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La volonté d’exister dans l’inconnu

Par Eve Bilodeau – le dans Bien-être, Psycho, Voyage
17 ans, peu d’expérience, mais beaucoup d’ambition en équivalence. Un profond besoin de m’enfuir, le plus loin possible, pour m’inspirer d’une culture différente, de faire vibrer mon idéologie de notre société. J’ai quitté ma simplicité, ma routine sur laquelle reposait l’entièreté de mon histoire, mais avant tout j’ai voulu prendre le temps de faire épanouir ma jeunesse. J'ai ressenti la volonté d'exister, là, dans l'inconnu.

J’ai l’épanouissement très demandant, le temps s’enfuit et, en attendant, je divague entre les opportunités qui s’offrent à moi. Pourtant, je trouve difficile de rassasier la case «Réalisations» qui trône dans mon esprit. Comme si rêver ne suffisait plus à faire chavirer ma volonté d’avancer. J’ai besoin d’aller plus loin et ce, dès maintenant.

Le grand départ

Soumise à mon impulsivité, je me suis envolée en juillet dernier vers les Îles Fidji. Une fois les pieds au sol, j’ai rapidement constaté que l’inconnu, ça fait peur. L’incapacité de prévoir ce qui va nous arriver, les images que nos yeux photographieront et qui viendront directement se loger dans nos souvenirs. J’ai eu peur, je ne pourrai pas nier que l’imprévisible m’a rendue maladroitement anxieuse. Pourtant, après quelques jours, j’ai appris à apprivoiser ce sentiment et à aimer les papillons que m’offrait une nouvelle journée dans une nouvelle culture, un nouveau pays. J’ai appris à vivre avec l’inexistence d’un agenda quotidien.

Durant toute notre enfance, on nous assure que les monstres ne nous feront pas mal, que le noir n’est qu’une absence temporaire de lumière, mais l’inconnu, on en fait quoi? Aujourd’hui, j’ai envie de te dire que l’inconnu, c’est magique. C’est la capacité à se sentir vivre dans une dimension parallèle, à se découvrir de fond en comble là où ça brasse. Au final, c’est tellement enrichissant d’apprendre à se démystifier dans un autre contexte!

Une théorie vitale

Nous habitions dans une famille indienne qui nous a grandement fait grandir. Un soir, alors que les coqs criaient à en perdre la voix et que quelques petits lézards tentaient tant bien que mal de se camoufler sur les murs du salon, nous discutions avec notre père d’accueil des différences de cultures entre le Canada et les Îles Fidji. Celui-ci, qui venait tout juste de distribuer de l’encens partout à travers la demeure, nous expliquait que pour lui, la vérité était le résultat de notre volonté de découvrir le monde. Un jour à la fois, sans se préoccuper du pourquoi et du comment.

De sa théorie, je retiens qu’il est inconcevable de ne pas profiter de ce que le monde a à nous offrir! La beauté du monde réside dans son pouvoir de faire briller nos yeux devant l’inattendu. Sa sensibilité à faire frémir notre bonheur lorsque nous atteignons l’inaccessible! Pour la première fois, j’ai compris l’importance d’oser.

Prendre le temps de prendre son temps

Prends une chance, achète le premier billet d’avion pour une destination mystère. Cède à l’envie de découvrir quelque chose qui n’est pas familier à tes yeux. Brise les mythes de l’inespéré! Juste pour mettre un baume sur le temps que tu as perdu à attendrir tes angoisses. Une attitude singulière, qui calmera les blessures passagères.

La fatalité est certainement l’inexploration de notre terre commune qui, missionnaire dans l’âme, s’assure de satisfaire l’humanisation de nos accomplissements les plus simples. Prends le temps d’explorer ce qui mettra à nu ta peur. Étonne-toi par des décisions sensées, mais hors de ta zone de confort. Établis tes possibilités sans servitude. Les habitudes sont beaucoup trop souvent méprisantes. Ne procrastine pas devant le néant, fais allusion à chaque spontanéité qui butine ton présent pour l’honneur de ton futur.

Foncer ne veut pas nécessairement dire briser la limite de l’acceptable et inévitablement chuter dans le danger de mettre en attente tes aspirations. C’est combler ta naïvité, qui trop souvent interprète le présent comme un tout indestructible.

La volonté d’exister, c’est oser faire plus que nos rêves. C’est bâtir une fondation solide à notre fierté qui s’effrite comme les feuilles en octobre. Donner une seconde vie au chemin que nous entreprenons. Oser sortir des limites de notre inconscience et de nos habitudes routinières, qui machinalement nous font oublier qu’il n’est pas impossible de se sentir revivre chaque jour.

Fais-le pour toi, déshérite la boussole au fond de ton cœur. À force de préconcevoir ton avenir, tu détruis l’étincelle dans l’imprévisible.

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