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Jean-Marc Vallée : démolir pour se reconstruire

Par Patrick Lamarche – le dans Divertissement

L’ascension des réalisateurs québécois chez nos voisins du sud est sensationnelle. Après avoir réalisé son premier film américain, le très profond Dallas Buyers Club, et après avoir enchainé avec Wild, le talentueux Jean-Marc Vallée nous revient avec une comédie dramatique intelligente tant par le scénario que par la réalisation, Démolition.

L’histoire

David (Jake Gyllenhaal) perd sa femme dans un accident d’auto et réalise alors qu’il ne ressent aucune peine. Il est indifférent à son deuil. L’histoire ressemble un peu à L’Étranger d’Albert Camus, mais avec une teinte moderne. David portera attention à certaines choses alors qu’auparavant il s’en foutait. Il voudra les analyser en profondeur, les décortiquer, les démolir pour en comprendre leur fonctionnement. Il le dira lui même : « Tout est devenu que métaphores pour moi ». Cette figure de style (cinématographique) sera très utilisée par le scénariste et bien gérer à l’écran par Jean-Marc Vallée. David démolira avec minutie, mais sans délicatesse certains objets pour ainsi fouiller dans sa psyché pour s’aider à se reconstruire.

Détruire en 3 étapes

Jake Gyllenhaal est très juste dans le rôle de quelqu’un qui ne ressent rien, mais qui doit rendre son personnage attachant pour le public. Dans sa quête, David rencontrera Karen (Naomi Watts), une conseillère au service à la clientèle et son fils (Judah Lewis). Le trio se ressemble, s’aide et les personnages se reconstruisent entre eux. Karen a une vie qui ne va nulle part avec un mari qui l’aime «  un peu trop  », contrairement à David qui avait une femme dont il ne connaissait pas grand-chose. Elle est bouleversée par la lettre de David à propos d’une machine à bonbons défectueuse. Karen qui est aussi dans une crise existentielle profonde tente de fuir au début, ne pouvant faire face au contact avec David dans un restaurant, elle reste dans la pénombre. De cette rencontre, David rencontrera le fils de Karen, Chris, avec qui il deviendra lui-même un enfant. Chris permettra à David de voir le côté bonbon de la vie. Ce trio extravagant s’aide et il avance dans le récit avec aisance et humour.

En résumé

Sans être une critique trop évidente de notre société, le film nous démontre comment nous nous connaissons seulement en surface. Jean-Marc Vallée, sans trop appuyer ses plans et ses mouvements de caméra, nous fait ressentir cette société superficielle. Sans être aussi grandiose qu’un Dallas Buyers Club, ce film vaut assurément le détour ne serait-ce que pour la musique que Vallée met en scène encore de façon sublime. Un retour aux sources musicales de Crazy. On adore.

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