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Faire s’enflammer la fibre entrepreneuriale

Par Nerds – le dans Carrière, Girlboss

Faire s’enflammer la fibre entrepreneuriale

Dans la vie, les gens naissent, vont à l’école, travaillent, prennent leur retraite, et puis ils meurent.

Généralement, ça ressemble à ça. Pour le commun des mortels, l’étape la plus navrante, c’est celle du travail. Pour d’autres, c’est l’étape la plus exaltante.

Le jeudi 19 novembre, au Cégep Limoilou à Québec, avait lieu l’événement «Entreprendre à sa façon», organisé par l’organisme sans but lucratif Nota Bene. Pour l’occasion, les Nerds étaient invités à infiltrer momentanément le monde fascinant de l’entrepreneuriat.

L’entrepreneuriat?

L’entrepreneuriat, c’est la petite voix dans votre tête qui vous répète souvent que «ça serait dont le fun d’être son propre boss». C’est la petite fibre à l’intérieur qui a envie de partir de rien pour bâtir son projet, de défoncer les murs de prouver au monde ce que l’on vaut.

C’est aussi la réussite, parfois, et l’échec, souvent. Malgré l’échec, l’entrepreneuriat, c’est se relever et recommencer. Surtout, et par-dessus tout, l’entrepreneuriat, c’est le risque d’être son propre boss. Parce que s’il est vrai qu’il y a bien des avantages à gérer ses affaires, c’est l’entrepreneur qui assume le risque. Être entrepreneur, pour moi, c’est avoir un peu de folie en soi.

L’entrepreneuriat, c’est qui?

Qui est assez fou pour devenir entrepreneur? Nota Bene était là pour nous présenter trois femmes qui ont eu la sagesse de laisser-aller leur folie entrepreneuriale et qui ont toutes trois assez bien réussi. Je répète qu’il s’agissait de trois femmes, trois modèles au féminin.

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Kim Auclair, Francine Poulin, Anne Marcotte et Laura Bogza, l’animatrice de la soirée. Crédit photo : Josée Painchaud Photographe.

La première, Anne Marcotte (mère de l’éloquent William qui l’accompagnait) a fondé dans les années 90 une entreprise de conception et de réalisation de sites web. Audacieux en 1996 de lancer une entreprise de sites internet. Notre génération a tendance à l’oublier, mais internet n’a pas toujours existé.

Son projet s’envole alors qu’elle entreprend une mission commerciale en Chine pour laquelle elle profite brillamment de la présence des dirigeants des 160 plus grandes entreprises du Québec. Si bien qu’en descendant des 22 heures de vol, son chiffre d’affaires vient de doubler. On lui a posé la question : tout était réfléchi. Anne Marcotte a eu, en 1997, beaucoup de cran, et ça a payé.

La seconde entrepreneure, Kim Auclair, blogueuse et conférencière, oeuvre sur internet depuis plusieurs années. Fondatrice de MacQuébec, sa réputation n’étant plus à faire, elle continue d’accroître son influence dans le monde des affaires. Plus récemment, elle a lancé Niviti, une entreprise de conseil aux entreprises et de location d’espaces de travail collaboratif.

La troisième, Francine Poulin, créatrice des vêtements de ski Avalanche, nous a très bien expliqué son parcours, des premiers manteaux offerts en cadeau de Noël, aux premières commandes fabriquées sur la table de la cuisine, au jour où la production fut mise entre les mains de ses employés de plus en plus nombreux.

Trois femmes qui ont pris, et prennent toujours, le risque que leurs projets échouent. Trois femmes qui n’ont pas attendu d’avoir l’idée du siècle pour se lancer.

Ça prend du guts, des couilles comme on dit (c’est au sens figuré). Mais c’est comme dans tout ; ça en prend pour casser la glace. Une fois que c’est fait, c’est plus facile. C’est probablement ça qui motive la réponse de Kim Auclair à la question : est-ce que ça prend du courage? «Bof, pas tant que ça». Pour elle, c’est naturel. C’est peut-être en partie la même chose qui fait qu’Anne Marcotte, après avoir vendu sa première entreprise, s’en est relancé une seconde.

Elles diront bien ce qu’elles voudront, ça en prend, du guts.

Pourquoi est-ce qu’elles font ça? Pour l’argent? Peut-être. Après tout, qui n’aime pas l’argent?

Mais la réponse la plus franche, c’est la passion. La même passion que Nota Bene cherche à éveiller chez les participants à cette activité.

La rencontre se déroule en petits groupes dans lesquels les entrepreneurs invités circulent pour répondre aux questions des participants. Crédit photo : Josée Painchaud Photographe
La rencontre se déroule en petits groupes dans lesquels les entrepreneurs invités circulent pour répondre aux questions des participants. Crédit photo : Josée Painchaud Photographe

La morale de l’histoire?

Si tu as une idée, un projet, quelque chose qui te passionne, avec lequel tu crois pouvoir grandir et vivre à fond, c’est à un événement Nota Bene que tu dois te rendre.

Le courage nécessaire pour se jeter dans le vide avec un projet d’entreprise et faire en sorte que le vide soit payant et stimulant, ils sauront te le donner. Ils sauront peut-être également mettre sur ton chemin les contacts qui feront que l’atterrissage soit délicat.

Parce qu’au final, les trois entrepreneures que j’ai rencontrées ce soir-là ne regrettent certainement pas d’être sautées à pieds joints dans ces aventures qui ont occupé et occuperont encore leurs vies.

Parce que le Québec n’aura jamais trop d’entrepreneurs, et parce que sa jeunesse est gonflée à bloc de talents prêts à s’envoler. L’entrepreneuriat, pensez-en ce que vous voulez, quand c’est bien fait, c’est de la création de richesses. Et les richesses, ce n’est jamais bien plate.

La morale de l’histoire, c’est surtout que Nota Bene, fondée par Lara Emond et Olivier Leblanc et tenue par une équipe de jeunes bénévoles, a entièrement sa place dans notre société et qu’elle peut certainement aider à enflammer la fibre entrepreneuriale qu’il y a au fond de chacun d’entre nous.

NB : Pour suivre Nota Bene, et ne pas manquer leurs prochains événements, c’est sur Facebook ou directement sur leur site web (déjà mentionné plus haut) en s’inscrivant à l’infolettre.

Crédit photo : Josée Painchaud Photographe
Crédit photo : Josée Painchaud Photographe

Par Sébastien Verret
Collaborateur spontané

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