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Quand j’ai décidé de changer.

Par Nerds – le dans Bien-être, Santé

9 juillet 2014, date à laquelle la photo ci-dessous a été prise de mon fidèle téléphone intelligent.

Source : Fanny
Crédit : Fanny 

Si je recule dans le temps pour me replonger dans ma tête de 2014, je me souviens que je n’étais plus moi-même, que je ne me sentais plus dans le bon corps. J’étais mal. Pas d’un mal profond qui te tiraille les entrailles, plutôt saisie d’un inconfort omniprésent, d’une impression de vivre en parallèle avec mon enveloppe corporelle.

J’ai toujours eu confiance en mes capacités intellectuelles; je suis une fille cérébrale qui a de la suite dans les idées. Sauf que la confiance en mes capacités physiques c’était un autre dossier. Je n’ai jamais connu ça, moi, faire partie d’une ribambelle d’enfants qui courent après un ballon sur un terrain de soccer ou être inscrite au cours de ballet de Madame Marie. Le sport, ce n’est naturellement pas dans mes gènes.

Je ne me suis jamais expressément plainte d’être grosse, toutoune, enrobée et tous ces adjectifs synonymes péjoratifs ou non. J’ai toujours aimé ça avoir des seins et des cuisses et je ne puis m’imaginer un jour dépourvue de formes: ce ne serait simplement pas moi. Je crois que j’ai pu éviter ce cercle vicieux qu’est la souffrance de son physique en n’étant pas portée sur la comparaison. La comparaison, elle tue l’imagine de soi, elle déforme une réalité qui est belle pour ajuster son focus sur «l’autre», sauf que «l’autre», ben ce n’est pas toi.

Reste que je ne suis pas fière de m’être aussi peu respectée et de ne pas avoir respecté le temple qu’est mon corps; parce que oui, même si les Grecs ont ajouté une touche poético-dramatique à l’expression «ton corps est un temple». Alors sachez que de publier cette photo demande un laisser-aller important.

Source : Pintarest
Source : Pinterest

À la fin de l’été 2014, j’ai mis ma vie sur pause un temps. Y’avait plus d’adéquation entre ma tête, mon corps et mes sentiments. J’étais sur le pilote automatique. Le pilote automatique c’est bien beau, mais s’il arrive qu’un orignal décide de traverser le chemin pour aller déguster les jolies pâquerettes se trouvant de l’autre bord de la route: tu rentres dans le mur (représenté par l’orignal si vous suivez!).

Mon mur à moi, je l’ai pogné en mettant fin à une relation et je-me-suis-retrouvée-toute-seule. Évidemment, mes amis et ma famille étaient toujours là, mais quand tu passes de « 3 ans avec quelqu’un » à « crime y’a ben du temps dans une semaine », ça demande un certain ajustement.

Fait que j’ai pris mon baluchon – imaginaire – et je suis partie en quête de moi-même, dans la vallée tortueuse de «Je suis qui moi», quand y’a personne pour me souhaiter bonne nuit.

Ça m’a pris l’automne pour traverser cette vallée susmentionnée; j’en ai profité pour faire du ménage. Je ne souhaite à personne d’avoir à toucher le fond du baril pour arriver à faire cet exercice de clean up… Mais ça fait du bien. Prendre le temps de dépoussiérer ce que tu veux, de l’accepter et de l’assumer.

Pis une des choses que j’ai décidé d’assumer c’était de changer mes habitudes de vie, afin que mon corps commence à refléter la confiance que j’avais dans ma tête.

Et comme je suis du type all in, moins au poker que dans ma vie, j’ai CHANGÉ. Out le grignotage le soir pour combler un vide, le restau parce qu’on est trop lâche pour se faire à manger, les rhums & coke festifs en écoutant une série-télé. In le Guide alimentaire canadien et les déjeuners sur le sens du monde.

Mais surtout, surtout (et désolée pour la présence de langage vulgaire): j’ai levé mon cul de sur mon divan. Je me suis arrangée pour guérir une blessure au genou (pas super fiable cette partie de corps-là ?!) et ne plus pouvoir m’en servir comme excuse pour éluder le fait que je me complaisais dans mon manque de tonus. Par lever mon cul de sur mon divan, je veux aussi dire me lever, littéralement, les matins de janvier quand il fait noir comme dans un four, pour aller au gym et m’entraîner avant mes cours. À 6:30h du mat’ sur mon vélo stationnaire, j’ai compris que j’avais commencé à changer, pour de vrai.

Source : Pintarest
Source : Pinterest.com

Février-mars, mon entourage a commencé à me complimenter sur ma perte de poids. Ce n’était pas particulièrement difficile à remarquer, car j’avais, pour ainsi dire, dégonflée. Reste que ça fait plaisir quand les autres prennent la peine de le souligner. En dehors, mes efforts commençaient à paraître, et en d’dans aussi. J’étais plus énergique, de bonne humeur et équilibrée mentalement. Ce n’est pas qu’un cliché que le sport est un exutoire au stress, c’est une réalité.

Je vous préviens, le punch final de cet article n’est pas que je ressemble aujourd’hui à Gisele Bündchen ou Camille Leblanc-Bazinet, non. Le punch final de cet article est que, quand je me regarde dans le miroir, je ressemble de plus en plus à la fille que je suis.

Avril… jusqu’à présent: finir une session, travailler temps plein et apprendre à ne pas abandonner le sport malgré la fatigue. Comment? En prenant conscience du bonheur que j’éprouvais à devenir en forme et en découvrant le monde du cyclisme. Ouain, j’ai eu la chance de tomber sur des collègues tripeux de route qui m’ont donné le goût de rouler (vous ne pouviez pas m’offrir un plus beau cadeau cette année). J’avais toujours aimé le vélo, mais on était rendu loin des courses poursuites de type «police-voleur» que je faisais avec ma sœur, sur le trottoir d’en face… Avec mon 10 vitesses CCM du Canadian Tire!

Au mois de mai j’ai donc fait le saut dans la cour des grands: les pédales à clip et oui, j’ai piqué une fouille en bonne et due forme. Puis, finalement, je me suis inscrite dans un club: Les Filles. Un peloton 100% féminin (parle-moi de t’ça)! Et fin juillet je me suis ramassée à rouler une sortie de 112 kilomètres… avec mes deux jambes à moi!

Source : Fanny
Crédit : Fanny

J’en ai fait du chemin en un an: autant sur les routes de Québec, que dans ma tête, que dans mon corps. Puis ce qu’il y a de plus beau là-d’dans, c’est que la route sera encore longue, parsemée de montagnes à gravir, que je n’ai plus peur d’affronter.

Merci de m’avoir lu jusqu’à la toute fin. C’était mon plus long article, mais j’avais besoin de tout conter, parce que maintenant, c’est une nouvelle année qui commence et que maintenant, je peux vivre en étant la fille que je suis.

Source : Fanny
Crédit : Fanny

Prenez soin de vous chers lecteurs et soyez fiers de vos choix, car vous le méritez.

PS: vous aurez remarqué que je ne parle pas de libres perdues et la raison est simple : j’aime bien mieux le qualitatif que le quantitatif. Bonheur, fierté, courage, force.

Comme on dirait dans Gossip Girl : xoxo

Par Fanny Cantin
Collaboratrice spontanée

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