Bruel de toutes les couleurs au FEQ
Qui a le droit!? Quuuuiii a le drooooooooooiiiiiit, de faire çaaaaaa!
Oui, j’avoue, j’aime cette chanson-là. Mais c’est pas mal la seule que je connais. Et c’est peut-être parce qu’elle joue à tous les jours au FM 107,5, la radio matante de Québec.

Cela dit, en arrivant sur les plaines d’Abraham, assis avec la belle mère pour ne nommer qu’elle (bonjour belle maman!), j’avoue que je m’attendais à passer une longue soirée. Sous la pluie, comme si ce n’était pas assez! Ah non, j’oubliais; ce n’était pas assez de ça. Le spectacle de Patrick Bruel soulignait également la fête des Français. Ajoutez le français chiant qui s’ajoute à l’équation, j’aurais mieux fait de rester chez moi.
Mais non!
J’avoue avoir été agréablement surpris parce que le spectacle s’est avéré particulièrement bon. Monsieur Bruel n’a pas une renommée pour rien. C’est un sacré showman. Il a entrainé la foule à travers un spectacle sans fin durant lequel il a fait valser (littéralement, swigner votre compagnie!) les Québécois pour la fête nationale française tout juste après avoir animé la foule en jouant plusieurs extraits de ses chansons les plus connues en version acoustique! Il a chanté en Arabe et fait chanté la foule en Arabe (on disait peut-être tous des insanités sans le savoir d’ailleurs.)
Ce n’est pas tout. Patrick y est également allé d’une chanson hip-hop, croyez-le ou non, dénonçant la cyber intimidation et le harcèlement chez les jeunes. Le texte engagé a semblé très apprécié des spectateurs qui n’étaient certainement pas prêts à ce genre de musique, assis dans leurs chaises (oui les chaises étaient permises pour ce spectacle à saveur rock détente).
D’ailleurs, les spectateurs sont pas mal tombés en bas de leurs chaises lorsque la jeune chanteuse Charlotte Cardin-Goyer s’est jointe à Bruel pour interpréter «J’te mentirais» et crier mélancoliquement : «Alors vite, JE TOOOOMMBE!». Oui, c’était bon. J’ai aimé ça, j’avoue.

Vous pensez que c’est fini? Non. Bruel a fait monter Alex Nevsky sur la scène juste au bon moment, alors qu’il oubliait les paroles d’«On leur a fait croire». Nevsky a eu l’air d’un géant à côté du géant, à reprendre le spectacle en main. Félicitation Alex, tu peux bien chanter «Pa pa la pa pa pa!» dans ta tête après ce coup-là!
Enfin, que dire de «Casser la voix». Les musiciens nous ont joué ça pendant de longues minutes alors que les spectateurs chantaient à tue-tête, même après trois agaces finales, sans jamais s’arrêter!
Ça aura pris une dernière averse en fin de spectacle pour faire décoller les fans qui ne voulaient plus partir!
Monsieur Bruel, vraiment, vous avez donné tout un show!
Par Sébastien Verret
Collaborateur spontané
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