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Toutes ces opportunités que j’ai manquées pour dire je t’aime

Par Charles L'Heureux – le dans Amour, Psycho

Toutes ces opportunités que j’ai manquées pour dire je t’aime

As-tu déjà eu ce sentiment de vide en toi qui t’empêchait d’avancer? Cette peur de dire une connerie monumentale. Ce geste non verbal de trop qui aurait pu déplaire. Cela fait déjà un bon moment que j’essaie très fort de montrer de l’affection. De ne pas être ce gars qui n’a pas d’émotions.

Au travers de mes jeunes années de vie, j’ai développé, même excellé dans l’introversion. Je suis devenu un être qui s’exprime par les mots d’un journal ou d’un blogue. La communication en personne n’est donc pas ma force première et encore moins démontrer mes émotions (heureusement que les emojis existent). 

Bref, allons straight to the point, je suis dans l’incapacité de dire: «je t’aime». C’est con, mais même une torture digne d’un film de James Bond ne saurait me faire cracher ces mots. Parfois, tout bas, j’y arrive, mais je m’assure que personne ne l’entend. So, pretty useless right?

Droite, gauche, avancer, reculer, wtf now?

Je suis confus dans mes sentiments, confus dans mes émotions et confus dans mes actions. Inutile de t’avouer que les dates ne couvrent pas mon calendrier hebdomadaire. Je passe le temps en travaillant sur mes projets, mais rarement sur mon talent d’extraverti. 

Dans mes précédents textes, t’as pu voir que la dépression me suit de près, que l’anxiété n’est jamais très loin et qu’un burn out peut rapidement venir me faire un home run dans la figure. C’est un état d’âme que je combats chaque jour, année après année et qui me suivra probablement pour le restant de ma vie. Pour remédier à ça, l’entrepreneuriat me tient occupé. Travailler sur des projets, écrire et trouver des solutions qui me tiennent à cœur me permettent de me changer les idées. 

Cependant, on fait rapidement face à un mur. Le mur de l’isolation, de l’individualité et du lone wolf. Ça fait que parler pour parler n’est pas vraiment quelque chose que j’apprécie. Le genre de small talk de météo qui ne sert qu’à passer le temps, ce n’est pas mon fort!

Je rêve d’une personne avec qui je pourrais regarder les étoiles, assis dans un truck, par terre, sur un toit ou littéralement dans un canot. Mais pour ça, il faut parfois dire «je t’aime». 

Dire «je t’aime», c’est comme un moustique dans ta tente en camping

Ça fait chier, tout simplement. C’est désagréable, tu n’arrives pas à t’en débarrasser et tu abandonnes pour essayer de dormir un peu. Dire «je t’aime», pour moi, est semblable à cette analogie douteuse. Lorsque je sens monter ces mots, il y a comme un blocage de la raison qui vient empêcher le tout de sortir.

Bien franchement, c’est de la peur tout simplement. J’ai déçu des personnes qui croyaient en mon potentiel. C’est vrai qu’il faut penser à soi avant, mais tu as un impact sur les autres que tu le veuilles ou non. En ce moment, j’aurais pu être en couple avec la merveilleuse fille de la ligne RTL 83 avec qui j’entreprenais des discussions magnifiques sur la vie. À qui j’aurais pu dire «on va prendre un verre?» 

Non, j’ai préféré étirer le temps, me dire que le moment n’était pas opportun et ne plus jamais la revoir. C’est ce genre de situations qui augmente l’angoisse et l’anxiété. Dire je t’aime dans ces moments-là, c’est exactement comme si Normand Brathwaite arrivait de nulle part en criant: «C’est chaud, c’est chaud, c’est chaud.» Premièrement, c’est vraiment troublant, et deuxièmement ça te casse une ambiance.

Ça ruine des opportunités, ta vie personnelle et professionnelle

Cette peur de te planter, de dire quelque chose de trop ou de ne pas être à la hauteur affecte toutes les sphères de ta vie. Je crois que c’est quelque chose qui se travaille et requiert des efforts constants pour essayer de s’en sortir. Nous avons tous nos démons respectifs. Moi, c’est avoir peur qu’on détruise (encore) mes sentiments. Pour une autre, c’est simplement de saluer un inconnu. Enfin, pour toi, c’est peut-être de ne pas savoir dire non. L’humain est semblable en apparence, mais fort différent dans l’âme. 

Mon objectif avec cet article n’est pas de m’apitoyer sur mon sort et de raconter mes problèmes aux 21 000 personnes qui lisent ce blogue. En fait, je veux te dire que tu n’es pas seul à lutter avec cette peur. Qu’il y a des gens comme moi qui aimeraient dire leurs sentiments, mais pour qui ça semble simplement impossible. 

Un jour, on va bien trouver le moyen de se dire, «je t’aime». 

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