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Devenir son propre patron selon la fondatrice de wellDunn

Par Sophie Prévost – le dans Carrière, Girlboss
Laisser parler sa créativité, travailler de la maison, gérer son horaire du temps, organiser des séances photo; voilà le quotidien de la jeune entrepreneure Dominique Dunn qui a fondé, il y a 5 ans, son entreprise de création de bijoux wellDunn. Si la jeune designer se voyait devenir scientifique, elle travaille désormais à temps plein sur son projet et ses bijoux sont disponibles dans 15 points de vente partout au Canada. Sans compter que wellDunn ne cesse de grandir et son produit de se raffiner!

L’entrepreneure a accepté de nous rencontrer pour nous éclairer sur son quotidien et sur ce que cela implique d’être son propre patron.

Ça prend quoi pour être entrepreneur(e)?

« Faut être pas trop stressé, faut prendre les bons et les mauvais coups avec un grain de sel. Faut avoir le cœur solide, comme dans une montagne russe. Faut faire face à sa peur de l’échec et agir quand même. On doit avoir de la rigueur, sinon l’entreprise n’avance pas : elle dépend de toi. Il faut être créatif, innovateur, se renouveler, se garder au goût du jour pour rester dans game… (et la game va vite, en plus!) Ça prend aussi une bonne estime personnelle. Avoir confiance en soi. »

Quels sont les avantages de se lancer en affaires?

« Je peux bâtir mon horaire. Avoir un horaire flexible, c’est une grande liberté! Toutes les heures de travail que tu fais, elles valent quelque chose. J’ai des amies qui travaillent 60 heures par semaine, alors qu’elles sont payées 40 heures, et elles n’ont pas de récompenses particulières. De mon côté, mes heures ne sont pas toutes payées, mais elles sont toutes payantes. Elles ont toutes un impact sur le développement et sur le futur de mon entreprise. On travaille pour quelque chose. On travaille en fou, mais en fin de compte, c’est super gratifiant. Les résultats proviennent de toi, autant que les échecs. »

Après avoir travaillé dans un bureau le temps d’un stage, le constat de Dominique est clair : « Être dans un bureau, faire face à la routine, faire des tâches qui ne m’intéressent pas, ça ne me collait pas. »

L’entrepreneuriat, c’est aussi la chance de constamment fuir la routine.

… et les inconvénients?

« L’un des inconvénients, c’est l’insécurité financière, surtout au début. C’est l’aspect le plus difficile. Quand t’es stressé au niveau financier, ta tête entière est stressée, ta créativité n’est plus là au bon moment, c’est un impact énorme. Une autre crainte de la plupart des investisseurs : investir. Que ce soit dans un employé, dans un événement, dans un local. C’est épeurant. Mais faut voir le bien qu’on peut en tirer. »

Mais l’école dans tout ça?

« Je pensais jamais utiliser mon côté artistique dans un travail. Dans ma tête, c’était les notes et l’école qui comptaient. Les parents nous poussent à aller à l’université, la société me poussait vers ça. J’ai eu à accepter que j’aurais pas mon bac, que je serais pas bachelière. J’ai toujours été une fille qui avait de bonnes notes facilement. Ça été une acceptation. »

Mais la jeune entrepreneure ne regrette pas son parcours : « J’apprends ‘sur le tas’, au fur et à mesure. Y a pas de cours où tu apprends for real. Des fois, j’aurais aimé en avoir suivi, mais tout est tellement différent d’une entreprise à l’autre. L’école, c’est fait pour t’ouvrir l’esprit, avoir un raisonnement logique, une culture générale. Avoir une entreprise, c’est beaucoup de feeling. »

L’importance…

… du réseau de contacts. Il faut savoir utiliser les réseaux sociaux, les blogues et profiter du fait que le Québec est un petit milieu où beaucoup de gens se connaissent « sans vraiment se connaître ». Il faut savoir profiter de son réseau de contacts et frapper aux portes pour se faire connaître. En d’autres mots, il faut avoir confiance en son produit et foncer.

… de bien s’entourer. Pour Dominique, par exemple, il est difficile de se projeter dans le futur et d’imaginer où sera son entreprise dans 5, 10 ou 15 ans. « Je suis pas une rêveuse, je suis très groundée. C’est pour ça qu’on s’entoure de gens qui sont meilleurs que nous pour certains aspects. » Bref, il est ingénieux de bien choisir l’équipe avec laquelle on travaillera et qui pourra pallier nos faiblesses.

Et un conseil, en terminant?

« Essaie. Si t’essayes pas, tu sauras pas. Tu peux tester ton produit. C’est pas grave si tu fais pas tout d’une shot. Les gens partent en grand : équipement, local, branding, mais tu as le droit de commencer à plus petite échelle si t’es pas prêt à faire le méga step et te lancer dans le vide. La meilleure chose, c’est d’essayer. »

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