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L’indifférence en 2016

Par Hugo Cournoyer – le dans Chroniques, Opinion, Société

Les opinions exprimées dans ce texte sont celles de l’auteur uniquement et ne représentent pas nécessairement la position de Nerds.co.

Un article qui parle de la problématique des genres, écrit par un garçon, en 2016. Ça s’annonce passionnant, vous me direz. Ceci étant dit, je veux quand même prendre quelques minutes de votre temps pour vous parler de la campagne de H&M. T’as peut-être déjà vu la pub pour la collection d’automne 2016. Sinon, regarde.

Je comprends le point. Je comprends le débat. L’acception. La fin du harcèlement. Soyons unis dans la joie. La beauté est en toute chose. Les mâles et les femelles sont différents, mais en même temps non, mais en même temps oui, mais dans le fond non. I get it.

Le problème : j’en ai vraiment rien à faire. Oui, c’est ça mon point. J’en ai rien à foutre. Ça me laisse dans la plus grande indifférence. On dirait qu’on n’a pas le droit de dire ça. Suis-je le seul à avoir cette impression? J’ai l’impression de vivre dans un monde où on n’a pas le droit de s’en crisser, même quand ça peut régler beaucoup de problèmes. Pourtant, n’est-ce pas justement la meilleure solution dans certains cas comme celui-là? Prenons une autre problématique comme exemple. Quand ton ami homosexuel t’apprend qu’il est homosexuel, la réaction à avoir, ultimement, ne serait-il pas de faire « Ouin, pis? Ça change rien. »

Ne devrait-il pas en être de même avec le fait d’être un homme, une femme, un trans ou autre dérivé sexuel? Il devrait y avoir un temps pour être fier de sa différence et un moment où on passe à la prochaine étape. C’est-à-dire de s’en contre-battre le popotin. Non?

Je crois sincèrement que nous en sommes rendus à la prochaine étape dans ce cas-là. Honnêtement, qu’est-ce que j’en ai à foutre que tu sois une femme? L’indifférence, telle que dressée par tous nos plus grands mythes contemporains, est souvent perçue comme la forme ultime de la méchanceté. On devrait pourtant se permettre un peu plus d’indifférence, de vraie indifférence, pas celle qui cache la haine, la cupidité, l’incompréhension, la jalousie, le cynisme et autres maux de l’humain, mais bien celle qui nous aide à vivre en harmonie sans nous préoccuper du lendemain (#yolocarpediem).

Ainsi, je ne me retrouverais pas à faire un article, en 2016, sur un sujet purement artificiel, nourri par une société insécure et en perdition, pour laquelle une pièce de vêtement vient définir la nature d’un être vivant. Parce qu’au cas où tu t’en étais pas rendu compte, c’est de ça qu’on parle. D’une pub. De vêtements. Des bouts de tissus… Qui te rendent femme. Parce que, t’sais, qu’est-ce qui te définit comme femme, sinon? Certainement pas ton allure, tes envies, ton corps! Ouh là là, no way! Rien te définit mieux comme femme que tes vêtements. N’est-ce pas? Hmm. Si c’est ça être une lady, je te confirme que je ne veux pas en être une.

Et un homme non plus, tiens. M’en crisse.

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