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Workaholic: Comment ralentir le rythme et rester productive?

Par Melissa Bouchard – le dans Carrière, Girlboss, Productivité
Il aura fallu que je tombe malade une autre fois avant de réaliser que ce n’était peut-être pas normal d’être toujours malade. Peut-être que toutes ces migraines, otites, pneumonies, grippes et rhumes n’étaient en fait que le langage que mon corps avait pour me dire que j’en faisais trop. Pendant que je pleurais sur mon divan pendant le temps des Fêtes en me tordant de douleur, j’ai pris la résolution de prendre soin de moi. Parce que c’est bon de prendre du temps pour soi, mais aussi parce que devoir annuler des réunions, des ateliers, des journées de travail parce qu’on est malade, au final, c’est anti-productif.

Ça m’a frappé, comme ça. Comme une illumination. La plupart de mes amis me disaient souvent que je travaillais trop et que je devais prendre du temps pour moi. Que je devais aussi me permettre de prendre des vacances, ce genre de choses. Dans ma tête, j’avais la puissante conviction qu’ils ne me comprenaient pas. Qu’ils ne comprenaient pas à quel point je DEVAIS être efficace. Que je devais être disciplinée si je voulais réussir. Et encore là, réussir est un faible mot, c’est carrément la perfection que je voulais. La perfection, pour moi, était tributaire du nombre d’heures que je passais devant mon écran à travailler sur mes projets. Ce qui n’est pas faux. Mais pas systématique pour autant.

Ma résolution allait être simple, en théorie. Ça allait consister en trois points:

— Prendre des pauses

— M’accorder au moins une journée de congé par semaine

— Lâchez prise

En réalité, et là c’est pareil pour toutes les résolutions, ce qui détermine si tu vas réussir ou pas c’est pourquoi tu as choisi de le faire. Un de mes amis disait souvent que pour arriver à une véritable réponse, il fallait se poser trois fois la question. Ça s’applique aussi à ma résolution: pourquoi devrais-je prendre du temps pour moi? Arrêter d’être malade. Être plus efficace. Rendre des projets de meilleure envergure. Et parallèlement, avoir du temps pour mes amis.

Et ça marche. Du moins, au moment où j’écris ces lignes (nous sommes en mars), j’ai réussi à prendre des pauses tous les jours, et à m’accorder au moins une journée de congé par semaine. Oh, ça n’a pas toujours été facile. Mais quand je sens que le temps passe et que je pourrais travailler «juste une petite heure de plus» pour «finir un truc», je pense à pourquoi ce serait mieux pour moi d’arrêter. Je mentirais, par contre, si je disais que je m’écoutais toujours. C’est pour ça que c’est un défi. Si c’était toujours facile, ça n’en serait pas un.

C’est un rythme de vie que je maintiens depuis presque deux mois maintenant. J’ai eu quelques rechutes où j’avoue être restée trop longtemps devant mon ordinateur parce que mon agenda me faisait angoisser. Toutefois, j’ai remarqué que prendre des pauses et des congés me rendait plus efficace. Pour un même nombre de temps, j’étais deux fois plus productive! Ne plus vivre «sur la réserve de batterie» me rendait plus performante! Je me sentais soudainement une femme nouvelle, aux ambitions plus grandes que jamais! Toutefois, il ne faut pas retomber dans le piège de profiter d’une hausse d’énergie pour travailler encore plus longtemps. Oui, je sais, c’est facile à dire.

Qu’est-ce que tu vas gagner à ralentir le rythme mis à part une efficacité accrue au moment de se remettre au travail?

— Enfin lire les livres achetés dans la dernière décennie qui prennent poussière dans ta bibliothèque parce que tu attendais le bon moment pour les lire.

— Aller bruncher le dimanche, comme tout le monde.

— Emprunter le Netflix de ton ami pour regarder un film sans t’y abonner parce que tu trouves que c’est l’invention du diable.

— Accepter une invitation de dernière minute pour une sortie de filles.

— Prendre un bain. Un long.

— Cuisiner la recette sur laquelle tu bavais tellement, mais qui était beaucoup trop longue à faire.

— Méditer.

Mais c’est définitivement prendre soin de ses amis, de son couple et de sa famille qui sera le plus grand gain à cet effort.

Parce que si notre travail nous passionne autant, on a envie que ça dure encore longtemps, non? C’est le moment de se ménager un peu si on veut avoir cette même fougue à 45 ans, 62, pis même 87.

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