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J’ai plus qu’une vocation

Par Mélissa Lavoie – le dans Girlboss
« J’ai toujours voulu être enseignante ». Sérum de vérité: vraiment pas. En fait, quand j’étais une petite moi, j’ai longtemps voulu être vétérinaire. Je pense qu’on était une méchante gang à rêver fort d’être entourée d’animaux toute la journée.

J’ai plus qu’une vocation

J’me voyais comme une Ace Ventura au vent, se promenant main dans la main avec un singe capucin et une mouffette beaucoup trop smatte pour qu’elle puisse vraiment exister. Mais j’ai vite déchanté quand est venue la journée carrière du secondaire. La fameuse journée où je pourrais aller vérifier si je voulais réellement devenir une Constantin désagréable en permanence, mais quand même attachante ou une Louis un peu naïve, aimée de pas mal toute personne humainement constituée. Je me suis bien vite rendue compte qu’un vétérinaire, ça jouait pas à longueur de journée avec des bébés chats. En fait, ça les dégriffait, ça les examinait, ça les euthanasiait. Rêve brisé. Changement de carrière pas encore commencée.

Et le néant.

J’avais toujours pensé savoir. Mais là c’était terminé, je savais pu rien. Et quand est venu le temps de choisir où me diriger au Cégep (parce que c’était le chemin à suivre pis que dans ce temps-là j’étais une suiveuse professionnelle) ben j’ai décidé de m’en aller en sciences pures au Cégep de Jonquière. Pas à Chicoutimi à quinze minutes de chez nous, nenon, à Jonquière beaucoup trop loin pour rien. Tout d’un coup que je voudrais être médecin, une Meredith Grey toé, eille aussi ben m’ouvrir toutes les possibilités. Pis j’ai détesté ça, dès les premiers jours. Pour mourir.

C’est là que j’ai vu des gens dans un pavillon qui avaient tout le temps l’air d’avoir beaucoup trop de fun. Où y’avait beaucoup trop de magie pour ce que le Cégep pis ses murs gris étaient. Le pavillon d’ATM, les Arts et Technologies des Médias. Pis secrètement, je les enviais. Le journalisme, l’écriture, les médias m’avaient depuis toujours attirée comme un Ryan Gosling dans La La Land (une grande attirance ici).

J’ai donc changé de programme. J’ai évidemment continué en sciences humaines mesdames et messieurs. Trop chicken à même pas 20 ans pour m’en aller dans un programme où je ne connaissais personne, où j’avais trop la chienne de pas cadrer (syndrome de l’imposteur éternel, j’en reparlerai un moment donné). Mais c’correct, je m’en veux pas. Je me connaissais pas comme aujourd’hui. Je me suis pardonnée. Inquiétez-vous pas, moi pis moi on est en harmonie. J’ai pas l’habitude de m’en vouloir pour des affaires qui se sont passées quand j’avais de la misère à choisir qu’est-ce que j’allais me mettre sul dos. Je vous l’ai dit, suiveuse professionnelle.

Pis quand est venu le temps de faire mon choix pour l’université, je vous laisse deviner. Anyway, je l’ai dit plus haut, je suis enseignante aujourd’hui. Et pour la première année depuis que j’ai commencée, j’ai réellement du fun à aller travailler, à aller me donner en show à chaque jour devant 23 têtes, 23 belles éponges qui gobent tout ce que je peux leur inculquer. Mon plus beau groupe en carrière depuis que j’ai commencé, il y a une décennie aujourd’hui. La chance que tu prends quand ça passe. Parce qu’en enseignement, quand t’as un groupe de cette qualité, parfaitement équilibré où la magie opère, t’en profites. Parce que tu sais que ça va probablement pas se produire l’année d’après. Pis l’autre non plus.

Mais d’un autre côté, y’a toujours mes doigts qui se font aller pis qui ont besoin de créer. De choisir les bons mots pis de raconter des histoires. Y’a toujours ce désir de se faire lire qui occupe mes pensées. Un gros manque à combler. Parce qu’en ce moment, à la maison, il y a une pile de copies qui attendent d’être corrigées depuis la semaine passée. Je suis bonne là-dedans, les priorités. Une pile que j’ai laissée dans le noir pour me garer longtemps dans mon café préféré.

Parce que les mots réussiront toujours à gagner la première place. Ils graviront toujours les marches du podium jusqu’au plus haut. Je le sais maintenant. J’ai arrêté de lutter. Pis c’correct. Des fois, quand tu laisses cohabiter ton métier et ta passion, ça peut marcher.

Jusqu’au jour où tu te fixes comme objectif que ta passion SOIT ton métier. Là où tout sera parfaitement aligné.

Où tu décides de continuer à écrire ta propre histoire pis de tout choisir ce qui va suivre.

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