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Les études, au-delà de la quête de la perfection

Par Eve Bilodeau – le dans Girlboss, Psycho, Vie étudiante
J'allais recevoir le diplôme qui me classerait dans la vie adulte. J'allais tenir entre mes mains le simple papier qui me permettrait de tomber dans des études d'envergure. Je voyais grand, même peut-être un peu trop. Je m'acharnais à atteindre une réussite qui ironiquement n'existait même pas. J'ai réalisé qu'à l'aube de mon bal et des moments les plus excitants de ma vie, on me remettrait bien un acte signé sur lequel on confirmait que j'avais réussi sur le plan scolaire, mais aussi sur le plan personnel. Pourtant, je me sentais bien loin de là. Au détriment de mon orgueil et de ma confiance, je devais me l'avouer.

Les études auront toujours une place d’importance dans ma vie. Par ailleurs, j’ai appris à tort qu’entre ces années où j’ai favorisé les études j’ai oublié d’apprendre à me connaître. J’ai tenu pour acquis l’importance fondamentale d’apprendre à être fière. Je connaissais sans hésitation des formules mathématiques, l’histoire du Québec d’autrefois et l’accord des participes passés. J’avais des buts, des rêves et de l’ambition à n’en plus finir, et je ne les ai pas perdus pour autant. Néanmoins, je ne pouvais pas citer mes qualités et mes défauts, ma couleur préférée ou encore même le plus beau moment de ma vie. Je me sentais bien dans mes études. Je m’y étais réfugiée afin de régler quelques problèmes, mais je m’y suis égarée.

Au début de mon secondaire, je n’avais pas nécessairement ce besoin de réussite. Même que pour être honnête, il m’est arrivé de frôler l’échec. Au fil de mon parcours scolaire, j’ai lentement touché à la réussite et même à l’excellence à un point où je ne pouvais plus m’en passer. C’était plus qu’une obsession du A+, parce qu’à la limite, même 100% ne me satisfaisait aucunement.

Rétablir l’équilibre entre les études et l’estime de soi

Je n’ai jamais réellement fait partie d’une équipe sportive ou d’un club quelconque. Je me suis toujours contentée de l’école et de ma vie sociale. À un certain point, l’excellence a été pour moi l’équivalent de la médaille d’or aux Olympiques. Même en l’ayant atteint, je n’en étais pas plus satisfaite. Une fois que j’ai mis les pieds à l’université, tout est devenu différent. J’ai été confrontée à une réalité scolaire bien différente où ce n’est pas la réussite scolaire qui nous démarque nécessairement des autres. J’ai compris que ce qui m’avait empêché d’être complètement satisfaite de mes études était un manque de réalisation personnelle.

L’école, c’est fait pour ça.  Ça sert à être confronté à nous-mêmes, à atteindre nos limites et même à les franchir une fois de temps et temps pour nous rappeler que quand on fait notre possible, c’est tout ce qui compte. C’est un endroit où nous devons prendre chaque parcelle de l’éducation qui nous est fournie pour se bâtir un esprit critique prêt à affronter la réalité du marché du travail. Peu importe les étapes franchies dans notre parcours scolaire, l’école est un endroit propice à l’excellence, mais aussi à l’échec. C’est fondamental, l’échec est probablement une des plus grandes leçons de vie. C’est une manière d’apprendre à forger sa détermination et à conjuguer le verbe persévérer à tous les temps.

Plus que des livres

J’ai demandé à plusieurs connaissances qu’elles étaient leurs visions de l’école, leurs représentations de cette étape cruciale dans notre développement personnel. Je m’y attendais, mais quelques réponses m’ont déçue. J’ai trouvé ça dommage de savoir que plusieurs visualisaient l’école comme un lieu obligatoire de bourrage de crâne. Un endroit stressant où on doit se lever tôt pour aller s’asseoir sur un banc que nous voulons fuir le plus vite possible. Un endroit de compétition inutile, parce que dans un an, nous aurons tout oublié.

C’est vrai que le but premier de l’école est de t’éduquer, de t’apprendre des bases simples et d’autres plus complexes. Mais c’est certain que si tu t’arrêtes à ce premier niveau, tu ressentiras un certain épuisement avec les années. Un jour tu seras saturé d’informations et tu n’auras plus cette petite énergie pour te lever le matin. Les études, c’est vrai qu’à un certain point c’est difficile. Le jour où tu auras assimilé que les études c’est aussi la construction d’une base solide à ta confiance, tout sera bien différent. Tu te sentiras bien loin du complot irrationnel de la perfection inatteignable. Profite de tout ce que l’enseignement peut t’offrir, parce que même si ce n’est pas ce qui te passionne le plus, c’est ce qui te permet d’en apprendre sur toi et tes valeurs, tes convictions et tes désirs.

Je ne suis pas prête à dire que le système est adapté à tout type d’élève. Mais, peut-être que si nous ressentons autant de pression face à nos études, c’est que nous oublions que l’essentiel dans tout ça, c’est d’apprendre de nos faiblesses et de rassembler nos forces pour partir parcourir le monde plein de connaissances.

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