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Mes notes ne me définissent pas

Par Laurence Lécuyer – le dans Chroniques
Lorsqu’on entre dans le système scolaire, on remarque vite les différents types de personnes: les doués, les hyperactifs, les intellos, les persévérants et ceux qui doivent toujours ramer plus fort que les autres pour suivre la vague. On doit cadrer dans un moule carré même si l’on est plutôt de forme triangulaire. On apprend rapidement à se comparer à ladite moyenne et pour beaucoup, la pression de la réussite scolaire devient un boulet à notre pied qui s’accrochera jusqu’à la fin de notre cheminement.
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Avec du recul et du haut de mes vingt ans, je peux affirmer que mes notes ne me définissent pas.

Ce qui est déplorable, c’est de constater que trop peu de gens réalisent qu’on ne peut pas chiffrer un humain. On ne peut pas valoir un A, un B ou un C. Pourquoi? C’est simple, chaque personne est dotée d’une capacité totalement différente à comprendre, à apprendre et à analyser un sujet. Pourtant, on classifie ces performances selon les mêmes critères. L’injustice se remarque lorsque ta voisine de bureau obtient un C+ alors qu’elle a étudié pendant des heures et que toi, du haut de tes deux relectures et d’à peine une heure d’étude, la note de A s’inscrit sur ta copie.

J’aurai toujours une admiration infinie envers ces personnes si persévérantes qui, malgré les embûches et les échecs, continuent à rassembler toute leur énergie pour atteindre leurs objectifs. Les échecs qu’elles surmontent les rendent inspirantes pour tous ceux qui ne possèdent pas cette force parce qu’après tout, les vrais talentueux, c’est eux. Puis, un échec peut s’avérer un défi ou une réflexion positive sur soi. Parfois, prendre le temps de s’arrêter pour observer les options qui s’offrent à nous est essentiel. On peut choisir d’ignorer l’échec et de continuer à avancer ou de ne plus suivre la voie établie, la voie facile, pour créer la sienne.

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Plus le temps avance, plus l’univers pédagogique nous contraint à nous spécialiser dans un domaine précis alors que nous ne sommes pas tous conçus pour exceller et nous épanouir que dans une seule sphère de la vie. Cet encadrement peut sembler étouffant si notre monde tourne uniquement autour de l’école. Créer un équilibre entre nos passions et nos études n’est pas seulement sain, mais indispensable. Dix ans après la fin de tes études, le A pour lequel tu as travaillé à te rendre anxieux ne sera plus que dans ta mémoire, mais la toile que tu as peinte, le match d’impro que tu as gagné ou le texte que tu as écrit, lui te procurera de la nostalgie dans tes yeux brillants.

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