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Sayonara, arrivederci, salut bye 2016!

Par Marie-Joëlle Pratte – le dans Bien-être, Carrière, Psycho, Santé
Je ne me considère pas comme une personne superstitieuse dans la vie. Il m’arrive de passer sous des échelles et de briser des miroirs sans qu’une malédiction me tombe dessus. Pourtant, pour une raison obscure, chaque année quand le 31 décembre sonne ses douze coups de minuit, la voix de ma p’tite mamie me revient toujours en tête. Elle, qui me disait que c’était important de bien commencer son 1er janvier parce que ça donne le ton à notre année.

C’est niaiseux mais, j’y ai toujours un peu cru.

L’an passé, j’ai commencé l’année de reculons, sans trop savoir où je voulais m’en aller. J’étais pas prête. Honnêtement, j’avais peur. J’me rappelle avoir souhaité que 2015 ne s’arrête pas. J’voulais qu’elle continue infiniment. J’voulais rester dans le moment. 2015 m’avait gâtée par une abondance de bonheur et de petites joies. Le genre de nuage sur lequel tu voudrais toujours flotter. J’avais célébré la fin d’un baccalauréat ardu, j’étais tombée amoureuse d’un homme incroyable sans m’y attendre et je m’étais envolée vers la Grèce, une de mes destinations de rêve, pour un périple parfait. Écoute, j’étais ben. Tellement bien, que j’avais peur de ce que 2016 pourrait m’apporter de meilleur. Pourtant, je n’avais jamais eu peur avant. Je ne m’étais jamais questionnée à savoir si l’avenir serait décevant. J’avais toujours pris pour acquis que je ferais mon chemin et que mon p’tit bonheur s’y trouverait à la fin.

J’avais peur du gros méchant Barreau, j’avais peur de la vie post-étudiante, de la vraie job d’adulte, celle où tu ne peux plus dire : ah, ça fait la job pour l’instant. J’avais peur d’être pognée dans une carrière dont j’avais tant rêvé, mais qui ne m’inspirait plus grand-chose maintenant. On dirait qu’innocemment je m’étais toujours dit qu’après avoir étudié aussi longtemps dans un domaine, j’allais triper au travail, dans la vraie vie avec un vrai salaire. Que je me devais de continuer, même si je sentais bien depuis longtemps que quelque chose n’allait pas.

Des questions, je m’en suis posées des millions. Pendant des mois, sans trouver la réponse. À vivre sur le pilote automatique. Jusqu’à ce que je revienne à la base, à ce qui me rongeait de l’intérieur, à ce qui me faisait vraiment vibrer. Jusqu’à ce que je me remette à croire en mes passions, mais surtout à les mettre en pratique. Cette p’tite voix qui me criait de prendre des risques, je ne pouvais plus l’ignorer.

De fil en aiguille, j’ai décidé de me choisir et de faire taire mon côté rationnel (un peu). Celui qui me disait que je n’avais pas le droit de changer d’idée rendue aussi loin. Celui qui me disait que ce n’était pas en me lançant dans le vide que je réussirais à m’acheter une maison, un chien ou n’importe quel élément de ce que la société considère comme un symbole de réussite. J’ai décidé d’enfin écouter mon côté fou, mon côté créatif et spontané pour me lancer dans un domaine totalement différent de mon champ d’études.  Ça faisait peur, vraiment peur. Ça fait encore peur d’ailleurs, mais ça fait tellement du bien en même temps.

J’te dis ça parce qu’avec la fin de l’année qui se pointe le bout du nez, on a souvent tendance à regarder derrière et à faire le bilan. J’ai commencé l’année 2016, déçue par les perspectives d’avenir que me réservait la carrière que j’avais choisi, en me disant que changer d’idée revenait à abandonner. Pourtant, c’est tellement plus gratifiant de se donner le droit de choisir et de se donner droit à l’erreur aussi. Cette année, aussi quétaine que ça puisse sonner, j’ai réalisé qu’il n’est jamais trop tard pour s’accrocher à des rêves qu’on a depuis toujours. Cette année, j’ai réalisé plus que jamais que suivre son instinct n’est jamais une gaffe.

Loin de moi l’idée de te faire croire que ce sera facile. Oh fuck non! Tu feras des erreurs, tu ne sauras pas comment t’y prendre et tu tomberas de haut à quelques reprises. Mais au bout du compte, tu seras plus fier de toi que jamais. Tu sentiras enfin que tu es à la bonne place, au bon moment, avec les bonnes personnes. Peut-être pas tout de suite, mais ça viendra, parce que ce seront tes choix et non pas ceux que tes parents, tes amis ou la société voudrait que tu prennes.

Tu travailleras pour vivre sans vivre pour travailler. Tes priorités ne seront peut-être plus les mêmes. Tes factures s’accumuleront peut-être un peu. Tout ne sera pas parfait au début, mais tu sentiras que tu auras enfin trouvé ta voie. Tu te sentiras complètement toi-même et peu importe l’âge que tu as, tu en découvriras beaucoup sur toi-même tout au long de la route.

Cette année, j’ai bûché, j’ai stressé, j’ai échoué parfois, mais je me suis retrouvée. Après plusieurs tentatives, je finis l’année en ayant finalement trouvé ma job de rêve, dans le domaine qui m’a toujours passionné. Ce ne sera pas rose à tous les jours et j’aurai peut-être envie de m’arracher les cheveux par moments. Cette année, je n’ai pas terminé un baccalauréat, je n’ai pas gagné le million et je ne suis pas repartie en Grèce. Pourtant, je termine 2016 sur une note encore plus satisfaisante. Parce que j’ai arrêté de faire ce qu’on attendait de moi, parce que j’ai cessé d’être prisonnière de ce que les autres voyaient en moi. J’ai arrêté de vouloir plaire à tout le monde et c’est là que je me suis enfin retrouvée, moi.  L’extravertie, la créative, la willing. J’ai décidé de suivre mon feeling du moment, d’arrêter de vouloir tout planifier, d’explorer mes opportunités et de laisser les choses aller.

2016, tu n’as pas été facile mais, sans toi je ne serai pas aussi forte aujourd’hui. Salut là!

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