J’étudie dans un BACC de filles
J’étudie dans un BACC de filles et cela a un impact sur ma vie, que je sois en couple ou célibataire.
La distribution hommes/femmes de mon programme universitaire doit frôler le 30% pour la gent masculine et le 70% pour ces dames. Ces chiffres sont tout à fait non-exhaustifs et ne relèvent d’aucune étude scientifique, mis à part une approximation à vue de nez ! Évidemment, cela veut dire qu’en tant que femme hétérosexuelle, je me compte choyée par ce nombre, comparativement au baccalauréat en soins infirmiers ou en enseignement (je vous salue), mais en grand désavantage numérique comparativement aux divers baccalauréats en génie (que je salue également).
De mon temps de femme en couple et de jeune universitaire, le principal impact de cette distribution – qui ne décrit pas une courbe normale – était que mon bassin d’amis potentiels se concentrait de filles. J’avais déjà connu cette situation au cégep, où mon petit, mais extraordinaire, programme d’études comptait 6 gars pour une quarantaine d’intelligentes jeunes femmes et je revivais ce pattern à l’université. Ne nous méprenons pas : mes meilleurs amis dans ce monde sont des filles, mais je commençais à manquer d’énergie masculine dans mes relations. Les gars amènent une vision plus factuelle de la vie et propagent beaucoup moins de ragots. Ils sont, dans un environnement d’études, de bons collègues terre à terre qui vous poussent à vous remettre en question.
Mais rendons à Cléopâtre ce qui revient à Cléopâtre : une gang de filles dans le même bateau ça crée une méchante belle complicité. J’ai toujours pu trouver quelques-unes qui me comprenaient, peu importe mes émotions du jour.

Cependant, de mon temps de femme célibataire et presque finissante, le principal impact de la rareté des hommes est bien évident : moins de célibataires, de «potentiels», de «c’est vrai qu’il est cute; j’espère faire un travail d’équipe avec». Après 3 ans, on connaît le nom de ceux qui sont seuls, de ceux qui sont en couple, de ceux qui sont en couple, mais que ça va mal, etc. On connaît les visages, les personnalités, les réputations. On a déjà facebooké les «p’tis nouveaux» qu’on a vus aux initiations comme de vraies stalkeuses professionnelles (je le sais que je ne suis pas la seule à l’avoir fait, merci).
Les probabilités sont donc contre nous et notre désir de rencontrer quelqu’un pour partager notre café le matin en se levant. Et une règle mathématique non officielle de la vie stipule qu’on rencontre souvent nos chums/blondes au travail et à l’école parce qu’on y passe de nombreuses heures.

Fait qu’une amie et moi avons décidé d’aller étudier dans d’autres pavillons, où la concentration masculine est plus élevée; on sait jamais. Pavillon de génie, à très bientôt !
Par Fanny Cantin
Collaboratrice spontanée
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