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Ces stéréotypes qui ont duré assez longtemps

Par Eve Bilodeau – le dans Opinion, Société
Tu as probablement déjà entendu un de ces stéréotypes dégradants. Dans un souper de famille ou encore même sur les réseaux sociaux. Ce genre de blague sur les blondes, les rousses, les plus minces, les plus grosses, les femmes en général. C'est quelques mots qui une fois alignés favorise les uns aux autres. La plupart ont transcendé les époques et ont survécu au fait qu'après tout «c'est juste pour rire». Je crois qu'il est sincèrement le temps de comprendre la répercussion de nos paroles.

À quand le respect? À quand le jour où ce ne sera plus qu’une simple illusion. Tu te dois de faire valoir tes droits, d’appuyer haut et fort que tu mérites le respect, parce qu’être une femme n’est pas moindre. La place des femmes est dans la résistance comme on dit. Tu te demandes probablement encore aujourd’hui, pourquoi les jeunes filles ont tant de mal à se former un brin d’estime, à s’aimer pour ce qu’elles sont et à dégager du bonheur. Comme la plupart des gens, tu t’es peut-être seulement appuyée sur le fait qu’aujourd’hui avec toute la technologie, c’est si facile de se comparer. En tant que femme, tu t’es surement même déjà fait croire que c’était normal. Erreur. Je ne suis pas là pour juger, moi aussi j’ai déjà répondu à ses stéréotypes avec un petit sourire en coin. Aujourd’hui ça me frappe, je me retrouve dépourvue de ce petit brin d’innocence, le mal qu’on fait je le vois et je ne peux qu’en être dégoûtée.

À toi qui souffres des conséquences

Tu traverses les années, tu chevauches les dictons et tu te fais probablement ignorer. Vivre et laisser vivre, c’est important. Tu te supplies inlassablement d’être plus ou d’être moins, une soif incontrôlable d’avoir une certaine emprise sur la personne que tu es. Peut-être qu’une simple phrase a marqué ton esprit et ton subconscient. Sans t’en rendre compte, tu finis toi aussi par les utiliser ses stéréotypes. À juger, inconsciemment tout ce qui croise ton chemin.

Nous faisons parties d’une société catégorisante qui nous classe par ordre alphabétique autant que par ordre stéréotypé. Ce n’est pas parce que tu es une femme que ta place se retrouve entre deux casseroles. Ce n’est pas parce que tu es blonde que ton intelligence en dépend, que tu as des enfants que ta place est à la maison, que tu n’est pas plus forte ou résiliente face aux grandes épreuves de la vie.

À bien y penser, peut-être que si c’est encore d’actualité, ce n’est pas parce qu’il n’y a pas eu d’évolution. Au contraire, les dernières décennies furent parsemées d’amélioration et d’une remontée vers le respect. Mais le chemin n’est pas entièrement parcouru. Pense aux petites filles que tu élèves ou que tu élèveras dans les prochaines années. Pense à la confiance ou à l’estime qu’elles auront à se construire dans un monde où il est parfois délicat de s’aimer. Réfléchis à la moindre embûche qu’elles se devront de contourner et rappelle-toi de la petite fille que tu étais la première fois que tu as été persécutée par ces stéréotypes.

C’est peut-être mon petit côté féministe qui ressort, mais en repensant à la femme d’autrefois, j’ai un peu peur. À l’heure où je tente de composer ces quelques mots, la vie est tout autre. Je trouve triste et même ridicule de croiser de jeunes enfants de 7 ou 8 ans qui sont déjà atteints par des stéréotypes. Autant sur eux-mêmes que sur les autres qui les entourent. Tu mérites le respect et l’égalité. Tu mérites de te regarder et de t’accepter pour ta juste valeur, pas juste parce que tu corresponds à un futile stéréotype qui une fois de plus a réussi à se trouver une place dans ta vie.

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