La gloire à tout prix

La gloire n’est pas un concept qui date d’hier. Depuis toujours, c’est une question de qui en aura le plus, qui sera le plus aimé, le plus adulé, le plus reconnu. Et avec cette recherche d’attention et du plus grand nombre de likes pour ton nouveau selfie quotidien, ce n’est pas prêt de changer.

 

On se laisse tous prendre au jeu à un moment ou un autre, moi la première. Entre mes photos Instagram, mes statuts Facebook sur ma page personnelle et mes publications sur ma page professionnelle, c’est de trouver ce qui marche le mieux, donc de trouver ce qui rapporte le plus de likes, et de suivre le pattern.

Ce qui est difficile, de nos jours, c’est que tout le monde recherche la gloire d’une certaine manière et, avec les réseaux sociaux et les émissions de télé-réalité, entre autres, on crée des vedettes instantanées qui peineront à rester «quelqu’un». Parce que maintenant, t’es au top une journée et le lendemain, t’es déjà un has been. Et des fois, la gloire, ou plutôt le besoin de gloire qu’une personne se crée, peut mener loin. Parce qu’une fois qu’on y a goûté, on n’a pas envie de la laisser filer.

C’est un peu ce que Karine Glorieux raconte dans son roman Tuer la poule. Son personnage principal est une auteure de chick lit qui a connu un grand succès à ses débuts, mais qui a malheureusement touché le fond pour diverses raisons. Elle aimait son rythme de vie aisé, les entrevues et les événements mondains, mais la voilà sans-le-sou quasi alcoolique. Un jour, elle réalise qu’une rivale lui a volé sa nouvelle idée de roman. Comment la faire payer? Comment annoncer au monde que c’est elle qui devrait être le centre de l’attention, elle qui devrait être louangée? Vu les circonstances, ce n’est pas aussi simple que de crier au plagiat. Un beau jour, elle se demande ce que ce serait que d’éliminer sa rivale définitivement pour ne plus jamais l’avoir dans les pattes…

 

La gloire, c’est beau, c’est agréable, mais l’après peut avoir de grandes conséquences sur une personne. On la recherche tous un peu, cette gloire, mais tout le monde n’est pas nécessairement prêt à y faire face pour de vrai.

Tuer la poule, de Karine Glorieux, est une espèce de chick lit rencontrant un suspense et qui, à la fin, offre un heureux mariage alliant légèreté, humour et surprise. C’est parfait pour la saison estivale!

 

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Alexandra Nadeau-Gagnon Auteure, rédactrice et réviseure. Alexandra aime lire, aller au ciné, boire du thé et flatter ses chats.