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Pourquoi j’ai décidé de prendre un break de l’amour et de rester célibataire

Par Marie-Pier Hamon – le dans Amour
«L’affaire, c’est que souvent, le célibat n’est pas vu comme un "choix", mais bien comme la "conséquence" désastreuse d’une rupture, voire un cataclysme dont on est victime.»

Ma première relation sérieuse, je l’ai vécue à 19 ans. Je revenais d’un séjour linguistique d’un mois et demi à Frédéricton; j’avais la tête pleine de souvenirs le fun et 5 lb en plus à cause des muffins de la cafétéria, de la crème glacée et de la bière. Je l’avais connu au cégep, mais ça lui a pris 2 ans avant de m’aborder. Étrangement, ça lui a pris moins de 5 minutes avant de rompre avec moi. Notre histoire a duré 1 an et des poussières avant que Jonathan*, mon prince charmant (tousse tousse) m’annonce que j’étais pas «la femme de sa vie» en buvant son expresso. J’ai alors manqué m’étouffer avec mon latté pendant que mon mascara s’étalait dans ma face. C’était pas chic pentoute et loin de l’idée que je me faisais du grand amour. 

Ensuite, j’ai accumulé les chums comme on accumule les chaussures. Je les présentais à mes parents rapidement, si rapidement que mon père se permettait de les affubler de surnoms ridicules pour bien s’en rappeler. Ça changeait pas grand-chose parce qu’on rompait habituellement au bout de 3 mois, bref aussi vite que j’annulais mon abonnement au gym près de chez moi. J’étais loin de la belle et saine relation durable. 

Entretenir une relation saine et durable
Snapwire | Pexels

Je vivais mes relations amoureuses à un rythme si effréné que le chum d’une de mes amies avait parti un pool sur moi. L’objectif était de deviner combien de temps durerait ma prochaine relation de couple. #lolpaslol

Puis, j’ai rencontré Mathieu*. Je l’ai profondément aimé. On avait beaucoup d’affinités et, surtout, c’était une bonne personne. Pendant un an et demi, j’ai fait Montréal – Tremblant chaque semaine pour aller le voir. Je sais pas si tu le sais, mais ça, c’est l’équivalent d’environ 265 km aller-retour, soit 4h de route ou de mauvaises tounes à CKOI (c’est selon).

Après notre douloureuse rupture, j’ai décidé que je prendrais un petit break des chums et de l’amour. Fallait ben que je reprenne mon souffle, t’sais!

Évidemment, tout le monde pensait que ça durerait pas, qu’après une semaine, je me trouverais un rebound. Mais j’avais besoin de me reconstruire et d’apprendre à vivre seule.

Lit
Photo par Annie Spratt sur Unsplash

Ça fait plus de 4 ans que je suis célibataire. Ça fait tellement longtemps que le chum de mon amie a décidé d’abandonner son pool sur ma vie de couple. Je crois que le hockey et la musique l’intéressent davantage, ce qui est une bonne chose!

J’ai eu quelques fréquentations entre-temps (appelle ça comme tu veux Manon, ça veut dire ce que ça veut dire), mais je ne me sens pas pressée de rencontrer l’amour avec un grand A. Lorsque je vais à des dates (car oui, j’ai recommencé à dater depuis le temps!), c’est toujours dans l’idée de faire de nouvelles rencontres intéressantes, pas dans l’optique de repartir avec un chum, un compte conjoint, un chien et une maison dans le 450. J’ai découvert que c’est le fun rester chez soi le vendredi soir pour manger de la pizza tout en écoutant Sex and the City ou des vinyles. Surtout l’hiver quand le mercure descend à -20.

Vinyle
Photo par Kevin McCutcheon sur Unsplash

L’affaire, c’est que souvent, le célibat n’est pas vu comme un «choix», mais bien comme la «conséquence» désastreuse d’une rupture, voire un cataclysme dont on est victime. La preuve: si on va à un party de Noël seule, c’est certain qu’un mononcle un peu awkward et trop chaud va nous lancer pendant le souper: «Encore seule cette année? C’est quand que tu nous présentes un petit copain?» Comme si notre bonheur dépendait seulement «d’un petit copain»…

Ben moi, j’ai décidé que je haïssais les mononcles chauds et awkwards et que j’avais aucun problème avec le fait de construire mon bonheur autour d’autre chose que ma vie de couple ou de mon dating.

Je dis pas que je suis anti-Tinder. J’aime bien swiper left quand je vois des gars en chest ou des bios du genre «Not ordinary». Je dis juste que je mets plus de temps sur mes projets personnels, ma carrière et mes amies. Si, au travers de tout ça, je tombe en pleine face avec mon âme soeur (parce que ce serait mon genre de lui rentrer dedans), je vais être bien contente de ce heureux hasard. Je vais probablement même laisser mon père lui trouver un surnom idiot dans son dos! Mais d’ici là, je prends soin de moi et des gens que j’aime en évitant les mononcles too much

* Noms fictifs


Crédit photo couverture: Photo par Alexandra Kirr sur Unsplash

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Marie-Pier Hamon

Journaliste de formation, Marie-Pier se passionne pour la rédaction d’articles culturels, de divertissement et la recherche de contenu. Toujours un peu en train d’écouter de la musique, elle écrit probablement plus de mots dans une journée qu’elle n’en dit.