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J’ai pris une année sabbatique

Par Beatrice Solari – le dans Opinion, Voyager mieux

«Tu n’y retourneras pas.» «C’est une mauvaise idée.» «Ne fais pas ça.» Voici quelques-uns des commentaires dissuasifs que j’ai entendus lorsque j’ai pris la décision de prendre une année sabbatique. Mais malgré tout cela, j’ai quand même fait à ma tête.

En effet, quand tous mes amis ou presque s’inscrivaient à l’université, moi je ne m’inscrivais absolument nulle part. J’avais d’autres projets en tête: travailler à temps plein toute l’année, puis partir en Amérique du Sud avec mon meilleur ami. Bien que ce soit une expérience unique, les derniers mois que j’ai passés à travailler 40 heures par semaine au lieu d’être à l’école m’ont fait réaliser plusieurs choses. Plusieurs d’entre vous songent peut-être à prendre une année sabbatique, mais hésitent toujours. J’ai donc pensé vous dresser un portrait honnête de mon gapyear, en vous racontant les highlights et les désavantages.

Les bons côtés

1. On a la chance d’économiser

Que l’on travaille 25 ou 40 heures par semaine, on a la chance de mettre des sous de côté pour différents projets. Que ce soit pour déménager de chez ses parents, pour partir en voyage ou tout simplement pour le futur, ça donne un bon coup de pouce.

2. On peut partir en voyage plus souvent

L’horaire scolaire ne nous retient plus. Que l’on veuille partir une semaine dans un tout-inclus, une dizaine de jours en Europe ou bien pendant quelques mois à visiter plusieurs pays, on peut partir au moment idéal selon nos besoins.

3. On a le temps de relaxer

T’as envie d’écouter une série sur Netflix au complet quand tu reviens du travail? Tu le fais (sans culpabilité), car tu n’as aucun travail d’école qui attend d’être complété. T’as envie de lire? Tu le fais! Plus rien ou presque ne te retient; tu peux enfin prendre du temps pour toi! En plus, le niveau de stress est en général nettement diminué lorsqu’on n’a pas trois examens dans la semaine suivante. On se sent libéré!

4. On apprend à mieux se connaître

Puisqu’on a en général plus de temps pour soi, on apprend à se connaître. C’est cliché, mais c’est vrai. Je sais maintenant ce que je veux et ce que je ne veux pas dans la vie. Je sais mieux ce dont j’ai besoin pour être heureuse. On a le temps pour se recentrer sur soi-même, ce qui n’est pas toujours évident lorsque la routine de l’école est toujours présente.

5. On essaie de nouvelles choses

C’est le temps idéal de faire ce qu’on a toujours voulu faire. La raison du «je n’ai pas le temps» n’est plus une excuse. J’avais envie de partir en Italie, je l’ai fait, car je savais qu’une fois de retour sur les bancs d’école, je n’aurais plus cette liberté. Tu veux essayer des cours de yoga, de cuisine ou de couture? C’est le temps!

Par contre, il ne faut pas se mentir, il y a aussi des moins bons côtés…

Ta vie sociale n’est plus exactement la même

Une grosse partie de ma vie sociale venait de l’école. Mes amis étaient tous là, je m’impliquais dans les comités et j’adorais rencontrer de nouvelles personnes. Je n’ai pas perdu mes amis, mais ma routine de les voir souvent et de toujours être entourée n’est plus la même. C’est normal, mais croyez-moi on s’en remet!

Tu ne vis pas le trip de rentrer à l’université (encore)

Alors que mes amis allaient à leurs initiations, rencontraient plein de nouvelles personnes et allaient aux multiples partys d’université, je travaillais. Même si je savais très bien que mon tour arriverait, une partie de moi était déçue de ne pas vivre cela en même temps que les autres.

Tes amis ne sont pas autant disponibles que tu l’es

«Veux-tu aller prendre un café?» «Non, je dois vraiment étudier.» «Ça te tente qu’on sorte samedi soir?» «Nah, c’est les intras j’ai pas le temps.»

C’est plate à dire, mais ce genre de situations m’est souvent arrivé. On vient par oublier que les autres ont des travaux et de l’étude à faire, alors qu’on a nos soirées de libres et qu’on voudrait bien faire une activité. C’est décourageant au début, mais ça m’a aussi appris à me divertir et m’occuper sans toujours être avec quelqu’un.

Si c’était à refaire, je le referais sans aucune hésitation!

Suivez votre rythme et lancez-vous!

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