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Osheaga: 3 jours un peu trop hot pour les fans de musique

Par Marie-Pier Hamon – le dans Divertissement
Première chose que je vois en arrivant sur le site à 15h30: une fan de JPEGMAFIA qui vomit. Soit la performance de son artiste lui a déplu (ce qui m’étonnerait ben gros), soit l’alcool et la chaleur ont eu l’effet d’une bombe sur son estomac. Ça promet pour la suite du festival!

Comme chaque année, Osheaga avait donné rendez-vous à tous les mélomanes de Montréal, mais aussi de l’extérieur, pour un trois jours intense de festivités sous une chaleur tout aussi intense, voire accablante. C’est qu’on annonçait un beau weekend pas mal chaud pour la 14e édition d’Osheaga!

JOUR 1

Un combo de malaises et de musique

JPEGMAFIA
Crédit: Tim Snow

Malgré les nombreuses précautions que le festival avait prises pour éviter que les spectateurs soient pris de coups de chaleur ou d’évanouissements (pas très glamour, on va s’le dire), première chose que je vois en arrivant sur le site à 15h30: une fan de JPEGMAFIA qui vomit. Soit la performance de son artiste lui a déplu (ce qui m’étonnerait ben gros), soit l’alcool et la chaleur ont eu l’effet d’une bombe sur son estomac. Ça promettait pour la suite du festival!

Un set un peu trop hot pour une spectatrice

Rosalia
Crédit: Pat Beaudry

C’est malheureusement pas la seule qui a souffert des effets de la chaleur durant la première journée. Une autre spectatrice s’est évanouie durant le set pop flamenco de la talentueuse Rosalía. Comme mon amie m’a dit: «C’est plate, elle vient de chier son festival.» J’ai calé toute mon eau en acquiesçant. C’est ben plate.

Ce serait pas la seule: plusieurs spectateurs ont souffert de malaises tout au long du weekend, et quand je dis malaises, je parle pas de croiser ton ex avec sa nouvelle blonde à l’épicerie ou du match Tinder que t’as drunktext avec ta gang d’amies à 3h du matin.

Le folk rock de Sharon Van Etten

Sharon Van Etten
Crédit: Pierre Bourgault

Heureusement, c’est pas toute la journée qui a eu des apparences de Dr House. Les spectateurs ont eu droit à de beaux moments, notamment avec l’auteure-compositrice-interprète américaine Sharon Van Etten. L’artiste, qui vient tout juste de sortir un nouvel album, soit Remind Me Tomorrow, a commencé son set avec l’excellente pièce «Jupiter 4» tirée de cet opus. L’artiste folk rock indie est allée puiser dans son répertoire pour nous offrir la pièce One Day. Un beau petit retour dans le temps qui a plu aux nombreux spectateurs qui assistaient à sa prestation, du moins jusqu’à ce que plusieurs se fassent surprendre par les arrosoirs gigantesques d’Evenko. Efficaces pour rafraîchir, moins pour garder en place sa mise en plie, mettons!

Une ambiance pas si festive que ça pour Interpol

Interpol
Crédit: Pat Beaudry

Gros changement d’ambiance pour le groupe rock Interpol qui occupait une des scènes principales. Malgré l’énergie du band, on avait l’impression qu’aucune connexion ne semblait s’établir entre le groupe et les spectateurs, qui regardaient Interpol de manière contemplative, voire quasi stoïque. C’était assez compréhensible; après tout, Interpol est un groupe qui s’écoute bien en vinyle, une petite coupe de vin en main, discussion romantique avec chum/blonde en plus. C’est toutefois dommage parce que c’était un des headliners de la programmation.

Flume versus The Lumineers

Flume
Crédit: Pat Beaudry

Au moins, Flume a su un peu raviver la foule avec ses chansons électro combinées à sa mise en scène étudiée, ce qui était moins le cas avec The Lumineers. Du kitch assumé, t’as dit? Totalement. Mettons qu’on aurait préféré Flume après le groupe folk rock américain, question de bien nous starter pour le reste de notre soirée. Certaines personnes y auront toutefois trouvé leur compte. En tout cas, j’espère pour les autres spectateurs…

JOUR 2

La journée a commencé comme la précédente, mais d’une manière un peu plus intense. Les spectateurs semblaient encore plus sur le party, comme si, durant la nuit, on leur avait injecté une substance faite de Monster, de Redbull et de Guru. Bref, un beau gros mélange de caféine. Ça criait dans le métro dès 14h: j’avais déjà un peu peur d’entrer sur le site et j’étais pas encore rendue à la Station Berri.

Une jungle en guise de scène

Les Louanges
Crédit: Simon White

Je me suis rendu à la scène des arbres Perrier pour voir le set des Louanges, un de mes artistes préférés. L’an passé, et celle d’avant, cette scène était confinée à une petite bulle: un vrai cauchemar pour les gens claustrophobes. Gros changement cette année: c’était à aire semi-ouverte et l’installation semblait nous transporter l’instant d’un moment dans un autre pays où la végétation luxuriante clashait avec le sol poussiéreux caractéristique des autres scènes du site. Dur de ne pas apprécier cette scène originale qui ajoutait à la performance de l’artiste.

Une robe en forme de vagin et quelques problèmes de sons

Venait ensuite le temps d’assister à la prestation de la talentueuse Janelle Monae qui, pour l’occasion de son passage à Osheaga, était accompagnée de nombreuses danseuses et d’une garde-robe complète, on aurait dit. En effet, l’artiste a fait de nombreux changements de costumes durant sa prestation, parfois au détriment d’une certaine fluidité entre les morceaux. On a ainsi vu Janelle Monae interpréter PYNK dans une robe représentant un vagin: joli clin d’œil au vidéoclip éponyme. L’artiste a aussi chanté Electric Lady, Make Me Feel et Primetime, sublime chanson qui a été interrompue à de nombreuses reprises par des problèmes de sons aussi étonnants que les habits de l’artiste. Je me serais attendue, comme beaucoup de gens, à ce que ses chansons fassent danser la foule comme lors du set de Rosalía. Semblerait que le courant ne passait pas entre l’artiste et la foule, tout comme lors de la prestation d’Interpol.

Une piste de danse à ciel ouvert

The Chemical Brothers
Crédit: Pat Beaudry

Encore une fois, gros changement d’ambiance et d’énergie pour The Chemical Brothers. Le groupe électro est monté sur scène et s’est mis à jouer ses beats tandis que les écrans gigantesques surplombant les scènes principales projetaient tantôt des animations géométriques, tantôt des images d’insectes ou des vidéos de personnages un peu effrayants, je dois l’avouer. Bien que nous n’ayons pas pu voir les membres du groupe culte anglais, nous avons pu voir l’apparition de deux robots gigantesques qui lançaient des lasers (mince consolation) tandis que le site d’Osheaga s’était transformé en gigantesque piste de danse extérieure. Le party était solidement pogné!

Jour 3

Une grosse foule pour The Franklin Electric

Les festivaliers étaient nombreux sur le site pour voir Franklin Electric, un des groupes chéris des Montréalais. Le band a revisité plusieurs des chansons de son répertoire, notamment, This Is How I Let You Down et I Know The Feeling, en plus de jouer les pièces de son nouvel EP In Your Head, sorti quelques jours auparavant. C’est justement avec la pièce Made It up in Your Head que la formation canadienne a ouvert son spectacle.

Nous avons également eu le droit à quelques sacres de la part de l’auteur-compositeur-interprète Jon Matte: «You, the Québécois, you say t********, right? People said to me: Hey, t’es bon t*********!» Ce qui a suscité à la fois de l’étonnement et du rire dans la foule!

Un jeu Nintendo sur écran géant

Mac DeMarco
Crédit: Pat Beaudry

Oh well, Jon Matte n’était pas le seul qui allait s’exprimer ainsi sur scène! Mac DeMarco, qui est réputé pour son originalité ainsi que ses excellentes chansons folk rock, a «ordonné» aux spectateurs de faire un moshpit avec la formule très polie: «Moshpit m***********!» Peu après, l’auteur-compositeur-interprète allait récidiver, juste après avoir marché sur les mains, en s’exclamant avant sa pièce à succès My Old Man: «It’s rock’n roll, m***********!» T’sais, quand je disais que DeMarco était réputé pour son originalité. Ben, c’est ça!

L’artiste, qui portait une casquette Nintendo 64 fort adéquate étant donné qu’un jeu vidéo était diffusé pendant sa performance, a fait d’autres acrobaties sur scène en plus d’interpréter Choo Choo et un très bon cover d’Enter Sandman de Metallica. C’était tout un show!

 

Osheaga s’est terminé avec la pluie de confettis de Tame Impala et la musique dansante de Childish Gambino. En dépit de quelques faiblesses au niveau de la programmation, Evenko a assuré avec son nouveau site qui s’est montré à la hauteur des attentes. Bien que la 14e édition n’ait pas été sold-out, c’est plus de 130 000 festivaliers qui ont été présents lors de ce beau weekend. Gageons que plusieurs auront passé un 3 jours fort mémorable!


Crédit photo couverture: Benoit Rousseau

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Marie-Pier Hamon

Journaliste de formation, Marie-Pier se passionne pour la rédaction d’articles culturels, de divertissement et la recherche de contenu. Toujours un peu en train d’écouter de la musique, elle écrit probablement plus de mots dans une journée qu’elle n’en dit.