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Accepter de lâcher prise pour être libre

Par Sarah Lussier – le dans Psycho
Accepter de lâcher prise. Accepter mon impuissance. Accepter la vie et la mort, mon existence et ma vie. Accepter mon corps et ma personnalité, mon histoire et ma réalité. Accepter mes angoisses. Accepter de souffrir et de risquer. Accepter de ne pas connaître la suite de mon destin. Accepter ma vulnérabilité et ma sensibilité. Accepter d'avoir confiance en moi, de faire confiance aux autres et d’avoir foi en la vie. Accepter mon incompréhension face à tous les mystères de la vie. Accepter l’inacceptable.

Lâcher prise pour atteindre une plus grande liberté, intérieure, surtout. C’est ce que j’ai dû faire récemment. C’était mon unique solution face à tout mon chaos humain, à ma souffrance, à mes limites, à ma situation. J’ai vécu une expérience forte, intense, avec des hauts et des bas. J’ai dû être hospitalisée et avoir recours à une opération sous anesthésie générale. J’ai dû affronter mes plus grandes peurs, celles de souffrir, de vivre dans l’inconnu ou même de mourir. Mon orgueil et mon ego n’avaient pas leur place. Les apparences montraient une jeune femme couchée sur une civière, mais en fait, j’étais une petite fille apeurée, effrayée, terrorisée. Malgré tout, il y a eu autour de moi, des phares rassurants remplis d’humanité, de gentillesse et de bienveillance à mon égard.

Je ne me croyais pas capable de surmonter cette épreuve. J’avais toutes les peurs inimaginables et toutes les faiblesses possibles. Je doutais de mes capacités, de l’intelligence de mon corps, de mon esprit ainsi que de ma volonté à sortir de ma zone de confort pour me libérer de cette anxiété. J’ai finalement été capable de faire face à l’intervention que je devais vivre, mais j’ai dû m’abandonner sans résistance.

Bien sûr, j’ai résisté. J’ai livré mon combat intérieur, mais au moment de l’intervention, j’ai dû lâcher prise. Ce qui est difficile n’est pas de lâcher prise, mais d’arrêter de résister. Vivre sa phobie, c’est perdre le contrôle. La phobie est la manifestation d’une anxiété démesurée, intense, folle qui devient incontrôlée. Aucune gestion du rationnel. Vaincre sa phobie, c’est la transformer en force. Après, on a plus d’outils dans notre bagage personnel pour faire face aux intempéries de la vie. Et comme dans la nature, après la pluie vient le beau temps. C’est vrai, car rien n’est jamais permanent (ou presque).

Avant de vivre mon opération, mon anxiété était si forte qu’elle se situait à 15/10! Après cette expérience, après avoir fait face à mes plus grandes peurs, mon anxiété se situait à 1/10! Mon regard sur cette expérience n’était plus pareil. À mon grand étonnement, j’ai aimé me laisser aller à ces instants bouleversants et inconfortables pour finir par être mieux. J’ai accepté d’être humaine et donc de vivre dans mon corps avec ses hauts et ses bas; avec ses forces et ses faiblesses et avec ses cicatrices.

Je ne me bats plus pour ne pas mourir, mais je me bats maintenant pour vivre. L’anxiété ne me sert donc plus et je me sens d’autant plus paisible. C’est comme si la guerre venait de se terminer et que la vie recommençait à prendre son rythme normal. Il faut comprendre que l’anxiété est le signal d’alarme qui nous avise que nous nous projetons dans l’avenir. Un p’tit truc pour mieux la gérer: Ramenez-vous au moment présent. Maintenant! N’essayez pas de voir plus loin et d’imaginer le pire (ce qu’on fait bien trop souvent)!

Grâce à mes phobies, j’ai pu apprendre davantage à me connaître et j’ai eu l’occasion de me dépasser. Peu importe ce à quoi vous devez faire face, que ce soit quelque chose qui vous trouble ou vous effraie, vous êtes capables d’affronter les obstacles qui se présentent dans votre vie. Parfois, on a besoin de plusieurs fois avant d’y arriver, mais on peut toujours réussir. Nous nous forgeons nos propres barrières en croyant et en donnant du pouvoir à nos limites. Notre seul obstacle: nous-mêmes.

Pour être libre, il suffit d’affronter ses phobies et ses peurs, de remettre en perspective ses impressions et perceptions, de remettre en question vos croyances, car rien n’est certain et garant d’une quelconque vérité. Il n’y a que les fous qui ne changent pas d’idée! Je vous souhaite de surfer sur les vagues de votre vie de plus en plus souvent, avec de plus en plus d’aisance et de facilité! Parce que résister c’est lutter. Pendant ce temps, on gaspille un temps fou et beaucoup d’énergie. Votre seul pouvoir est celui de choisir de vivre l’expérience difficilement ou sereinement. C’est votre attitude qui changera la suite…

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