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Quand changer d’idée n’est pas synonyme d’échec

Par Melina Geremia – le dans Bien-être, Opinion, Productivité, Vie étudiante

Quand changer d’idée n’est pas synonyme d’échec

Il y a des moments où je me dis que j’ai perdu mon temps. Que j’aurais dû faire comme la plupart des autres jeunes de mon âge : mon secondaire, mes deux ans de CÉGEP puis terminer mon parcours scolaire trois ans plus tard avec un BAC en poche. J’aurais eu 20 ans et j’aurais été prête pour le marché du travail. Je n’ai jamais été une grande fan de l’école, mais j’aurais suivi un parcours respectable selon les critères de la société. Puis, il y a d’autres moments où je prends vraiment conscience de mes choix académiques et que je réalise que tout était censé arriver de cette manière. D’une façon qui peut sembler être une perte de temps pour plusieurs, mais qui m’a permis d’être qui je suis aujourd’hui.

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Comme la majorité de nous, à 12 ans j’ai dû choisir mon école secondaire. Déjà, à ce moment, je cherchais un chemin moins commun. Je cherchais un parcours qui me permettrait d’ouvrir mes horizons et d’apprendre d’une façon un peu plus pratique que théorique, disons. L’école Internationale allait m’offrir la chance de réaliser un voyage par année en plus de baser ses cours sur différents projets originaux de création. Ce n’était pas parfait, loin de là, mais je venais de faire mon premier choix « d’adulte » tout en forgeant mon éducation pour le futur.

Lorsqu’est venu le temps de faire un choix de CÉGEP, je n’avais pas la moindre idée du domaine d’étude qui m’intéressait. Une seule chose était certaine, j’allais étudier en anglais. Les professeurs et les orienteurs m’en décourageaient et insistaient que j’allais le regretter et que mes notes allaient être nulles puisque je n’étais absolument pas anglophone. Mais j’ai décidé de suivre mon instinct quand même. J’étais tellement convaincue de ma décision que j’ai fait une seule application. L’année suivante, je me retrouvais dans un CÉGEP anglais. L’immersion était totale et l’expérience des plus agréable. J’avais commencé mes cours dans un domaine très général que je n’aimais pas particulièrement. Cependant, la session suivante, j’ai décidé de me spécialiser en photographie. J’ai donc fini mon DEC avec un beau bagage en photo, et un nouvel intérêt pour le monde artistique.

J’ai poursuivi mon parcours universitaire en criminologie (vraiment aucun lien avec mon DEC en photo) pour tout lâcher 2 semaines plus tard. Moi qui pensais réellement devenir criminologue, j’ai réalisé que je n’avais absolument aucun intérêt pour ce domaine. Rendue là, j’étais perdue, confuse et plus rien ne m’allumait. J’ai donc pris l’année « off » pour travailler, ce qui m’a permis de réaliser mon premier voyage en sac à dos. C’est ce qui m’a convaincue que je ne voulais pas d’un emploi conventionnel ni rien de routinier. Je savais que j’avais besoin d’un milieu plus créatif.

J’ai ensuite appliqué dans une technique en multimédia pour tout abandonner un an plus tard. Au grand désarroi de mes parents, j’ai même essayé l’école à distance en me choisissant des cours variés pour m’aider à trouver mes intérêts. Deux ans plus tard, j’ai finalement entamé un BAC en communication et médias numériques ; un domaine assez général pour me laisser l’opportunité d’expérimenter, mais tout de même baliser pour accrocher mon intérêt pendant trois ans.

quotesCrédit photo: Weheartit

C’est donc en prenant du recul sur ma vie que je réalise que tous ces choix et ses « échecs » étaient meant to be dans ma vie. Que sans eux, j’aurais probablement eu un emploi stable que je déteste. Que sans eux, je n’aurais pas eu le temps de voyager. Que sans eux, je n’aurais pas développé autant de connaissances dans différentes sphères comme c’est le cas aujourd’hui. Il y a des moments où, je l’admets, j’aimerais avoir tout terminé pour mettre de coter une fois pour toutes ma vie d’étudiante. Mais sans toutes ces étapes, il m’aurait manqué quelque chose. Une partie de moi que je n’aurais surement pas découvert ou que j’aurais seulement rencontrée beaucoup plus tard dans ma vie d’adulte. Je me serais sentie infiniment moins accomplie.

Aujourd’hui, j’ai 24 ans et je ne sais toujours pas quoi répondre quand les gens me demandent ce que je veux faire dans la vie. Par contre, j’ai choisi d’accumuler les projets qui me passionnent et les nouveaux défis pour être certaine d’être en mouvement constant. Le pire n’est pas de ne pas savoir, mais de ne pas essayer. C’est en essayant un maximum de choses qu’on apprend vraiment à se connaître et à savoir ce qu’on veut et ce qu’on ne veut pas dans notre vie. Rien ne devrait être synonyme d’échec, au contraire! Il faut prendre des risques, essayer et ne jamais abandonner. Je pense vraiment qu’au fond, c’est ça le début du succès!

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