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Queen de la nuit : Confessions de Miss Boom Boom

Par Nerds – le dans Bien-être, Divertissement, Sexe
On a callé son nom sur la scène ce soir-là. Après avoir eu droit à quelques numéros houleux et m’être enfilée trop de drinks sucrés, j’allais partir

. Un dernier numéro qu’on m’a dit. Une chanson de Beyoncé a tout de suite mis le silence dans le bar bruyant et l’artiste s’est exécuté. Mouvements sans faille, attitude qui me laissait sans mot, regard plus que présent et maquillage exceptionnel, on ne pouvait plus partir de là.

C’était trop tard, je faisais boom boom moi avec.

Ayant eu la chance de rencontrer Henri, alias Miss Boom Boom, starlette montante du cabaret le Drague, l’hétéro naïve (et fan finie) en moi s’est laissée charmer par l’univers encore trop incompris de ces artistes qui jouent aussi bien que sur Broadway et bougent comme peu savent le faire: les drag queens.

Devenir Boom boom

Henri avait 15 ans quand le monde du drag est venu sonner à sa porte. C’est par un intérêt (pas encore très assumé à l’époque) pour LA vedette des drag queens, Ru Paul, qu’il a découvert ces artistes de la transformation et du spectacle. Ce n’est pourtant que 3 ans plus tard qu’il est monté sur les planches du Drague pour la première fois.

« C’était le premier projet où j’ai su que j’allais devoir me backer seul en énergie positive ».

Il lui a du d’abord se prouver à lui-même qu’il avait tout ce qu’il fallait en lui pour réussir afin que son entourage lui donne la tape dans le dos dont il avait besoin. Se maquiller seul dans sa chambre , ne pas aimer le résultat, se décourager puis recommencer de plus belle, Henri a longtemps connu la chanson.

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Crédit photo: Marc- André Jésus

 Oeuvres  présentés à l’exposition collective des finissants en arts visuels et médiatiques de l’Université Laval . L’artiste s’intéresse aux limites entre le sexe féminin et masculin et travaillera dès l’automne à Bangkok sur un projet sur la transsexualité

The show must go on!

Puis, la magie a opérée. Recruté dès sa première apparition par sa «mère» (Drag queen plus expérimentée qui offre une sorte de mentorat), Henri surfe désormais sur la vague Miss Boom Boom, non sans sacrifice.

Il a mis sur pause ses études pour se consacrer à sa passion, qui correspond davantage à un mode de vie. «Même si tu punches à 21 heures, y’a une semaine complète de travail et de recherche, de pratiques longues , d’assemblage de costume et de maquillage quotidien , quand tu entres dans l’univers, tu te dois de le faire au complet».

Drag recrue de l’année 2014, Miss Boom Boom a maintenant son propre spectacle en compagnie de Réglisse, notre drag vedette à Québec. Il s’inspire notamment des clubs kids, clubbers new-yorkais des années ’90 qui performaient dans les fast-foods avec des costumes excentriques.

C’est d’ailleurs ce qui charme le plus de Boom Boom, son côté artistique explosé et sa rigueur, sa volonté d’aller plus loin; et il ira plus loin. Quand on lui parle de ses projets futurs, il avoue caresser le rêve de percer le marché Montréalais, puis américain.

Qu’est-ce que ça prend ? Henri m’explique qu’il ne faut pas perdre de vue ce que l’on veut vraiment. Il faut s’ouvrir à toutes les facettes de l’univers drag et y plonger tête première, en se rappelant toujours pourquoi on le fait. Parce que non, ce n’est pas pour le chèque de paie qui n’est pas très élevé au départ et qui sert principalement à être réinvesti dans le maquillage et les costumes. Il faut avoir la passion, il faut avoir le rêve.

source: page facebook Miss Boom Boom

Henri

Même si dans certaines tournures de phrases ou de la gestuelle on sent clairement la présence de son alter-ego, Henri reste Henri. « C’est sur qu’avec le feeling que le personnage procure, on se pose la question si on ne serait pas mieux en femme, de façon permanente. Faut, par contre, séparer les deux. Ce feeling-là finirait par disparaître si j’étais toujours Miss Boom Boom, j’apprécie ma vie de gars le jour et d’avoir la chance de devenir Boom Boom le soir». Boom Boom fait partie de lui, elle l’aide à aller vers les gens plus facilement et à se faire confiance, lui qui est de nature plus réservée au naturel.

Avec son talent , sa répartie, sa finesse et son sens du détail, nul doute qu’on n’a pas fini d’entendre parler de Miss Boom Boom. Tasse-toi Montréal, a star is born.

Si tu t’intéresses au travail de Miss Boom Boom ou tout simplement pour ne pas en revenir de la qualité de ses numéros, je t’invite à aimer sa page Facebook.

Tu peux aussi assister aux dimanches soir qu’il anime La belle et la bête dès 22 heures, au Cabaret le drague, rue Saint-Jean.

Par Chanel Garceau
Collaborateur spontané

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