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Enfin libérée d’une relation toxique

Par Esther Armaignac – le dans Amour
J'y tenais, à notre relation. Je m'y attachais tellement fort que ça en devenait douloureux. Je pensais que je t'aimais, qu'on s'aimait, qu'on ferait notre vie ensemble. Mais dans le fond, je ne comprenais pas que tout ce qu'on se faisait, c'était du mal. Notre relation, ce qu'on vivait, c'était du poison. C'était mauvais. On ne vivait plus, on survivait. On croit souvent qu'une relation doit être sauvée à tout prix. C'est humain après tout, on veut y croire, on veut que les choses aillent bien. Des fois, on s'accroche, et on fait bien. Parfois, on se trompe et on doit réaliser que pour plusieurs raisons, notre relation est toxique.

On était bien trop jaloux

Je sais, c’est classique non? Mais tu étais vraiment trop jaloux. Je ne pouvais pas passer entre deux hommes sans que tu me cries: «Qu’est-ce que fais là? Tu te prends pour qui?». Puis, il fallait qu’on ait accès à nos téléphones, à nos courriels, à nos comptes Facebook. Notre excuse? On n’a rien à se cacher. Mais notre vie privée, on en faisait quoi?

Je n’arrivais pas à te faire confiance

Je me suis donné le temps, crois-moi. Parce que bien sûr, la confiance, ça se gagne, ça se construit, avec le temps. Au bout de deux ans, je n’étais toujours pas capable de te croire quand tu me promettais des choses. Il y a un problème, quelque chose qui cloche non? Se faire confiance à 100%, c’est de la naïveté. Mais ne pas être capable de progresser et de croire en notre partenaire, c’est de s’acharner. Tout ce que je faisais, c’était douter et ça me détruisait.

Je voulais que tu changes

Tu étais immature et incapable de prendre des décisions. Il faut accepter les gens comme ils sont, ou bien se séparer. J’aurais dû partir. J’aurais dû partir dès le début et comprendre que nous ne pourrions pas nous entendre. J’ai préféré m’entêter et tenter coûte que coûte de te faire changer. Alors je me suis épuisée et nous nous sommes perdus.

Nos amis ont disparu

C’est normal de passer du temps avec la personne qu’on aime. Mais seulement et uniquement avec la personne qu’on aime, c’est trop, non? On ne les voyait plus, ces gens qui étaient tout pour nous avant notre relation. Nous ne voulions que nous, nous ne prenions plus le temps pour les autres. À trop se vouloir, nous nous sommes détruits.

Je ne pouvais plus être moi-même

Mon individualité disparaissait sous tes ordres, tes obligations, tes critères: «Elle est trop courte ta jupe. Le rouge à lèvres, ça fait pute. J’aimerais bien que tu fasses les mêmes sorties que moi.». Lentement, je m’effaçais, je devenais celle que tu voulais. Je me sentais mal, en conflit avec moi-même. Parce que dans le fond, celle que tu voulais, que tu recherchais, ce n’était tout simplement pas moi.

Je ne te trouvais que des défauts

Avec le temps, je ne trouvais que le moyen de te critiquer, ou te rabaisser. Je te trouvais idiot, je trouvais que tu manquais de personnalité. Je n’étais plus capable de te voir comme une bonne personne. Alors je te le disais et on s’obstinait, mais on continuait. Notre relation devenait progressivement un champ de bataille et une avalanche de reproches. Nous perdions confiance en nous.

Je me sentais plus seule que jamais, délaissée

Nos amis partis, ou perdus, nous n’étions plus que nous. Deux individus incompatibles qui essayaient tant bien que mal de recoller les morceaux. Malgré tout, je me sentais seule, incapable d’être soutenue. Chaque journée semblait très longue, je ne pouvais plus me faire confiance. J’avais l’impression d’être une mauvaise personne, incapable de progresser. Tous les changements, toutes les ambitions que j’avais, tu les détruisais sans hésiter une seconde.

Nous perdions trop souvent le contrôle

Quand tu ne supportes plus ton partenaire au point que tu cries, tu pleures, tu tapes sur les murs et que tu claques les portes, c’est que rien ne va plus! On ne pouvait plus se contrôler, on ne se respectait plus. Alors on se sentait mauvais, on avait l’impression d’être démoniaques, dépressifs, malades. Peut-être que nous l’étions, finalement?

Je m’accrochais aux courts instants de bonheur que nous avions partagés

Ça n’allait plus. Pourtant, j’essayais constamment de trouver des points positifs à ce que nous avions tous les deux. Tu sais, quand tout va mal et que tu as de la difficulté à te souvenir des bons moments, il faut être capable de lâcher prise.

Je suis sortie de notre relation brisée, épuisée, étouffée. Pire que ça, je suis devenue fragile, instable et ma santé mentale était en danger. J’étais en danger. Nous n’aurions jamais dû étirer le mal aussi longtemps. Dès les premiers signes, dès les premières alertes, nous aurions dû le savoir. On s’est enfermés dans un cercle infernal nous menant vers de profondes peines.

Une relation ne doit pas te détruire progressivement, mais te permettre de construire quelque chose de fort. Il faut laisser le temps au temps, se donner une chance, mais tu dois aussi être capable de reconnaître une situation malsaine.

Aimer ne veut pas dire s’entendre, aimer ne veut pas dire devoir être ensemble. Parfois, aimer c’est savoir lâcher prise, particulièrement pour l’amour de soi.

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