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80 jours, 5 pays, un sac à dos : l’aventure commence!

Dernièrement, je vous parlais de la grande aventure que j'avais décidé d'entreprendre. Dire adieu à ma zone de confort et ne pas attendre que le « bon moment » se pointe le bout du nez avant de réaliser ce que j'avais envie de faire depuis des années. Environ 80 jours en Amérique du Sud, presque 8000 km par voie terrestre, un itinéraire de 5 pays qui est plus un guideline qu’autre chose, prêt pas prêt j'y suis! Après une journée de voyagement, débutant par une course Uber avec un sourd-muet jusqu’à l’aéroport, je mets le pied là où la terre est coupée en 2; l’Équateur.
etienne1Crédit : Étienne Ashford

Je viens de débuter mon parcours de 80 jours, je ne le réalise pas encore. La barrière entre le rêve et la réalité est encore très nébuleuse. Je suis arrivé sans trop de problèmes au Blue House hostel, à Quito, dans le quartier de La Mariscal, où la fiesta n’arrête jamais. Moi qui pensais peut-être avoir du mal à m’adapter à voyager seul; moins de 24 h après mon arrivée, j’avais déjà 4 nouveaux amis avec qui des liens se sont formés instantanément. Tous avec des parcours différents et une histoire à raconter : l’Américain qui traverse 6000 km à vélo; les Français partis 7 mois à l’aventure; un autre qui quitte l’Allemagne pour entreprendre 3 mois de bénévolat.

J’y suis, l’aventure commence, mes nouvelles liaisons me donnent confiance et je vois que je ne suis pas le seul qui a tout laissé pour se lancer dans le vide.

Les premiers jours d’exploration

La première chose qui te frappe en arrivant, c’est assurément la vue des énormes montagnes qui t’entourent et qui sont présentes partout autour de la capitale, déjà à plus de 8000 pieds d’altitude. Après ça, c’est probablement cette altitude qui t’assomme de maux de tête et de « gueules de bois » décuplés fois 1000. Personnellement, je ne me suis pas senti si affecté, sauf quand j’ai eu la brillante idée d’aller au gymnase, là où le blackout me guettait à chaque instant (je te déconseille fortement de faire de même). Le climat est super, mais un peu traître, il peut faire très chaud durant le jour et assez froid la nuit venue, une température de montagne typique. Je n’ai pas eu le temps d’explorer les alentours de Quito, mais de ce que j’ai vu et entendu, pour les amoureux de faune et la flore, il n’y a pas de meilleur endroit, la biodiversité règne sur le pays.

etienne2Crédit : Étienne Ashford

Les attractions touristiques

Je suis allé à la Mitad Del Mundo en compagnie de mes 2 amis français, là où la terre est coupée en deux, c’était touristique mais extrêmement intéressant. On peut y faire des expériences à la latitude zéro, comme tirer la chasse d’eau et la voir descendre en ligne droite. Bouger d’un pied au nord ou au sud et l’eau tourbillonne vers la gauche ou la droite. D’accord, c’est simple, mais assez cool à expérimenter!

etienne

Quito regorge d’endroits historiques et intéressants, mais je m’en suis tenu à la latitude zéro et à la cathédrale historique étant donné que je voulais voir et vivre le pays hors des lieux touristiques communs. Cette dernière vaut vraiment la peine d’être visitée; elle donne une excellente vue d’ensemble sur la ville. Si tu as les guts de te rendre au sommet en montant les 2 échelles, les moins inspirantes que j’ai jamais vues, interdites aux enfants, et qui te forcent à prier avant de t’y aventurer.

Le transport et les infrastructures, un chaos calculé?

Ok, je vais commencer par le bon. Le système de transport en commun de la ville est extrêmement efficient et abordable; on peut se rendre très facilement n’importe où et rapidement pour 25 cents par trajet. Oui, 25 cents! Si tu es un peu plus fancy ou peureux et tu préfères le taxi, on parle d’environ 50 cents du kilomètre, mais ATTENTION, du moment que les chauffeurs voient ta face de « gringo » ils ferment leurs compteurs et essaient de t’avoir. Si tu en as les capacités, arrange-toi pour négocier ta course avant de partir en gardant en tête qu’ils essaient souvent de doubler voir même tripler le prix. Si tu parles la langue ou tu suis cette règle, tu vas t’en sortir.

L’autobus et la conduite

Maintenant la moins bonne partie. La seule règle qui s’applique dans ce pays pour toute forme de transport, du moins dans la capitale : « survival of the fittest ». Sérieusement, sans en rajouter, c’est la jungle. La courtoisie n’existe tout simplement pas. Dans le bus, laisser les gens sortir avant d’entrer est overrated, donc tu pousses pour rentrer et tu pousses pour sortir, sinon, tu manques ton bus. Si tu as le malheur d’attendre après les gens, attends-toi à te prendre une porte de bus dans le front parce que le chauffeur la ferme quand il doit partir, et non pas une fois que les gens sont entrés. Pour ma part, ça allait assez bien, à 5 pieds 11 et 190 livres, j’avais une tête de plus que la grande majorité des Équatoriens, mais tout de même, je devais pousser. Eh oui, j’ai reçu une porte derrière la tête la première journée.

Pour ce qui est des automobilistes et la route, c’est pas compliqué : pense à la mauvaise conduite au Québec et multiplie par cent, ça ne fait juste pas de sens. Je déconseille fortement de conduire là-bas. En fait, c’est comme si tu conduisais une moto les yeux bandés, sur l’autoroute. Fais-le pas, tu ne survivras pas au premier coin de rue. J’en suis un exemple concret, j’ai essayé de conduire… fais pas comme moi.

À pied? Avec des yeux tout le tour de la tête, une bonne forme physique et de la chance, on peut s’en sortir en traversant aux lumières.

Sécurité, budget, bouffe

La ville m’a semblé très sécuritaire, jour et nuit. Des rues, aux boites de nuit, la police et la sécurité toujours présente. En vivant comme les locaux, on peut manger pour environ 3-4 $ par repas. Tout est bon, spécialement la bouffe de rue et les jus naturels à 1 $. Étonnamment, aller à l’épicerie s’est avéré plus dispendieux que d’acheter dans les restos et les marchés locaux.

La prochaine fois : je vous parlerai de la meilleure « pire idée » que j’ai jamais eue. Le genre d’aventure que tu fais pour vivre des sensations fortes, mais dont tu réalises seulement l’étendue du danger une fois que tu prends ton souffle pour la raconter.

Pour te donner un avant-goût : motocross, 250 km hors route, jungle et montagne… pas de garde-fous.

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