripéties. Dieu sait qu’il y en a eu tout plein! On a même pu se partager nos familles.

Et cette fois-ci, c’est vrai, je te quitte pour de bon. Je ne parle pas d’un faux « je te quitte, mais je vais revenir ». Non plus d’un « je te quitte parce que j’ai besoin d’un break ». Ni d’un « je te quitte, parce que j’ai besoin de temps pour moi ». C’est plutôt un « je te quitte parce qu’on en est rendus là dans notre relation, à deux endroits différents dans nos vies ». Il vient un temps où il faut tourner la page. Un temps où d’autres projets, de nouveaux projets nous attendent. On a changé aussi.

C’est bizarre, parce que ça fait longtemps qu’on se connait, puis avec le temps, on voit que les circonstances de la vie font que ce n’est plus ce qui nous convient, pour les deux.

Ce n’est pas comme si on n’avait pas essayé. Écoute, on a tout fait pour que ça marche. Nos horaires concordaient parfaitement et il y a eu des moments où on se voyait encore plus. Des imprévus, quoi. Ça nous permettait de passer plus de temps ensemble.

Ce qui était autrefois 3 à 5 fois par semaine, et même 10 fois, surtout pendant les vacances, s’est transformé en 1 fois par semaine. Mon déménagement à Québec n’a pas aidé, mais tu as su comprendre la situation. Ce qui était 1 fois par semaine est devenu une 1 fois par 2 semaines. Avec ce nouveau rythme, on le savait que ce n’était qu’une question de temps. Peu à peu, on se perdait de vue pour en venir à se dire « ouin, il faut qu’on se parle ».

On ne pourra pas dire que l’on n’a pas essayé, puisqu’au fil des années, il y en a eu d’autres qui ont mis notre relation à l’épreuve. Souvent l’été. Je les voyais plus que toi. Je bâtissais des liens différents, je vivais des nouvelles expériences et j’apprenais des nouvelles choses avec eux. Mais tu comprenais et tu m’accordais toute la flexibilité du monde. Tu me donnais le temps pour vivre autres choses pour se replacer ensemble par après, malgré les maintes fois qu’on a passé proche de se quitter avec ou sans eux. Mais je restais. Je restais loyal et fidèle envers toi.

Puis dimanche dernier. Tourner la page, passer au prochain chapitre.

Il était temps. Après tout, on dit toujours que l’on ne quitte jamais un emploi, mais plutôt un patron. Que le marché du travail n’est pas trop loin des relations amoureuses.

Tu as de ceux qui sautent de place en place croyant que c’est mieux, prennent 2-3 mois pour apprendre à se connaître, puis se quittent après la phase de lune de miel (période de probation) pour retrouver quelque chose de nouveau. Puis, il y a ceux qui construisent. Parfois, en sachant que la relation n’est pas éternelle, croyant qu’elle ne va pas durer éternellement, puis un an en devient deux qui en deviennent trois, quatre, cinq, sept. Apprendre à se connaitre en profondeur, de long en large, pendant longtemps. Même que plusieurs croient que rendu là, c’est pour la vie tellement que c’est une habitude. Pour nous, on le savait déjà dès le début que ce n’était pas éternel. Plus long que prévu oui, mais la rupture n’a pas pu être évitée. Il y a aussi ceux pour qui cette job est pour la vie. Ils introduisent même la vie parentale, une vie avec laquelle il faut s’adapter des deux côtés.

On dirait qu’on a un sentiment de redevabilité à quiconque nous a donné notre première vraie chance. Parfois après 2-3 histoires. Et ce n’était pas juste pour le quotidien, les aventures et les péripéties, mais aussi pour monter des échelons, acquérir des responsabilités, apprendre.

Alors me voilà, chère première job étudiante sérieuse, te donner un dernier moment de redevabilité ainsi qu’un « merci pour les souvenirs ».

Crédit: learnenglishteens.britishcouncil.org
Source : learnenglishteens.britishcouncil.org

Plus de chroniques

Comprendre le mouvement «Black Lives Matter»

Comprendre le mouvement «Black Lives Matter»

Ma marraine la bonne fée

Ma marraine la bonne fée

Je te comprends

Je te comprends

Populaires

Ce que tu dois savoir avant de tester le microblading

Ce que tu dois savoir avant de tester le microblading

9 secrets bien gardés de la Baie-des-Chaleurs

9 secrets bien gardés de la Baie-des-Chaleurs

10 idées d’activités le fun à faire avec tes amies sans te ruiner

10 idées d’activités le fun à faire avec tes amies sans te ruiner