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Les foodies et moi

Par Collaboration spontanée – le dans Cuisine, Société
Qu'on se le tienne pour dit ; la nourriture, les restos, les food truck, les livres, les blogues et les émissions culinaires… (bref la bouffe dans son expression la plus large) ont la cote. Une tendance qui, à l'ère des réseaux sociaux se démocratise à une vitesse folle! J'avoue, je l'avoue, je suis une foodie qui photographie ses assiettes quand elle les trouve cutes et qui les publie, proportionnellement à son degré de fierté, sur Facebook (désolée Twitter, Instagram et Pinterest, mais je ne suis pas encore si motivée que ça!).

Tout cela pour dire que la nourriture est partout, obsédante et aliénante : un « spag à viande » pour souper, c’est devenu vraiment out mettons. On peut toujours se rabattre sur les classiques réinventés et rendre un hot chicken tout à fait sexy en regardant Louis-François Marcotte à TVA, ou encore revisiter notre pâté chinois avec des patates douces et un effiloché de porc tendre et savoureux… Reste que, vous l’avez compris, c’est devenu bien compliqué de faire simple… Même pour cuisiner facile ça prend un bouquin (ou notre cher Ricardo… Sérieusement il y a vraiment tout sur son site, je vous le recommande.)

Pourtant, avec cette démocratisation de la cuisine où Le Vieux Duluth, sortie gastronomique suprême de notre enfance, apparaît presque à la rubrique nécrologique, la gastronomie perd un peu de son essence et devient un produit marketing de masse. Les chefs accumulent les ouvrages et se disputent les grilles horaires des chaînes télévisées, les nouveaux restaurants naissent au même rythme qu’ils s’éteignent : souvent condamnés par un/une critique empressé d’évaluer la nouveauté encore toute chaude afin de répondre, pour leur défense, à la demande grandissante des consommateurs qui ne peuvent évidemment pas tout évaluer eux-mêmes. Le restaurant devient donc l’ultime bébelle bourgeoise à afficher fièrement partout, au détriment du repas, de l’expérience et du partage de la table.

Je le répète, je suis une foodie qui s’assume et je participe à cette popularisation sauvage des arts de la table, mais je me surprends maintenant, lorsque je sors au restaurant avec mes amis ou mon copain, à chercher les petits défauts, à étudier chaque détail et à oublier qu’au fond, l’important c’est de partager une bonne bouffe… Triste.

Par Alexandra Gosselin
Collaboratrice spontanée

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