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Quand j’ai réalisé que ça n’allait pas bien dans ma tête

Par Patrice Lepage – le dans Psycho, Santé
«Ça va pas bien dans ma tête», c’est ce que j’ai dit à ma mère au moment où elle entrait chez moi le jour de mes 25 ans. Je venais de réaliser que ma bonne humeur avait disparu et qu’elle avait laissé la place à toutes sortes de pensées négatives.

Quand on se retrouve dans une telle situation, c’est important de savoir déceler les signaux. Pour ma part, y’a eu 3 événements qui ont été des signes que quelque chose clochait chez moi. Je te les raconte parce qu’ils pourraient toi aussi un jour te servir d’alarmes.

Le premier était la relation qui avait changé drastiquement avec ma fiancée. Au cours de l’été, on avait bâti une sorte de mur entre nous. En fait, j’avais construit ce mur. J’étais moins affectueux, moins attentionné et, surtout, moins présent mentalement lorsqu’on passait des moments ensemble. Je me disais que mon comportement venait du fait qu’on passait par plein d’émotions en même temps et que l’année n’avait pas été facile jusqu’à présent. On était en pleine construction de notre première maison, je venais de perdre mon grand-père et j’ai eu une nouvelle job au même moment. Je peux te dire que nos émotions étaient comme des montagnes russes. Ce n’était pas de tout repos, mettons, et ça continuait de se détériorer.

Le deuxième événement est plutôt drôle aujourd’hui. Suite à un voyage au Guatemala l’année d’avant, je savais que j’avais des chances d’avoir hérité d’un certain parasite dans mon ventre (j’ai des sueurs juste à y penser!). J’avais passé la grande partie de l’année à avoir des problèmes de digestion. Une nuit, je me suis réveillé avec de grosses crampes au ventre. J’étais convaincu que j’avais un parasite intestinal! Je CAPOTAIS! J’ai passé le reste de la nuit sur internet à lire sur les parasites intestinaux (ce que je déconseille fortement en cas de pépin médical). Au petit matin, je suis allé voir mon médecin, paniqué. Pendant la discussion, il a mentionné que mes maux étaient possiblement causés par le stress.

Le dernier événement qui m’a fait finalement réaliser que quelque chose clochait est survenu au travail. J’étais à mon bureau comme à tous les matins et, sans avertissement, je me suis mis à shaker de la jambe frénétiquement. J’étais absolument incapable de me concentrer sur mon écran et mon cœur battait tellement vite que j’avais l’impression qu’il allait sortir de ma poitrine. Je me suis alors dit: «Oh boy! Faut que t’arrêtes le café mon gars!» Je suis sorti prendre une marche en pensant que ça allait passer… sauf que ça empirait! J’avais une trame sonore de heavy métal dans la tête et je sentais que je perdais le contrôle de mon esprit! Ça a pris plusieurs longues minutes avant que je me calme et que je puisse retourner à mon travail. J’étais tellement confus. Je ne comprenais pas ce qui venait de se passer. C’est en parlant avec une collègue qui voyait que je ne feelais pas trop que j’ai réalisé que je venais de vivre ma première crise d’anxiété.

Mon premier réflexe a été de nier. Non, pas moi. Je ne peux pas vivre ça à 25 ans, voyons, ma vie vient de commencer! Je sentais que les autres allaient me juger, qu’ils allaient me trouver faible. Mais en y réfléchissant plus longuement, j’ai réalisé que ma peur de la réaction des autres était en fait de la projection. L’idée de montrer nos problèmes, surtout mentaux, aux autres nous traumatise parce que notre société nous a dicté, depuis notre enfance, à projeter une image forte, à ne pas montrer nos faiblesses pour ne pas s’exposer. Toutefois, en faisant ça, on s’oublie, on se néglige. On croit que notre problème est mineur et qu’il ne fait que passer, mais on s’isole tranquillement parce que le sentiment ne passe pas.

Si ça te sonne une cloche, si tu as senti des signaux semblables aux miens, ne t’isole pas! Parles-en avec ta famille, avec un de tes amis, bref, avec quelqu’un en qui t’as confiance. Et surtout, n’attends pas avant d’aller chercher de l’aide auprès de professionnels, il n’est jamais trop tôt pour investir dans sa santé! À long terme, crois-moi, tu ne vas pas le regretter!

Pour moi, la solution a été d’aller voir un psychologue après avoir parlé avec ma fiancée et ma mère. Cette décision, je ne la regretterai jamais! J’ai appris tellement de choses qui me sont utiles maintenant pour recentrer ma vie autour de ce qui compte pour moi. Of course, c’est un processus de guérison qui va prendre du temps. C’est pas comme faire des toasts au beurre de peanut! Faut être patient et travailler sur soi-même. Mais je sais que tu vas être capable! Lâche pas!

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