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Dans la tête de celle qui quitte

Par Collaboration spontanée – le dans Amour, Psycho
Il y a déjà quelque temps, j’ai pris la décision de mettre fin à une relation de très longue date, près de 9 ans de ma vie. Je vous ai d’ailleurs raconté ici comment mon retour au célibat avait été un coup dur en ce qui a trait à la compréhension du monde du dating d’aujourd’hui.

Si vous m’aviez demandé au début de cette relation, jamais je n’aurais cru que j’aurais pu être celle qui y aurait mis fin. J’ai longtemps eu peur de ne pas être suffisante, pas assez belle, pas assez intelligente, pas assez… et qu’il allait me laisser pour une autre bien meilleure que moi. Jusqu’au jour où j’ai eu la mauvaise surprise de penser que ce serait peut-être moi qui aurait envie de partir. À ce moment-là, j’ai su que j’avais un problème puisque techniquement, dans un couple équilibré, il n’y a pas de «ce sera moi ou ce sera lui». La confiance permet de ne pas laisser ce genre de pensées s’immiscer dans ta tête ou dans ton cœur.

Mon couple avait pris naissance l’année de mes 18 ans, une année charnière où notre développement en tant qu’être humain débute officiellement, où les responsabilités tombent du ciel. Une portion de la vie où tu apprends plus que jamais à connaitre ce que tu veux et ce que tu ne veux pas, ce que tu peux accepter ou non… Nous avions eu notre premier appartement ensemble, j’ai traversé presque tout mon parcours universitaire en sa compagnie, sa famille était rendue la mienne, nous avions un chien, nous parlions de mariage, de maison, d’enfants.. Et malgré tout, je pensais à quitter cette relation qui m’offrait un si beau plan d’avenir sur papier, mais pas dans mon cœur.

J’étais de celles qui croyaient que les couples de nos jours ne travaillent pas suffisamment fort pour rester ensemble. Les gens de l’extérieur nous trouvaient si exceptionnels de continuer à franchir les années. Les gens enviaient notre bonheur… mais si seulement ils savaient. Travailler pour son couple, c’est beaucoup de compromis. C’est se mettre souvent de côté pour l’autre. Piler sur son orgueil. Fermer les yeux à plusieurs reprises afin de perpétuer dans le temps une relation dans laquelle on croit. « Dans laquelle on croit », c’est précisément ce qui donne un sens à tous ces compromis.

Par contre, il vient parfois un moment où l’amour ne suffit plus. Où fermer les yeux prend beaucoup trop d’énergie. Je regardais la personne que j’étais devenue avec le temps et la réalité m’a frappée de plein fouet! Je réalisais que dans mon couple, j’étais encore la même fille qu’à 18 ans. J’étais incapable d’être autre chose. Cependant, dans ma vie professionnelle, dans mon cercle d’amis, j’avais pris confiance, j’avais de la drive, je m’affirmais, mais dans mon couple, je m’éteignais… je m’effaçais… je ne prenais pas ma place. En fait, je la lui laissais, entièrement.

Et vient le moment où l’envie de réconcilier les deux devient urgente. Où le besoin d’être soi-même dans toutes les facettes de la vie devient vital et où tu ressens l’impossibilité de le faire dans le couple que tu as devant toi! J’ai donc dû en venir à l’évidence que mes idéaux ne pouvaient pas être toujours atteints. Celui du couple qui traverse toutes les marées et qui en ressort plus fort et plus unis. Cet idéal ne sert à rien si je n’arrivais pas à être moi-même, heureuse et épanouie. Alors j’ai mis fin à tout ça. Pour moi, c’était un échec. C’était abdiquer… abandonner. En plus, c’était de choisir de se mettre au premier plan, chose qui n’est pas toujours évident lorsque tu es habituée de faire passer tous les autres avant toi, mais c’était rendu inévitable.

Aujourd’hui, j’ai pour mission d’être moi-même 100% du temps. De toujours être honnête face à mes opinions, à mes envies, à mes sentiments. Je me donne le devoir de mieux communiquer. Je me donne le devoir de ne pas accepter ce que j’aurais accepté auparavant, de ne pas me taire quand je n’aurais rien dit. Je veux une relation saine et naturelle et je ne dois pas accepter moins. Ces obligations, je me les impose à cause d’un principe: j’ai brisé quelqu’un littéralement.

Avoir autant de pouvoir sur quelqu’un, être témoin de cette douleur, l’avoir créée, c’est quelque chose qui m’aura probablement marquée à jamais. Au passage, je me suis brisée, je me sentais coupable, je me suis remise en question, j’ai tout repassé en boucle. « Mais si » étaient probablement rendus les deux mots les plus répandus dans mes pensées.

Mais au fil du temps, il faut passer à autre chose puisqu’il faut que cela ait servi à quelque chose. Tout ce chaos, toute cette douleur ne doit pas avoir été faite en vain. C’est ça le principe: quitter une relation pour trouver ce qui manque à notre épanouissement et ainsi pouvoir être heureux. Ne pas accepter moins, ne pas accepter le «comme avant», apprendre de cela, évoluer et avancer. Voilà ma mission maintenant!

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