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Dracula Untold, un mythe revisité sans grand inédit

Par Nerds – le dans Divertissement

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En ce mois d’octobre, mois de la fête de l’Halloween, je me suis laissé tenter par l’appel des morts vivants et je me suis dirigé vers l’écoute d’une histoire de vampire maintes fois racontée, l’histoire de Dracula. Avec la popularité des histoires de vampires dans la dernière décennie, je me suis assis dans la salle de visionnement sans attente véritable et je me suis laissé surprendre à apprécier ce divertissement pour ce qu’il est, un divertissement sans aucune prétention, malgré quelques failles de réalisation et de scénarisation. Comme le nom l’indique, ce film de Gary Shore raconte le parcours du prince de Transylvanie, Vlad Dracula, incarné par l’excellent Luke Evans qui réussit à nous faire oublier les faiblesses des dialogues dans les scènes romantiques et les quelques irrégularités du scénario. Ce n’est pas un film parfait, loin de là, mais il reste que j’ai apprécié globalement mon heure trente de lâcher prise au travers mes nombreux travaux de mi-session universitaire.

La narration du film est faite par le jeune prince héritier, et fils de Vlad, qui nous raconte comment son père est devenu la légende que nous connaissons aujourd’hui. L’histoire s’amorce avec un résumé trop court du passé du monarque, alors qu’il était l’esclave guerrier le plus sanglant des Turcs. On nous balance en image et en narration, et ce, un peu maladroitement, les raisons expliquant son surnom de Vlad l’Empaleur. On nous raconte ensuite que malgré cette expérience de violence extrême, le jeune prince revint dans son royaume, la Transylvanie, et règne en prince paisible et bienfaisant. En 1462, 10 années de paix totale se sont écoulées entre l’Empire ottoman et le peuple transylvanien. Une délégation de reconnaissance se promène au bas du mont de la Dent Cassée et trouve le casque d’un éclaireur turc semblant avoir été abîmé par les griffes d’un loup. Sachant que les éclaireurs ne font jamais cavalier seul, la délégation, menée par Vlad lui-même, va à la recherche des autres soldats étrangers et tombe nez à nez avec un monstre sanguinaire se terrant dans la grotte du mont. Ce dernier épargne la vie du Prince, sans que nous comprenions pourquoi. Vlad, apeuré par ce qu’il vient de découvrir, se dirige au monastère afin de faire des recherches dans les écritures des moines et découvre l’origine du monstre en question. Il retourne au château retrouver les siens, inquiet des évènements à venir.

Le voyant comme le plus grand monarque de tous les temps et ignorant le passé meurtrier du prince, son peuple lui est reconnaissant de tous ses bienfaits et célèbre en grande pompe le dixième anniversaire de la trêve au château. C’est à ce moment que tout bascule.

Le sultan turc envoie une délégation au château Dracula, pendant la fête, afin de réclamer mille jeunes garçons, dont le tout jeune prince héritier. Chacun d’eux sera formé pour devenir de grands guerriers sanguinaires, afin que la Turquie puisse continuer son invasion, qu’on nous décrit comme planétaire. Se souvenant de sa propre expérience auprès du peuple turc et devant les supplications de son épouse, Vlad tente tant bien que mal de négocier avec celui qu’il considérait comme son propre frère, le sultan Mehmet en personne. Ne parvenant pas à convaincre Mehmet, Vlad retourne au mont de la Dent Cassée et fait un pacte avec celui qui nous est présenté comme le premier de tous les vampires existants. Le pacte est le suivant : pendant trois jours, Vlad détiendra le pouvoir des êtres des ténèbres, mais doit résister à la soif de sang humain. S’il y parvient, il redeviendra un homme normal, sinon il sera maudit pour l’éternité. Les pouvoirs et les faiblesses des ténèbres sont habituels à toute histoire de vampire moderne ou mythique: la force de cent hommes, la vitesse de la lumière, une vision et une ouïe développée aux centuples, le contrôle des chauves-souris, la brûlure du soleil du jour, une faiblesse lorsque confronté à l’argent pur et la mort assurée lorsqu’un pieu, dans le cœur, est enfoncé. Prêt à tout pour garder son fils et son peuple, Vlad accepte ce pacte, boit le sang du monstre et se transforme ainsi en machine de guerre humaine. Réussira-t-il à combattre la soif qui l’assaille? Protégera-t-il son peuple ou ce dernier se rebellera-t-il contre son prince en découvrant ses pouvoirs? Le jeune prince héritier sera-t-il protégé ou sera-t-il enlevé par les Turcs? Toutes ces réponses sont plus ou moins évidentes, mais sont données, parfois, de manière surprenante. De plus, sans en dévoiler le contenu, un point saillant de la finale peut sembler crève-cœur pour certaines spectatrices, dont quelques filles autour de moi.

Il va sans dire qu’il n’y a pas grand nouveau dans cette histoire. Le seul côté « inédit » de l’histoire est également le côté kitch du film, la bonté et l’amour du prince pour sa famille. Ça me semble peu crédible, trop rose bonbon. Un guerrier sanguinaire, ayant combattu par simple obligation, sans ressentir ni remord, ni jouissance, peut-il vraiment être aussi aimant et protecteur quelques années plus tard? N’en reste pas moins que toute l’histoire est basée sur cet amour envers la reine et le jeune prince. De plus, le rôle de cette reine dans l’histoire est secondaire et n’est qu’une représentation métaphorique d’Adam et Ève et de la pomme maudite. De plus, à un moment, le peuple veut se rébellé, mais se rallie un peu trop rapidement derrière leur souverain dans une explication quelque peu loufoque et incrédule. Je me dois d’admettre que, pour apprécier ce film, il faut parvenir à faire fi de ses inégalités émotionnelles et scénaristiques.

Il n’en reste pas moins que la signature visuelle est très élégante (sauf peut-être lors des scènes de guerre, ou en voulant démontrer la vision du vampire donnant presque mal au cœur au spectateur). Les effets spéciaux sont remarquablement bien réussis, surtout lors de la mort de certains vampires créés pour combattre l’Empire ottoman. L’action est sans interruption et le film ne souffre d’aucune longueur véritable. Il faut le voir comme une revisite d’un mythe mille et une fois raconté, et non pas comme une innovation telle que proposée par le titre. En somme, ce film ne gagnera aucun prix et ne passera certainement pas dans les annales cinématographiques, mais reste un bon divertissement à voir, mais qui, pour ceux qui ne sont pas fanatiques des visionnements sur grand écran, peut attendre la sortie DVD.

Par Nicolas Bourgeois
Collaborateur spontané

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