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Ça y est, je m’en vais à l’autre bout du monde

Par Amélie Desmarais – le dans Voyage

C’est quoi un nomade? Par définition, c’est quelqu’un qui est toujours en déplacement, l’opposé du sédentaire. On peut s’entendre pour dire que c’est une personne qui a un besoin presque maladif de liberté, de variété et qui a surtout des envies de voyage en continu. C’est ancré dans son âme, dans son esprit, c’est imprégné dans son mode de vie. Ça fait partie de qui il est, littéralement.

Alors qu’arrive-t-il quand un nomade doit se conformer aux aléas de la société et se poser à un endroit fixe pour économiser juste ce qu’il faut afin de garder son train (ou avion) de vie? Il s’ennuie, il rêvasse.

On a tous des rêves dont on parle à voix haute, devant des amis, la famille et même à des voisins de siège dans le métro… souvent sans jamais vraiment penser qu’on va réellement faire ce qu’il faut pour les réaliser. Pour quelqu’un de sédentaire, les rêves sont bien souvent axés sur les acquisitions. Une nouvelle voiture? Une plus grosse maison? Pour un nomade, le rêve, il commence par un bout de papier. Un petit bout de papier qui vaut souvent cher, qui ouvre des frontières infinies et qui, souvent, change qui tu es à jamais.

Le but ultime du nomade : repartir coûte que coûte

Comme toute bonne nomade, voyager est devenu une drogue, un état d’esprit que je recherchais constamment. Je ne pouvais plus m’en passer. Tous mes temps libres, ou presque, étaient investis à la recherche de billets d’avion. Parce qu’une fois que tu as la piqûre, tu as une seule idée chaque fois que tu reviens à la maison : repartir. La destination peut être inconnue, le but est seulement de trouver une aubaine qui vaudra la peine. L’envie de repartir est souvent plus grande que la destination. Contrainte à travailler souvent des heures supplémentaires pour renflouer mes coffres, les temps de pause au travail sont investis à fouiller le Web à la recherche de la perle rare. Le billet qui m’emmènera le plus loin pour le tarif le moins élevé. Avec le temps, on développe des techniques, on trouve des liens vers des nouveaux transporteurs, des rabais et même des blogues qui cherchent les aubaines pour nous! On passe nos nuits à épier les sites de vols à rabais, à contempler la prochaine destination possible. Il faut vérifier les différents départs (dates et villes voisines) en plus des autres moyens de transport si on décide de prendre une ville un peu plus éloignée pour un tarif plus avantageux. Ah, et j’oublie aussi les billets achetés séparément… Tous les trucs impensables, je les ai pensés afin de pouvoir dénicher cette petite perle…

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Quand la perle se dévoile

Mon esprit s’est tellement baladé aux quatre coins de la planète… Bangkok, Tokyo, Rio de Janeiro, Lima et j’en passe. Tout était possible pour moi. L’excitation de ne pas savoir à quel moment j’allais appuyer sur RÉSERVER me laissait rêvasser un peu plus longtemps, me tenait en haleine. Jusqu’à ce que la caverne d’Ali Baba apparaisse devant moi. Jour de l’An à Sydney, Australie. C’était ça LA réponse. Tous les éléments s’étaient alignés pour que ça fonctionne. Tout était trop bien synchronisé. Tellement que j’en ai eu la chienne. Est-ce que ça arrivait pour de vrai? Au moment de réserver, ma mère et ma meilleure amie, à côté de moi, ont été contraintes au silence total sans droit de regard sur ma décision. C’est comme si partir si loin me rendait anxieuse. Jamais auparavant je n’avais éprouvé un pareil sentiment, celui qui mélange liberté et perte de contrôle en même temps. Les mains moites, la bouche pâteuse et les jambes molles, j’ai rempli tous les formulaires (2 fois, parce que oui j’ai acheté mes billets séparément, je ne vous dis pas le casse-tête pour coordonner le tout!). En 15 minutes, les billets étaient dans mon email et je les contemplais sans vraiment réaliser ce que je venais de faire. Je fermais les yeux et les rouvrais, plusieurs fois, juste pour être certaine.

Quand l’adrénaline s’est estompée dans l’heure qui a suivi, j’ai finalement réalisé que je partais à l’autre bout du monde pour de vrai. J’allais enfin voir le pays qui me fascine depuis tant d’années et je me suis mise à sauter partout comme le ferait un petit kangourou!

Et je pouvais alors prendre le temps de rêver… jusqu’à la prochaine destination.

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