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La peur de la maternité

Par Josiane Ménard – le dans Psycho
Depuis que je suis toute petite, j'ai toujours cru que je serais mère avant mon temps. Les circonstances de la vie en ont finalement décidé autrement. Mon désir de maternité a toujours été fort, indéniable même. L'amour que je porte à mes nièces et aux enfants de mes amies en est la preuve la plus tangible. Lorsque je les regarde, je me dis que tout est possible. Je me surprends par contre à être prise de vertiges et à requestionner mon instinct maternel. Et si...

Et si je n’étais pas à la hauteur avec mes propres enfants? Ayant travaillé dans le domaine de la relation d’aide pendant presque dix ans, j’ai été confrontée à des situations de parents qui, malgré qu’ils soient très compétents, se sentaient complètement dépassés par le défi que représente la parentalité. Pourtant, j’ai développé une expertise qui me permet d’avoir le bon mot pour rassurer ces parents et pour trouver des solutions aux difficultés de leurs enfants, mais si je devenais un cordonnier mal chaussé de la maternité?

Et si mes enfants étaient aux prises avec de graves difficultés? Les différents troubles neurologiques, les problèmes de santé physique et mentale, les accidents… Ce sont des possibilités qu’il m’est impossible d’écarter lorsque je réfléchis à mon avenir en tant que mère. Aurai-je la force de les accompagner convenablement dans leur chemin truffé d’embûches? Saurai-je être assez lumineuse pour leur offrir un milieu ensoleillé et réconfortant, où ils se sentiront en sécurité?

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Et si, à force de trop vouloir les protéger des événements extérieurs, j’en venais à les étouffer? De par ma nature anxieuse, j’ai tendance à anticiper le pire. La seule pensée qu’un jour, cet être tout délicat et dépendant de moi aura à apprendre à voler de ses propres ailes, et perdre quelques plumes par le fait même, me brise déjà le coeur. Je sais bien que je ne peux pas empêcher mes enfants de souffrir, mais ô comme j’aimerais leur éviter les peines à travers desquelles je suis passée.

Cela dit, lorsque je regarde mes douces amies, qui sont presque toutes mamans d’enfants magnifiques, ainsi que mes belles-soeurs, grâce à qui j’ai la chance d’être tante et marraine,  je me dis que j’ai peut-être ce qu’il faut en moi. Sachez que vous qui êtes passées à travers plusieurs épreuves avec autant de force que de grâce, vous me donnez la force d’espérer. Et pour ça, merci!

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