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Entrevue avec Aurélia Turon-Lagot, fondatrice d’Alice In Montreal

Par Andreane Viau – le dans Chroniques

C’est par amour du Québec qu’Aurélia, originaire de la France, a décidé de venir s’établir ici pour poursuivre ses études. Passionnée de design et de décoration, elle a laissé son esprit entreprenariale la guider. Sa marque Alice In Montreal se vend déjà dans plusieurs boutiques à Montréal et à Québec et les nouveaux projets ne se font pas attendre. Bref, vous n’avez pas fini d’entendre parler de cette jeune entrepreneure.

Tout d’abord, pourquoi « Alice In Montreal »?

Dans un cours de philosophie au lycée, on nous avait demandé d’analyser le livre « Alice aux pays des merveilles ». Et puis, en fait, j’ai analysé le deuxième livre « De l’autre côté du miroir » et ça a été une révélation. Pendant trois mois, j’ai travaillé dessus et j’ai fait un énorme travail là-dessus. Tout ce que j’ai découvert m’a tellement intéressé que je me suis dit : « Okay, c’est vraiment ma passion ».

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D’où t’est venue l’idée de faire des tasses comme celles-ci?

En fait, je suis étudiante en design de l’environnement à l’UQAM et dans un cours, on devait faire des propositions de produits pour la Ville de Montréal. Donc, on devait créer quelque chose qui représentait Montréal et on devait voir ce qui se vendait dans les boutiques de souvenir. J’ai trouvé que les tasses qui étaient vendues n’étaient vraiment pas intéressantes. J’ai aussi vu des tasses qui avaient seulement un tableau noir alors j’ai trouvé intéressant d’intégrer Montréal à ça. Ce qui est marrant c’est que mon prof trouvait ça absolument nul et j’ai vraiment eu une mauvaise note.

Comment as-tu procédé pour sortir ton projet des bancs d’école?

J’ai commencé avec Me, Myself & Montreal en octobre. Ils m’ont dit : « Il nous en faut 400 ». Là je me suis dit : « Oh mon dieu, je vais mourir, je fais ça à la main ». Mais bon, j’avais 3-4 mois. Alors 400 coffrets, ça m’a permis de me faire voir.

Puis, j’ai repéré une petite boutique et je leur ai demandé si ça les intéressait de vendre mes produits et c’est là que ça a commencé.

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Quel est ton processus de création?

Si les gens me demandent de créer un design en particulier, une ville ou autres, je fais des dessins préliminaires. Puis, je dessine ça sur du plastique (le même que pour couvrir les livres d’école). Je le colle sur la tasse, je fais le dessin et je peins deux couches. Puis avec l’exacto, je corrige les bavures. Enfin, je le mets au four 30 minutes.

C’est vraiment quelque chose qu’on peut faire à la maison. J’achète ma peinture chez DeSerres. Les tasses vont au lave-vaisselle et au micro-ondes. On peut écrire dessus avec la craie qui est fournie et ça s’efface facilement.

As-tu toujours voulu te lancer en affaires?

Au départ, mon but était surtout de faire de la décoration intérieure. Je me suis dit aussi que c’était intéressant de faire soi-même ses propres meubles et autres. J’ai toujours voulu avoir une boutique avec des produits que je fais et des services de décoration à la fois. Je trouve qu’au Québec il y a un fort intérêt pour l’entreprenariat et on a des ressources aussi, c’est plus facile.

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Où peut-on retrouver tes produits?

À Québec, on peut retrouver mes tasses chez Rose Bouton sur St-Jean. À Montréal, il y a Tah-Dah! sur Jean-Talon Est et Art Pop sur Mont-Royal Est. Je vends aussi sur Ebay et Etsy, en plus de mon site web personnel aliceinmontreal.com.

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