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Mon art, ma carrière !

Par Julie Morisset – le dans Carrière, Divertissement

On pense souvent à tort que l’art est uniquement un passe-temps alors que la plupart des artistes sont de véritables passionnés qui espèrent en faire leur métier. Évidemment, choisir l’art comme choix de carrière n’est pas le chemin le plus facile. J’ai rencontré Myriam Dion, une artiste de chez nous, pour en parler.

Selon Myriam, être convaincu de notre choix à 100 % et ne pas avoir peur de travailler fort, c’est ce qu’il faut pour réussir dans le monde artistique. Il ne faut pas hésiter et ne surtout pas voir l’art comme un simple passe-temps. Il faut avoir de l’ambition et être prêt à s’investir intensément dans sa pratique pour réussir. Pour elle, c’était un choix sans alternatives. Malgré la compétition féroce, elle savait que sa détermination lui permettrait d’exceller dans ce domaine et elle avait bien raison.

Accumulant les bourses et les honneurs, Myriam réussit haut la main sa maîtrise en arts visuels et médiatiques à l’UQAM en 2014 et commence alors sa carrière en tant qu’artiste. Une carrière qui lui procure un sincère sentiment d’accomplissement et un grand bien-être.  Elle se décrit comme une femme artiste ambitieuse qui est sensible à la finesse et aux détails des choses et à tout raffinement ou subtilité qui soient susceptibles de susciter la contemplation.

Bien sûr, sa vie ne suit pas la formule 9 à 5 des boulots ordinaires, car son métier lui offre une grande liberté. Par contre, ce style de vie, quoiqu’agréable, demande d’être très disciplinée, car il est facile de se laisser tenter par les loisirs et de succomber à la paresse. Sans motivation et sans détermination, il est facile de se perdre à travers le processus de création. Même si elle commence plus tard dans la journée et qu’elle s’arrête à quelques occasions pour profiter de la vie, elle ne néglige jamais son travail et lui accorde la plus grande partie de sa journée. En ce sens, elle préfère créer en fin de journée jusqu’aux petites heures du matin afin de profiter de la quiétude et du silence de la nuit, une période très inspirante pour les artistes.

Son processus de création est en marge de la société, en général axée sur la vitesse, le numérique et les technologies. Dans cette ère où tout semble se dématérialiser, Myriam matérialise et « trouve une petite place pour le fait main et la lenteur. » D’ailleurs, c’est avec le papier qu’elle préfère travailler, car c’est un matériau peu dispendieux et malléable qui ne nécessite pas un grand espace. Elle adore se procurer ses matériaux au papier japonais, une petite boutique du Mile-End qu’elle surnomme « la caverne d’Ali-Baba du papier ».

Cette artiste invite les gens à aller visiter les galeries et les musées et à s’ouvrir au monde artistique même si on n’y connait rien. « Il ne faut pas penser que l’art visuel est un milieu hermétique et il ne faut pas se sentir mal parce qu’on ne comprend pas le sens d’une œuvre. J’ai une maîtrise en arts, je suis une artiste, et, pourtant, quand je vais voir une exposition, je n’aime pas tout ni ne comprends tout ! Il faut aller en voir le plus souvent possible pour développer son sens critique, apprendre à comprendre la scène artistique, définir ce que l’on apprécie ou pas… »

« Les œuvres d’art sont le reflet de notre société, elles parlent de nous, de notre culture, c’est notre identité collective et ça me semble essentiel de s’en préoccuper. » Selon elle, on ne manque pas de grands artistes au Québec, il existe plusieurs personnes qui ont dédié leur vie à leur passion et qui méritent d’être connues. Il faut simplement laisser aller notre curiosité et prendre le temps d’aimer ce qui se trouve devant nous. On ne prend plus assez le temps de prendre le temps. Elle ajoute en blague qu’il y a souvent du vin dans les galeries et que ça pourrait être un argument convaincant pour certains. Toutes les raisons sont bonnes pour se rendre à une exposition et encourager les artistes d’ici.

Présentement, une de ses œuvres figure dans une exposition collective au Whyte Museum à Banff, en Alberta, mais Myriam prépare également deux expositions solos. La première aura lieu cet automne chez Arprim, un centre d’artistes à Montréal, et la seconde sera dans la grande galerie de l’Œil de Poisson, à Québec, en 2017. Elle travaille sur plusieurs autres projets pour la galerie qui la représente; la galerie Division. Vous pouvez la découvrir en visitant son site web myriamdion.com.

Je remercie cette merveilleuse artiste pour le temps qu’elle m’a accordé et pour la féliciter pour son travail acharné. Myriam Dion est la preuve vivante qu’on peut vivre de nos rêves si on garde espoir et qu’on travaille fort. Elle nous fait comprendre que rien n’est impossible lorsqu’on se fixe des objectifs et qu’on fait tout pour parvenir à nos buts.

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