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Je nous pardonne

Par Audrey Chabot – le dans Psycho
Je te pardonne d’être revenu, pour mieux partir avec les morceaux de mon cœur qui commençaient à peine à guérir. Je te pardonne de m’avoir laissé croire que l’amour, ça pouvait être suffisant dans ce monde où ce sont nos démons qui contrôlent nos vies. Je te pardonne de ne pas avoir été à la hauteur de la personne que tu m’avais dit être. Tu m’as fait miroiter la personne que tu veux être, pas celle que tu es. Mais je te pardonne, on le fait tous un peu.

Je te pardonne de ne pas m’avoir dit toute la vérité sur ta vie, de m’avoir caché tant de choses «pour ne pas me faire peur». Je te pardonne d’être lâche et de ne pas te battre pour moi. Je te pardonne de m’avoir fait mal encore une fois, mais je dois me pardonner aussi. Me pardonner de t’avoir donné le champ libre pour me blesser, de ne pas avoir compris que je méritais mieux, encore une fois. Parce que mon premier réflexe a été de me traiter de naïve et de stupide, mais je ne suis ni l’une ni l’autre. Je ne suis pas naïve parce que j’ai juste voulu croire que c’était mon histoire de Cendrillon qui finirait par ils vécurent heureux et eurent beaucoup d’enfants.

Je me pardonne d’avoir suivi mon cœur, même s’il s’est cassé la gueule au final. Suivre son cœur c’est risqué, c’est comme se mettre all in au poker. Soit on gagne tout, soit on perd tout et ça fait mal. Beaucoup. Longtemps. Sauf que la vie est trop courte pour perdre mon temps à regretter les décisions que j’ai prises.

Je me pardonne de croire en l’honnêteté du genre humain, de croire tout ce qu’on me dit. Mais je ne changerai pas parce que je ne veux pas arrêter de voir la vie au travers de mes lunettes roses. Je ne veux pas devenir ce genre de personne aigre qui met tous les gars dans le même panier en les traitant tous de trous de cul parce que j’ai eu la malchance de tomber sur une personne qui m’en a fait voir de toutes les couleurs. Je crois que les gens sont bons intérieurement. Malheureusement, ce n’est clairement pas tout le monde qui est capable de l’extérioriser. Et je te pardonne de faire partie de cette catégorie.

Je dois te pardonner parce que te haïr ne me mènera nulle part et j’ai besoin d’avancer. Faire du surplace dans ce monde où il y a tant à faire, à voir, à vivre, je laisse cela à d’autres. La dernière chose que je t’ai dite c’est que je te libérais de moi, car je me sentais comme un fardeau. En fait, même si mon cœur est fêlé de bord en bord, c’est moi qui me suis libérée de toi.

J’ose croire qu’il y a une raison à tout ce qui m’arrive. Le bon comme le mauvais. Maintenant, je dois regarder vers l’avant avec ce nouveau bagage. Ce nouveau bagage, j’essaie de le voir comme un nouvel outil pour affronter les épreuves de la vie au lieu de le laisser traîner comme un boulet. M’en servir pour explorer de nouvelles avenues au lieu de le laisser me ralentir.

Et finalement, merci. Parce que grâce à toi, je sais que je mérite mieux. Beaucoup mieux. Je n’ai peut-être pas encore compris toutes les raisons pourquoi tu devais faire partie de ma vie pour un instant seulement. Je crois que j’avais besoin d’apprendre the hard way ce que je valais. Et je vaux mieux que des promesses en l’air. Mieux que des cachettes. Mieux que des silences. Mieux que le mirage d’une personne qui me prend pour acquis. Merci parce que grâce à toi, j’ose espérer que la prochaine fois je saurai reconnaître les signes de gens qui n’en valent pas la peine.

Je ne t’efface pas de ma mémoire, au contraire. Mais je te laisse là où tu appartiens: au passé.

Alors, je me pardonne. Je te pardonne.

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