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La relation la plus longue que j’ai eue, c’était avec mon «sex friend»

Par Collaboration spontanée – le dans Amour
«À notre deuxième date, Charles m’a fait à souper, lui que je n’avais jamais vu manger autre chose que des Jos Louis à toute heure du jour [...] Nous avons continué à nous voir ainsi durant 2 ans. On prenait le temps d’échanger des frenchs, mais aussi de longues discussions.»

Je suis célibataire depuis quelques années déjà et j’ai aucun problème avec ça. J’ai appris à dealer avec ma solitude et à me sentir bien avec le fait d’arriver sans +1 aux mariages de mes amies, aux partys et soupers de Noël. Évidemment, je suis pas faite en bois (sorry mom). Des dates, j’en ai eu. Des fréquentations, j’en ai aussi eu. Des fois, c’était le fun, et d’autres fois ça devenait une simple anecdote que je racontais à mes amies entre 2 shots. Reste que la relation la plus longue que j’ai eue, je crois que ça été avec mon «sex friend».

On s’était rencontrés à l’université. Mon chum venait tout juste de me laisser. J’ai tout de suite été attirée par lui. Il m’a invitée dans son appart rue Crémazie, a parti un film poche (of course), puis on a couché ensemble. Je me souviens que c’était pas le sexe de ma vie. Mon collègue qui note tout aurait dit: un 3/10 passable. Je lui ai quand même laissé un petit mot, près de son lit, avec mon rouge à lèvres avant de partir. Je trouvais que ça faisait femme fatale hawt. Faut croire que y’a autant tripé sur mon move que moi sur notre «nuit d’amour».

On s’est jamais revu durant nos études universitaires bien qu’on se croisait souvent pendant les partys. C’était juste un one night pour lui. C’est souvent le cas. On croise un gars, on texte ses amies à coups de gros CAPS LOCK et d’émojis laids «C’est l’homme de ma vie!» pour se rendre compte que c’est juste une date et un one nightWell

Cellulaire
BENCE BOROS | Unsplash

Tout cas, je sais pas pourquoi, probablement mon optimisme légendaire (tousse, tousse), j’ai décidé d’aller prendre un verre quelques années plus tard avec lui. Je m’étais changée 28 fois avant d’y aller, je m’étais beaucoup trop parfumée et j’étais arrivée 10 minutes à l’avance. Je déteste arriver à l’avance dans les bars, c’est tout le temps awkward avec le serveur. J’étais ultra sur la défensive, sûrement à cause de la nervosité. Mettons que cette fois-ci, notre date (si c’en était une), se rapprochait plus du 0 que du 3. Charles* et moi nous sommes toutefois revus un an plus tard. Jamais deux sans trois qu’on dit, hein!

C’était au Rouge Gorge. Je n’étais plus sur la défensive. Mon débit d’alcool était beaucoup trop haut pour ça. Ce soir-là, on a juste dormi en spoon. C’était le fun et facile. C’est probablement pour cette raison-là que j’ai décidé de le revoir.

À notre deuxième date, Charles m’a fait à souper, lui que je n’avais jamais vu manger autre chose que des Jos Louis à toute heure du jour. Il m’a ensuite dirigé vers son lit pour me faire l’amour. Puis une autre fois. Et encore une autre fois. C’est comme si notre première fois n’avait jamais existé. Le lendemain matin, je suis partie après avoir bu un café. Cette fois-ci, je lui ai pas laissé de note sur un bout de papier avec mon rouge à lèvres. Mettons que je le payais un peu plus cher qu’à l’époque de mes études à l’UQÀM.

Nous avons continué à nous voir ainsi durant 2 ans. On prenait le temps d’échanger des frenchs, mais aussi de longues discussions. Charles n’était pas mon chum, je connaissais toutefois ses issues et lui, les miennes.

Lit
DANNY G | Unsplash

Parfois, l’un de nous rencontrait une personne intéressante. On ne se voyait plus alors durant quelques semaines, puis on revenait l’un vers l’autre, c’était inévitable. Je ne l’aimais pas, j’y étais cependant très attachée. Il était important dans ma vie (en même temps, le café aussi est important dans ma vie #sorrynotsorry).

 

J’ai décidé de tourner la page avec cette histoire quand j’ai appris que Charles avait des dates avant de me voir… genre deux heures avant que j’arrive chez lui. Je sais pas toi, mais moi, savoir qu’une autre langue a fait un traitement de canal à mon sex friend ou ma fréquentation juste un peu avant moi, ça me turn-off. J’ai choisi de me respecter là-dedans et de passer à autre chose. Je me dis qu’au moins, y me reste encore le café!

* Nom fictif


Crédit photo couverture: rawpixel.com | Pexels

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