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Le cinéma québécois a-t-il su se renouveler?

Par Audrey X – le dans Divertissement
Quand on regarde les blockbusters américains, il est difficile de se dire que le Québec peut tenir la cadence face à ces géants du cinéma. Depuis quelques années, pourtant, on assiste à un phénomène tout à fait nouveau : le désir des Québécois de percer à l'international.

Qu’ils soient Dolan, Villeneuve ou Vallée (pour ne nommer que ceux-là), le Québec prend de plus en plus de place dans le monde du cinéma. Des films à gros budgets sont souvent tournés à Montréal (X-Men, par exemple) et on a l’impression d’assister à l’apparition massive de « grosses » vedettes dans la ville aux cent clochers, même si, pourtant, cela ne date pas d’hier.

Et notre cinéma à nous? Qu’en est-il? Il est de notoriété publique que les films québécois sont, pour certains, trop souvent des films de répertoires qui doivent faire/font réfléchir. Bien que les opinions à ce sujet soient aux antipodes, il serait bon de se poser la question : a-t-on su se renouveler auprès de nos cinéphiles?

La réponse :

Étant une adepte du juste milieu, pour moi, la réponse est oui… et non.

Oui, parce que nos films semblent de plus en plus intéresser le marché international et parce qu’ils gagnent de plus en plus de prix dans certains festivals…

Non, parce que l’achat de films québécois est loin d’être aussi populaire que celui de films américains… auprès des Québécois eux-mêmes! Et cela découle d’une autre généralité connue : les Québécois sont piètres cinéphiles de leurs propres films. Oui, il y en a qui aime ça, mais ce n’est pas la majorité. Et ce n’est pas moi qui le dis; les chiffres parlent d’eux-mêmes.

Pourtant, me direz-vous, certains films des dernières années ont eu la cote. En effet, et j’en suis d’ailleurs très fière. C’est pour cette raison que j’aimerais passer en revue les films des dernières années qui ont su se démarquer sur le marché québécois.

La Guerre des tuques 3D (2015)

Beaucoup ont reproché que l’on touche, comme les Américains le font si bien, à un vieux classique. Pourtant, je crois que le million en recettes que le film a amassé justifie amplement qu’on ait dépoussiéré cette antiquité. C’est vrai que cela manque d’originalité de faire un remake. Pourtant, je ne peux m’empêcher de croire qu’au contraire, cela fait preuve d’une certaine créativité que d’adapter quelque chose qui a déjà été fait, d’un point de vue différent. Certaines adaptations (pas toutes bien sûr) sont même parfois meilleures que les versions originales.

Louis Cyr (2013)

Ce film, se rapprochant du conte, donne le ton pour une nouvelle génération de films québécois : le drame biographique où le héros est roi. Parfois, nous semblons oublier nos héros et mettons davantage l’accent sur leur piètre vie (Ma vie en cinémascope, 2004) que sur les grands noms du Québec. Remarque, il y a eu Maurice Richard en 2005… HUIT ans plus tôt.

Starbuck (2011)

Ce succès a connu deux adaptations, une en France et une aux États-Unis. On salue l’originalité de l’histoire.

Bon Cop, Bad Cop (2006)

Encore reconnu comme LE film le plus lucratif du Canada, ce film à gros budget (pour notre belle province, dans tous les cas) a su se démarquer par ses effets spéciaux réussis et les noms en tête d’affiche. Il a ouvert le feu pour d’autres productions du même genre (De père en flic, Nitro, etc.). Ce qu’on lui reproche : de trop ressembler aux films américains et, par le fait même, de manquer d’originalité.

La Grande séduction (2003)

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Le film a tellement été apprécié qu’ils en ont fait une adaptation… canadienne-anglaise. L’originalité de la réalisation de La Grande séduction a démontré tout le savoir-faire de nos cinéastes québécois à mettre en scène des personnages attachants.

Oui… non, non, oui.

Ok, ok. Je l’admets, ma liste est courte. Je sais, je sais. Vous en auriez rajouté beaucoup plus.

Toutefois, l’essentiel est là. Malgré ma réponse mitigée ci-haut, reste que je crois sincèrement que dans notre belle province de la poutine, on fait des films carrément géniaux (les films adaptés de l’œuvre de Fred Pellerin, notamment, visuellement magnifiques et, je trouve, relevant d’un style qui nous appartient totalement). Je crois aussi qu’avec le temps, on va trouver notre marque et faire notre place dans le monde sans fin du marché cinématographique mondial (et pas que dans les festivals de hipsters… j’ai rien contre eux, sachez-le, mais je trouvais ça drôle de l’écrire).

Il nous faudra sans doute davantage de Martin Matte (Les Beaux malaises) et de Patrick Huard (Guibord s’en va-t-en guerre) qui, malgré qu’ils soient à l’origine humoristes, ont participé à de magnifiques productions dans les dernières années… ou encore, plus de Xavier, Denis et Jean-Marc qui nous permettront de rayonner dans de nombreux pays, mais reste que…

Bravo Québec, tu as su te renouveler!

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