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Le coup d’envoi des 26ème Francofolies de Montréal

Par Roxane Chouinard – le dans Divertissement

 

La scène Ford
La scène Ford

C’est jeudi soir dernier qu’a eu lieu le spectacle d’ouverture des Francofolies de Montréal. Papas et mamans hipsters accompagnés de leurs enfants, étudiants délurés et grand public de tous âges étaient au rendez-vous pour l’évènement gratuit malgré le ciel gris. La pluie a cessé tôt et a finalement laissé place à une foule toute en sourire au grand plaisir des artistes qui occupaient la scène.

Cégepiens qui improvisent de la danse contemporaine
Cégepiens qui improvisent de la danse contemporaine

Avec l’excellente initiative des organisateurs du festival, Louis-Jean Cormier s’est vu attribué le privilège d’inviter ses coups de cœur musicaux du moment : des artistes authentiques et à la fois de curieux personnages habités d’une intelligente folie. Qualités qui se retrouvent bien entendu dans leur musique.

Le spectacle a débuté avec le rock n’ roll poétique de Bertrand Belin, un auteur-compositeur français à la voix feutrée bien connu de l’autre côté de l’Atlantique, mais encore très peu ici. Je dois avouer que je n’avais rien entendu de lui avant. Les amateurs québécois de musique qui sonne vraiment «balade rock française typique» seront comblés. Pour ma part, je préfère les textes derrière la chanson…

J’ai pu enfin fermer mon parapluie à l’arrivée de Klô Pelgag sur scène. Depuis quelques semaines, je me repasse son album L’Alchimie des monstres en repeat dans mon iPod. Une trame sonore idéale pour le printemps, faite de mélodies légères et inventives. J’avais donc très hâte de la voir et connaissant son style, je ne fus pas surprise qu’elle arrive habillée d’un soute de squelette – suivie de ses musiciennes en robe blanche et casquette de trucker et de son contrebassiste en speedo avec une épingle à couche dans le nez- . Pour décrire l’excentrique auteure-compositrice, je vais reprendre les mots d’une madame derrière moi pendant le show qui parlait d’elle à son amie comme d’une «Pierre Lapointe version fille». En effet, son style complètement disjoncté et ses vidéoclips surréalistes ont des airs de Pierre Lapointe. L’humour déstabilisant et absurde de Klô Pelgag en a fait rire plus d’un lors de ses interventions pour présenter ses chansons qui, pour certaines, sont au contraire assez profondes et mélancoliques comme Le silence épouvantail ou Le Tunnel. Un bon dosage humour/drame qui m’a également fait penser à l’attitude de Pierre Lapointe en show. Au piano ou guitare à la main, la chanteuse est une vraie bête de scène et a su captiver la foule et intriguer ceux qui la voyaient pour la première fois. Bon départ quand tu es en lice pour le prix Félix Leclerc!

Klô Pelgag

Cormier est venu ensuite présenter Jimmy Hunt, un artiste qu’il admire profondément et dit «aimer d’amour». Le rocker-hispter à la voix caressante, séduisante et singulière nous a donc livré les chansons pop-folk rock de son dernier album Maladie d’amour. Cheveux dans le visage, le chanteur et ses musiciens se sont donnés énergiquement sur scène pour le public qui devenait de plus en plus nombreux. Jimmy Hunt est pour moi une découverte musicale et son spectacle m’a convaincu à me procurer son album qui a, je cite, «jeté sur le cul» l’ex-membre de Karkwa.

Jimmy Hunt

Pour clore la soirée, le grand public a accueillit d’une pluie d’applaudissement Cormier qu’ils ont pu voir à la télé cet hiver comme juge à l’émission La Voix. Quant à moi, je suis une fan finie de ce chanteur depuis l’époque où il était avec son ancienne formation. Ses textes sont de vrais poèmes qui surprennent autant par leur simplicité que par leur profondeur. La voix de Cormier est touchante et sa plume est sincère. On sent qu’il met tout son être à nu dans ses chansons et sa popularité grandissante est certainement en train de le hisser au rang de Félix Leclerc et de Gaston Miron, ses idoles depuis toujours. En vrai chef d’orchestre de la soirée, Louis-Jean Cormier a carrément remis entre les mains du public le festival en disant, juste avant de commencer avec la chanson Bull’s eye, « Amuse-toi! C’est tes Francos!». En plus de nous jouer les succès de son album solo Le teizième étage, j’étais heureuse d’entre Complots d’enfant, reprise d’une chanson de Félix Leclerc qu’il s’est très bien appropriée. Que de frissons pour moi tout au long du spectacle qui s’est terminé avec la pièce Tout le monde en même temps, un véritable hymne à la chaleur humaine.

cormier

Pour ne rien manquer des Francos, je vous suggère de télécharger l’application mobile du festival et vous invite à suivre ma collègue Gabrielle qui offrira des comptes rendus des autres spectacles à venir!

Quant à moi, je retourne dans ma «Campivallencie» natale du 19 au 21 juin pour suivre la trace de Cormier (ainsi que plusieurs autres artistes présents aux Francos comme le rappeur Koriass et les chanteuses folk de Hey Babies) au Festival Artefact de Salaberry-de-Valleyfield.

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